Formation de haut niveau "Paysage" : 25 novembre 2014

AHLeGall, mardi 10 fvrier 2015 - 09:51:39

Thème de la journée : Biodiversité et flux dans les paysages
Lieu : salle de conférence de l'OSUR, université de Rennes 1, campus de Beaulieu, RDC du bâtiment 14B

Accueil à partir de 9:30 - Début de la formation à 10:00


Animatrice : Françoise Burel



La lutte contre la pollution diffuse azotée dans les bassins versants agricole requiert une approche basée sur les concepts de l’écologie du paysage. On peut citer notamment les relations entre structures de paysage et flux de matières et d’énergie, mais aussi entre organisation spatiale des éléments de paysages et transferts de polluants, ou bien encore entre dynamique des matrices paysagères et capacités de régulation des flux d’azote par les microorganismes des sols et sédiments. Après un rappel du cycle de l’azote dans les sols et sédiments, l’analyse des capacités biologiques de régulation des flux d’azote et de leurs contrôles sera abordée à différents niveaux d’organisation des paysages agricoles, depuis le microsite du sol ou sédiment jusqu’au système complexe que constitue le petit bassin versant de quelques kilomètres carrés.




Les paysages de nos régions sont hétérogènes et fragmentés et le mouvement entre les différents éléments du paysage est un processus clé pour la survie de nombreuses espèces. Les mouvements peuvent être journaliers pour la recherche de nourriture, concerner des migrations saisonnières ou des évènements de dispersion à partir des sites de naissance. Les flux d’organismes peuvent être facilités ou limités par la structure du paysage, c’est ce que l’on appelle la connectivité du paysage. Les corridors écologiques sont des éléments linéaires qui facilitent les mouvements de certaines espèces. Les politiques de gestion de la biodiversité s’appuient de plus en plus sur le maintien ou la restauration de la connectivité des paysages.




Les paysages sont fortement affectés par l’urbanisation qui concerne avant tout l’habitat mais aussi les infrastructures de transport et les activités économiques qui contribuent aussi à l’imperméabilisation des sols. L’objectif de la présentation est de donner un aperçu de l’ampleur, des formes et des causes de l’étalement urbain en France et en Bretagne. Pour le cas régional breton, on s’appuiera sur deux thèses récemment soutenues au laboratoire ESO qui ont cartographié à différentes échelles les transformations de l’occupation des sols et les dynamiques foncières dont l’effet est majeur sur les mutations paysagères. On montrera que les lois Grenelle s’efforcent réduire la consommation des sols pour limiter l’impact spatial et paysager de l’étalement urbain.




Les cours d’eau jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement des économies. Sources d’énergie, réserves halieutiques, voies de communications privilégiées, les ruisseaux, fleuves et rivières sont rendus utiles par de puissants aménagements et par conséquent régulièrement entretenues. Alors que la directive cadre sur l’eau prône la stricte limitation de l’intervention humaine sur le profil et le fonctionnement des cours d’eau afin de promouvoir un retour à l’état naturel, il importe de souligner qu’entre la fin du Moyen Âge et la Révolution industrielles ils ont fait de rectifications considérables à l’origine de l’apparition d’organisations originales.
A l’état naturel, une rivière ou un fleuve charrie des sédiments, de natures et de tailles parfois très différentes, qui se déposent progressivement au fond de son lit et conduisent à son exhaussement. Ce processus naturel a deux conséquences évidentes : le ralentissement du cours de l’eau et des inondations plus fréquentes. A défaut d’entretien, une rivière perd ainsi rapidement de son utilité pour les moulins, comme pour la navigation et les terres cultivées le long de son cours. En effet, la vitesse et la régularité de l’écoulement de l’eau font partie des qualités principalement recherchées.
L’objectif de cette communication est ainsi de mettre en perspective les techniques d’entretien des cours d’eau ainsi que le cadre réglementaire dans lequel elles s’inséraient. Il s’agira de montrer que l’usage économique de l’eau a puissamment contribuer à la construction de l’environnement et des paysages d’une part, et que cette construction a de manière progressive été strictement encadrée par les pouvoirs publics en réponse à l’intensification des usages d’autre part