Camille Bouchez vient d’être recrutée au CNAP et arrive à l'OSUR


 AHLeGall    23/09/2021 : 13:28

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Elle est rattachée au Service National d’Observation (SNO) H+

Depuis le 1er septembre 2021, nous avons le plaisir d'accueillir à l'Observatoire Camille Bouchez en tant que physicienne-adjointe du CNAP. Le Conseil National des Astronomes et Physiciens (CNAP) est un corps d'Etat dont les missions se répartissent entre recherche scientifique, services d'observation et enseignement.
Camille Bouchez intègre le CNAP au sein du Service National d'Observation H+ (http://hplus.ore.fr/en/) : ses travaux de recherche portent sur le couplage entre le cycle de l'eau et les cycles biogéochimiques, en particulier sur la contribution des écoulements souterrains au transport et à la réactivité au sein de la zone critique. Sa mission d'observation est centrée sur le suivi des flux biogéochimiques souterrains dans les observatoires du réseau H+.
Nous la félicitons vivement pour avoir réussi un concours particulièrement sélectif. Camille sera intégrée à la vie scientifique de Géosciences Rennes. Son arrivée est une excellente nouvelle pour notre communauté académique et marque toute l'importance et la confiance que nos établissements portent à nos dynamiques de recherche, de formation et d'observation. 



Camille Bouchez vient d’être recrutée au CNAP : elle est rattachée au Service National d’Observation (SNO) H+ et à l’OSUR avec un profil à l’interface entre hydrogéologie et géochimie. Sa thèse, à l’université Aix-Marseille, portait sur la dynamique hydrologique du bassin versant du lac Tchad, couvrant 2,5 millions de km2 au cœur du Sahel et figure emblématique de la vulnérabilité des systèmes sahéliens aux changements climatiques. En développant un nouveau traceur de l’âge des eaux souterraines, le 36Cl, Camille a déterminé la recharge et les temps de transfert des eaux dans cet immense système, variables caractéristiques de la résilience des systèmes hydrologiques. En 2016, ses travaux de thèse ont été récompensés par le prix Gentil-Bourcart de l’Académie des Sciences. Au cours de son premier post-doctorat à l’université de Flinders en Australie, Camille s’est focalisée sur la quantification grande échelle des échanges nappes/rivières dans le Murray Darling Basin en Australie du Sud, en couplant traceurs isotopiques et modélisation numérique. Camille a ensuite rejoint l’équipe de Tanguy Le Borgne à Géosciences Rennes et ses travaux, depuis son arrivée, s’attachent à déterminer l’influence de la dynamique des flux souterrains sur les réactions chimiques et biologiques qui se déroulent en subsurface, en s’appuyant en particulier sur les infrastructures des observatoires H+ et OZCAR.

En tant que physicienne-adjointe CNAP, Camille mènera trois missions, une mission de recherche, une mission d’observation au sein de H+ et une mission d’enseignement au sein de l’université de Rennes. Rattachée au SNO H+, Camille propose de systématiser et d’harmoniser le suivi géochimique sur l’ensemble des sites, afin de permettre le suivi de la contribution profonde non seulement au cycle de l’eau mais aussi aux cycles biogéochimiques. Sa mission d’observation, tournée vers la connexion environnements de surface / souterrains, visera aussi à renforcer l’intégration du SNO H+ au sein des infrastructures de recherche OZCAR et eLTER. Son projet de recherche porte sur la compréhension et la modélisation du biogéoréacteur de la subsurface et de ses forçages, afin de déterminer son rôle dans les cycles globaux (C, N, Fe). Difficilement accessible, la partie profonde de la zone critique est souvent étudiée de manière intégrée alors que des études récentes soulignent l’hétérogénéité et l’intermittence des flux biogéochimiques et de la vie souterraine. Par des approches couplant expérimentations de terrain, suivis hydro/chimiques/isotopiques et modélisation, les déséquilibres chimiques sont donc décryptés sous l’angle des interactions eaux-roches-microorganismes afin d’étudier leurs impacts sur la variabilité macro-échelle des flux biogéochimiques, dans des environnements contrastés.


En août 2021, Camille a exploré cette thématique dans un contexte climatique bien particulier, dans l’Arctique, au Nord-Est du Groenland.


Camille Bouchez Groenland 2021

Ce projet porte sur l’étude des effets conjoints du dégel du pergélisol et de la fonte des glaciers sur les cycles de l’eau et du carbone, et en particulier sur les transferts de subsurface dans les environnements arctiques. Après trois semaines d’échantillonnage d’eau souterraine et de surface, de collecte de sols, de mesures in-situ et de filtration, les analyses –entre autres- de traceurs d’âge de l’eau (CFC, SF6 réalisées à Rennes sur la plateforme Condateau), de composition et d’âge des matières organiques dissoutes (Institut Agro, Université Libre de Bruxelles, ETH Zurich) sont actuellement en cours et livreront leurs secrets dans les mois à venir.

 

Pour en savoir plus :
https://www.researchgate.net/profile/Camille-Bouchez
Réseau National de sites Hydrogéologiques H+
OZCAR : Observatoires de la zone critique
Une capsule à la découverte des hydro-éco-systèmes profonds
Rendre visible le monde des eaux souterraines
Gradients chimiques dans les systèmes hydrologiques : origine, dynamique et conséquences sur les réactions chimiques

 

 

Contact OSUR
Camille Bouchez (CNAP, OSUR, Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (CNRS, OSUR multiCOM) / @