#42 - Mai 2021

Soumis par Alain-Herve Le Gall le sam 01/05/2021 - 17:00

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cycl'OBS / #42 / Mai 2021


L'infol
ettre mensuelle de l'OSUR

L'essentiel de l'actu scientifique, pédagogique, technique, culturelle de l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Rennes, en un clin d'oeil

> Composante de l’université de Rennes 1 (école interne), l'OSUR assure une mission de formation dans le domaine des sciences de la Terre, de l’écologie et de l’environnement
> Structure fédérative de recherche, l'OSUR pilote les recherches en environnement en associant les principaux laboratoires de cette thématique au sein du pôle scientifique rennais (CNRS, INRAE, Universités de Rennes 1 et 2, Agrocampus Ouest, BRGM)
> Observatoire des Sciences de l’Univers du CNRS, l'OSUR assure des missions spécifiques d’observation des systèmes planétaires et environnementaux sur le long terme
>>> Les "dynamiques des paysages" sont un thème fédérateur dans les activités scientifiques de l'OSUR

 A la Une

Sciences de l'environnement et nouvelles technologies

Focus sur télédétection / instrumentation de terrain / capteurs

L’urgence écologique appelle les scientifiques à un effort substantiel vers l’interdisciplinarité entre sciences de la Terre, de l’environnement, technologiques et numériques, afin d’élaborer des solutions et techniques innovantes pertinentes dans l’analyse du fonctionnement des systèmes environnementaux. L'utilisation des "nouvelles technologies" pour l'observation de l'environnement se généralise donc : l'OSUR s'y investit résolument.
L'actualité de l'observatoire en donne un très bon aperçu : c'est le fil conducteur de ce numéro #42 de cycl'OBS. On y parle de télédétection (satellite, drone, LIDAR), d'instrumentation de terrain (monitoring, capteurs "intelligents") avec :
* le projet CARTOVEGE pour cartographier par télédétection la végétation de Crozet et Kerguelen
* le projet BOSCO Bretagne pour estimer la teneur en eau sur le territoire breton
* le projet SMARTOBS qui va transformer le campus de Beaulieu en un espace expérimental in situ alliant nouvelles technologies et sciences de l’environnement
* la flotte de drones de la plateforme D2T (Drone, Terrain, Télédétection) qui s'étoffe
* la présentation de l'expédition du “Breizh Glace”, une expé Rennes-Pôle Nord, avec son volet scientifique et pédagogique original
* Rennes, vers une ville climato-intelligente : la ville intelligente (Smart City) au service du suivi des îlots de chaleur urbain
* un point sur les Ateliers nationaux 2021 "Instrumentation pour le suivi environnemental" et notamment "Observation de la terre, télédétection" dans lequel l'OSUR et l'IETR s'impliquent
Enfin, n'oublions pas notre projet CPER GLAZ 2021-2027, précisément axé sur l'environnement continental et littoral en Bretagne, avec pour objectif de construire une infrastructure - y compris technologique - de recherche pour anticiper et accompagner les transitions socio-environnementales.

 A l'affiche

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CARTOVEGE pour cartographier par télédétection
la végétation de Crozet et Kerguelen

Un projet financé dans le cadre du Space Climate Observatory (CNES) :
le projet CARTOVEGE piloté par David Renault (Université de Rennes 1, ECOBIO, IUF) propose de développer un outil d’aide à la décision pour la conservation de la flore et la préservation des habitats sur les archipels de Crozet et Kerguelen, en combinant la cartographie de la végétation et la modélisation prédictive des changements pouvant l’affecter via des données satellitaires et de terrain.

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BOSCO Bretagne pour estimer
la teneur en eau sur le territoire breton

Un projet financé dans le cadre du Space Climate Observatory (CNES) :
Le projet BOSCO piloté par Laurent Longuevergne (CNRS, Géosciences Rennes) propose de co-construire un service d’estimation de teneur en eau sur le territoire breton à très haute résolution spatiale et temporelle, pertinente pour la gestion agricole et des ressources en eau. Ce service intègre des outils diagnostique et des produits dérivés (teneur en eau sur l’épaisseur racinaire, estimation de la recharge) pour l’appui aux politiques publiques.

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La flotte de drones de la plateforme D2T s'étoffe
 

Plus sophistiqués, les drones et leurs nouvelles caméras analysent de mieux en mieux la végétation. La plateforme D2T (Drone, Terrain, Télédétection) coordonné par Thomas Houet (CNRS,LETG-Rennes 1) a bénéficié à l’automne 2020 d’un soutien financier de l’OSUR pour participer à l’acquisition d’un nouveau drone (eBee X © Sensefly). Cette évolution matérielle a permis d’anticiper l’évolution de la réglementation française quant à l’usage des drones, conformément aux futures dispositions européennes.

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 Avec SMARTOBS, le campus de Beaulieu devient
un espace expérimental in situ alliant
nouvelles technologies et sciences de l’environnement

La renaturation du campus de Beaulieu est une opportunité pour le suivi environnemental. Le projet SMARTOBS associe des chercheurs thématiques (biodiversité, hydrogéologie) de l'OSUR, avec des chercheurs technologiques (informatique des systèmes, architectures matérielles) de l'IRISA. SMARTOBS a été financé dans le cadre des Défis Interpôles de l’université de Rennes 1. Il est une déclinaison locale du projet national PIA3 EQUIPEX+ « TERRA FORMA, concevoir et tester l’observatoire intelligent des territoires à l’heure de l’Anthropocène », porté par Laurent Longuevergne (CNRS, Géosciences Rennes) et qui débutera fin 2021.

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Rennes : vers une ville climato-intelligente
L’IoT  - l'Internet des objets - au service du suivi
des îlots de chaleur urbain 

Valorisation : partenariats avec les entreprises.
La ville intelligente (Smart City) doit faire face à différents enjeux : optimisation de la consommation des ressources (eau, énergie), accès à l’information pour ses usagers (transport, parking…), bien-être au quotidien (environnement, aménagement du territoire, sécurité) et anticipation des changements (climatiques, mode de vie et de travail…). L’observation du climat urbain est devenue ainsi essentielle et a connu un essor considérable au cours des dernières décennies. La croissance rapide des villes, en termes de population, a entraîné une augmentation des activités urbaines et la création d’îlots de chaleur (ICU).
 En 2020, une nouvelle étape a été franchie à Rennes grâce au partenariat établi entre le LETG-Rennes, Rennes Métropole et les Sociétés Wi6Labs et Alkante en déployant un réseau de capteurs en temps réel s’appuyant sur la technologie LoRaWan. Ce projet a été cofinancé par la Zone Atelier Armorique de l'OSUR, la ville de Rennes et Rennes Métropole.
(Wi6Labs, 20/04/21)

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 Etudier la présence de contaminants
dans les sols urbains
pour engager une solution de remédiation douce

Valorisation : partenariats avec les entreprises.
Territoire & Développement et Folk Paysages poursuivent la collaboration engagée il y a un an avec Géosciences Rennes (Mathieu Pédrot) et ECOBIO (Francisco Cabello-Hurtado) afin d'étudier la présence de contaminants dans les sols urbains de la métropole rennaise. Loïc Perret, Stagiaire de Master 2 Sciences de l'Eau de l'OSUR va ainsi travailler à déterminer la biodisponibilité environnementale de contaminants inorganiques (Cu, Zn et Pb) sur un site contaminé dans la zone du quartier de la Courrouze, afin d'évaluer l'opportunité d'engager une solution de remédiation douce.

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Le “Breizh Glace” est sur le départ :
l'expédition Rennes-Pôle Nord est aussi un défi scientifique

Le 24 avril 2021, l'explorateur Vincent Grison a quitter Rennes avec le “Breizh Glace”, son bateau de 75 kilos, pour atteindre le Pôle Nord, sans aide motorisée. Des chercheurs du laboratoire LETG-Rennes et des étudiantes de l’Université Rennes 2 du master TELENVI l’aideront à se frayer un chemin à travers la banquise grâce à un traitement des images satellites permettant de caractériser les glaces : un beau projet humain, technique, pédagogique, scientifique !

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Dialogue entre disciplines
en sciences de l'environnement 

Le programme "Intelligence Environnementale" porté par l'OSUR et la MSHB dans le cadre d'UniR se poursuit et prend la forme d'un programme de séminaires pour les prochains mois : il porte sur le dialogue entre disciplines en sciences de l'environnement.. Le premier de ces séminaires a lieu le 10 mai en distanciel, avec deux invités : Bill Slee (James Hutton Institute ; Social, Economic and geographical sciences group, Aberdeen, Ecosse) et Robert Chenorkian (ex Directeur scientifique adjoint de l’INEE, responsable des Observatoires Hommes-Milieux).

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Des insectes et des fleurs,
la clé pour optimiser la production agricole ?

La biodiversité utile à l’homme dans les paysages agricoles est en danger. Une étude a été réalisée par Lucy Alford et Joan van Baaren (Université de Rennes 1, CNRS, ECOBIO) dans le cadre du projet européen FAB. Elle a pour objectif de comprendre comment favoriser cette biodiversité.

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PayZZage !
  

PayZZage est un de puzzle paysager développé par le centre INRAE de Bretagne-Normandie, au service de l’agriculture, de la biodiversité et du paysage. Son but est de réfléchir au rôle des agriculteurs dans la construction d’un paysage qui favorise la biodiversité et la présence d’auxiliaires de cultures, tout en réduisant la présence d’adventices. Il s’appuie sur les travaux de recherches de l’UMR BAGAP (Gilles Martel, Audrey Alignier, Estelle Meslin).
(Pollen, 18/02/21)

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Les premiers bûcherons d'Armorique
 

Lucie Bénéteaud, doctorante au labo CReAAH à l'université Rennes 1, a été retenue pour la série Past and Curious, la série d'animation documentaire qui donne la parole aux jeunes chercheurs et chercheuses en archéologie. Elle travaille sur les "Sociétés Préhistoriques en réseau : acquisition, production, usage et diffusion des #haches néolithiques sur le Massif armoricain" sous la direction de Grégor Marchand et Guirec Querré (CNRS, Min Culture, CReAAH).

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G20, changement climatique
et impact sur le patrimoine culturel

Les projets ALeRT et ALOA invités au G20 : dans le cadre du congrès du G20 "CULTURE MINISTERIAL Webinar” (09-13/04/2021, Marie-Yvane Daire et Elías López-Romero (CNRS, CReAAH et Université Complutense Madrid) ont été invités à présenter une communication dans le cadre de la priorité 2 « Addressing the climate crisis through culture - Preserving Cultural Heritage, Supporting the Green Transition » et de la session IV « Advanced technologies for the preservation of cultural heritage. Social and economic benefits”, communication orale invitée. Ils ont présenté une communication intitulée : ‘ALeRT Mobile’ managing coastal archaeological heritage".

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Mieux anticiper les crues-éclair méditerranéennes
et leurs impacts 

En France comme dans les autres pays méditerranéens, les crues éclair causent régulièrement de lourds dégâts humains et matériels.
Des travaux conduits dans la cadre du projet ANR PICS et du programme HyMeX - dans lesquels est impliqué Dimitri Lague (CNRS, Géosciences Rennes) - étudient la mise en œuvre de chaînes de prévision innovantes, basées sur les dernières avancées scientifiques. Capables d’identifier les phénomènes pluvieux et d’anticiper de 3 à 6 heures les risques de crues associés, ces nouvelles approches pourraient également permettre de disposer d’une estimation des zones inondées et des impacts possibles sur les territoires.
(CNRS INSU, 19/04/21) 

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« Avec le changement climatique, la probabilité d’être confronté à du gel est plus importante »

Alors que la France vient de traverser une période de gel inédite mettant à mal toutes les cultures, Hervé Quénol (CNRS, LETG-Rennes), explique pourquoi le froid extrême devient un problème brûlant dans les vignobles...
(Libération, 09/04/21)

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Quand les rivières reprennent leur cours
 Notes sur l’effacement de barrages et de seuils, sur la Sélune et ailleurs

Le projet d'effacement de barrages mené sur le fleuve Sélune en Normandie est exceptionnel par l’importance des ouvrages démantelés, l’ambition du programme scientifique engagé pour quinze ans, et les controverses qu’il a suscité. En s'appuyant sur cette expérience sans précédent, un ouvrage - co-écrit notamment par Jean Marc Roussel et Stéphane Fraisse (INRAE, ESE) - contribue à diffuser la connaissance sur l’effacement des barrages, les réponses des cours d’eau et de la biodiversité, et les conditions de réussite de ces opérations qui transforment profondément les territoires.
(Office Français de la Biodiversité, 02/21)

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SEGAE :
SErious Game in AgroEcology

Un des principaux défis de l’agriculture européenne est de produire une alimentation de qualité en quantité suffisante tout en réduisant ses impacts sur l’environnement. L’agroécologie apparaît comme une des solutions prometteuses pour atteindre ces objectifs. Cependant son enseignement nécessite des outils adaptés pour faciliter l’approche systémique, la multidisciplinarité et la gestion des transitions en agriculture.
Pour répondre à cet objectif, 6 partenaires se sont unis pour développer le serious game SEGAE : SErious Game in AgroEcology, autour de Olivier Godinot (l'institut agro Agrocampus Ouest, SAS). Le modèle scientifique qui se cache derrière le serious game fait l'objet d'une publication dans la revue Agricultural Systems.
(Elsevier, 04/21)

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 Les publications décodées

La vie sexuelle d'une espèce à reproduction asexuée.
L’exemple de la jussie, une plante aquatique invasive 

Les plantes présentent deux modes de reproduction, la reproduction asexuée (encore appelée végétative ou clonale) et la reproduction sexuée qui aboutit à la formation de fruits et de graines. La nouaison – i.e. phase initiale de la formation du fruit - et la formation de graines dépendent des conditions environnementales et des systèmes de reproduction. Ce sont des composantes importantes du succès de la reproduction sexuée chez les plantes. Ils contrôlent également le succès écologique et l'adaptation des plantes invasives dans leurs écosystèmes non indigènes. Les chercheurs des UMR ESE et IGEPP (l’Institut agro Agrocampus Ouest / INRAE / Université de Rennes 1), autour notamment des travaux de Luis O. Portillo Lemus et Dominique Barloy, ont étudié les facteurs responsables de la fructification et la formation des graines dans les populations invasives de la plante aquatique Ludwigia grandiflora subsp. hexapetala, communément appelée Jussie. L'article est publié dans Plant-Environment Interactions en mars 2021

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La structure passée d’un paysage peut influencer
les assemblages actuels des plantes et des oiseaux

La structure du paysage est un facteur majeur structurant la biodiversité dans les paysages agricoles. Cependant, la réponse de la biodiversité aux changements de paysage n’est pas forcément immédiate et peut être retardée. Cette étude publiée en mars 2021 dans Scientific Reports par Lucie Lecoq (doctorante Université de Rennes 1, ECOBIO), Aude Ernoult et Cendrine Mony (Université de Rennes 1, ECOBIO), démontre l'effet de la structure actuelle et passée du paysage sur les assemblages fonctionnels actuels de plantes et d'oiseaux.

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Comment la matière organique naturelle peut stabiliser
les nanoplastiques issus de fragments de polystyrène

Alice Pradel, Séléna Ferreres, Maud Gautier et Julien Gigault (Université de Rennes 1, CNRS, Géosciences Rennes) et leurs collègues Cloé Veclin, Hind El Hadri, Bruno Grassl (Institut des sciences analytiques et de physicochimie pour l’environnement et les matériaux, CNRS/Université de Pau et Pays Adour) publient en mars 2021 dans ACS EST Water un article sur les mécanismes de stabilisation de nanoplastiques issus de fragments de polystyrène par la matière organique naturelle.

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 La science parle-t-elle seulement en anglais ?
 

Les langues non anglaises enrichissent les données scientifiques. Par exemple, lorsque les chercheurs estiment les coûts économiques des espèces exotiques envahissantes, inclure 10 langues différentes ajoute plus de 200 milliards de dollars par rapport aux données en anglais. L'étude est publiée en mars 2021 dans STOTEN Science of the Total Environment, pilotée par Elena Angulo et Franck Courchamp (Université Paris-Saclay, CNRS, AgroParisTech), et dans laquelle on retrouve également David Renault (Université de Rennes 1, ECOBIO, IUF).

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 La notion de caricature dans l’Antiquité
 

Cet ouvrage - publié en avril 2021 aux PUR sous la direction d'Anne Gangloff et Christophe Vendries (Université Rennes 2, CReAAH) et Valérie Huet (Université de Brest) - a pour ambition de partir à la recherche d’une possible caricature antique. Il confronte pour la première fois sur le sujet les points de vue de spécialistes des textes et des images. Il ouvre la discussion sur ses conditions d’existence, en essayant d’identifier des auteurs d’œuvres caricaturales, des domaines et des genres artistiques et littéraires plus particulièrement propres à la production de caricatures, en mettant en relief aussi des problèmes de sources ou de catégorisations.
(Presses Universitaires de Rennes, 04/21)

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 Dans notre environnement

Ateliers nationaux 2021 INSU INSIS
"Instrumentation pour le suivi environnemental" 

Si la réalité du changement climatique et de l'impact anthropique sur la planète Terre n'est plus à démontrer, nous avons toujours besoin de meilleurs outils pour mieux en appréhender les mécanismes et en mesurer les conséquences. Un changement de paradigme dans l’observation des milieux naturels est aujourd'hui nécessaire afin de relever les grands défis sociétaux du 21e siècle. L’INSIS et l’INSU ont donc décidé d’organiser sur l’année 2021, à l’échelle nationale, un cycle d'ateliers de travail ayant chacun un thème dédié, permettant d’émettre des recommandations pour des pistes de travail ultérieures.
L'OSUR et l'IETR s'associent pour animer les 07-08 juin un atelier sur "Observation de la terre, télédétection".

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L'impact écologique de la société numérique
 

Le collectif de scientifiques ÉPolAr (Écologie Politique en Armorique), dont Marion Lemoine-Schonne, CNRS, IODE), a organisé un webinaire le 26 mars 2021 sur l'impact écologique du développement des outils numériques.
(MSHB, 06/04/21)

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Grâce aux lichens, les scientifiques surveillent de près
la pollution et le changement climatique

Présents partout, les lichens captent les polluants et constituent un réservoir méconnu de molécules à potentiel médical. De Rennes à Fukushima au Japon, ces organismes vivants sont tout à la fois des sentinelles de la qualité de l’air et des révélateurs du changement climatique. Des recherches menées à Rennes notamment par Joël Boustie (Institut des sciences chimiques de Rennes)
(Ouest-France, 14/04/21)

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Découverte d’une des plus anciennes cartes d’Europe,
la dalle de Saint-Bélec (âge du Bronze)

Des chercheurs de l’Inrap, de l’université de Bournemouth, du CNRS et de l’université de Bretagne Occidentale (UBO) - dont le LETG-Brest - viennent de mettre en évidence la plus ancienne carte en relief en Europe, datant de l’âge du Bronze ancien (2150-1600 avant notre ère). Cette recherche porte sur la dalle gravée de Saint-Bélec (Leuhan, Finistère)
(CNRS, 06/04/21)

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Les sols et sous-sols, notre assurance-vie !
 

Pourquoi la vie sous terre est-elle notre assurance vie ?
Face aux contaminations diffuses des sols, le programme de recherche "Pollusols" s'attaque à la racine du mal.
Avec Thierry Lebeau (Université de Nantes, OSUNA), spécialisé en microbiologie de l’environnement et dépollution des sols, et coordinateur scientifique de POLLUSOLS, Cécile Le Guern, Ingénieure-chercheure au BRGM, spécialisée en géosciences de l’environnement
(France Culture, "De cause à effets : le magazine de l'environnement", 13/04/21) 

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Dans le Cher, la tourbière de la Guette laisse s’échapper du carbone accumulé depuis des milliers d’années 

Des scientifiques étudient, dans le cadre d’un projet européen, des techniques de restauration des tourbières, ces zones humides qui libèrent du dioxyde de carbone en se dégradant. Le site français, autrefois piège à CO2 , n’est pas un cas isolé.
Avec l'éclairage de Sébastien Gogo, co-responsable du Service National d'Observation Tourbières du CNRS dont 1 des 4 sites étudiés se trouve en Bretagne, porté par l'OSUR : le site de Landemarais (35) intégré à la ZA Armorique.
(Le Monde, 13/04/21)

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 Ecolowgie, 7 vidéos pour changer nos habitudes
 

C'est quoi le low-tech ? Comment le faire entrer dans notre quotidien ?
Le blogueur-chroniqueur Evan de Bretagne part à la rencontre de l’équipe du Low-Tech Lab pour une série de vidéos, inspirantes et concrètes, initiée par la Région Bretagne. En lien avec la Breizh COP, la web-série Ecolowgie s’inscrit dans la campagne « Zéro Déchet » qui sensibilise aux écogestes. Diffusé à partir du 12 avril sur les sites et les réseaux sociaux de la Région Bretagne, du Low-Tech Lab et d’Evan de Bretagne, chaque épisode s’attache à faire entrer la low-tech dans notre quotidien et, ainsi, réduire notre impact sur l’environnement.
(Low-Tech Lab, 02/04/21)

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Architecture, design urbain et protection de la nature
 

A Rennes, 2 nouveaux nichoirs à oiseaux ont été conçus par des architectes de renom : Dominique Perrault à la Courrouze et Julien de Smedt aux Gayeulles. Incroyable projet Muz-Yer, qui mêle architecture, design urbain et protection de la nature !
Muz Yer — en breton : « Maison à oiseaux » ou « cage à poules » — est une exposition permanente de nichoirs conçus par des architectes français et internationaux dans l’espace public, à Rennes. En 2021, 8 nichoirs, constructions pérennes, seront installés en partenariat avec la Ville de Rennes sur un axe de 8 km, traversant la ville du Nord-Est au Sud-Ouest...
(Fonds de dotation MG, 26/04/21)

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 Dans le champ des idées

 1 288 milliards de dollars : chiffrer les dégâts causés par les invasions biologiques pour enfin agir

Elles ont plus d’impacts que le changement climatique, sont plus omniprésentes que la déforestation ou la destruction des coraux, font plus de dégâts sur la biodiversité que la pollution – plastique ou au glyphosate – et pourtant, vous ne les connaissez probablement pas. Elles se répandent silencieusement dans le monde entier, vivent sous votre nez sans même s’inquiéter d’être découvertes. Les décideurs les laissent progressivement s’imposer, la plupart du temps aussi inconscients de leur présence et de leur impact que l’est le grand public… Non, ce n’est pas une énième conspiration ! Elles sont bien réelles, avec des coûts économiques de plus en plus exhorbitants : ce sont les invasions biologiques. Avec Camille Bernery (Université Paris-Saclay), Boris Leroy (Muséum national d’histoire naturelle), Christophe Diagne (Université Paris-Saclay) et Franck Courchamp (CNRS, Université Paris-Saclay).
(The Conversation, 31/03/21)

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L’écoféminisme, une évidence ?
 

Le terme "écoféminisme" est de plus en plus fréquent dans les médias quand on traite de politique environnementale, d'économie écologique… Mais que recouvre-t-il exactement ? "L’écoféminisme consiste à dire que l’exploitation de l’environnement par les humains et l’oppression des femmes par les hommes ont des racines communes et qu’il faudrait donc s’attaquer simultanément à ces deux problématiques" : le blog BonPote - partenaire de l'INSU - a interrogé Stacy Algrain, étudiante en politique environnementale à Sciences Po Paris, fondatrice du média engagé Penser L’après et de la newsletter biodiversité La Corneille.
(BonPote, 25/03/21)

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Rares, chers, essentiels : quelle actualité
pour les métaux en période de pandémie ?

Difficile de s’y retrouver entre les métaux rares qui le sont vraiment, les terres rares qui ne le sont pas toujours, et les métaux qui ont des rôles stratégiques et géopolitiques. On fait le point avec Justine Marty et Blandine Ageron (Université Grenoble Alpes)
(The Conversation, 07/04/21)

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La démographie : sujet tabou de l’écologie ?
 

Il ne se passe pas un jour sans que le mot “démographie” n’apparaisse dans les débats écologiques. Alors, sommes-nous vraiment trop nombreux ? Quelle est la limite soutenable ? Pouvons-nous continuer à faire des enfants les yeux fermés ? Pour y répondre, le blog BonPote - partenaire de l'INSU - a fait appel à Emmanuel Pont pour répondre aux principales questions qui fâchent autour de la démographie et du climat...
(BonPote, 10/20)

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Climat : « Le problème de la “prise de conscience”, c’est qu’elle est proclamée depuis trop longtemps pour encore servir »

Le succès de l’expression « prise de conscience » repose sur une fausse évidence : la crise environnementale serait due à un manque qu’il faudrait combler et non à un ordre économique à réformer, explique l’historien Jean-Baptiste Fressoz (CNRS) dans sa chronique au Monde.
(The Conversation, 28/04/21)

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Conserver, protéger et entretenir pour moins restaurer
les monuments et les sites
 

Pour Bruno Phalip (Université Clermont-Auvergne), le plus grand ennemi des monuments du patrimoine n’est pas le temps qui passe, mais plutôt l’action humaine - même la mieux intentionnée. Autant le mot de conservation est méconnu, autant celui de restauration est perçu comme une évidence positive pour le monument. Est-ce si sûr ? Une réflexion au carrefour de l'archéologie, l'art, la minéralogie, la biologie, l'économie, la sociologie...

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 A noter dans l'agenda 2021 (sous réserve de l'évolution de la situation en lien avec la COVID19)

 Au fil de l'eau~~~~~

L'agenda des séminaires, conférences, colloques, animations, soutenances de thèses etc. des laboratoires de l'OSUR

{ les archives }

+info

 Sciences Ouest et nous !

Sciences Ouest est la revue mensuelle d'information scientifique de l'Espace des Sciences de Rennes
A lire sur l'OSUR dans le dernier numéro :

Dossier du mois "Turbulences interstellaires", avec un tour d'horizon des thématiques de recherche en astrochimie/astrophysique de l'Institut de Physique de Rennes

De la steppe au désert, avec Guillaume Dupont-Nivet (CNRS, Géosciences Rennes, Universität Potsdam)

Les archives : SO et nous depuis 2012

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