Ils ont fait laffiche

La biodiversité des sols en Bretagne


 AHLeGall    13/12/2016 : 09:22

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Le GIP Bretagne Environnement a mis en ligne un dossier thématique consacré à la "La biodiversité des sols en Bretagne", en collaboration notamment avec Muriel Guernion, Jennifer Scimia et Daniel Cluzeau (ECOBIO, Station biologique de Paimpont) et Guénola Pérès (ACO, INRA SAS)

Le GIP Bretagne Environnement a mis en ligne un dossier thématique consacré à la "La biodiversité des sols en Bretagne", en collaboration notamment avec Muriel Guernion, Jennifer Scimia et Daniel Cluzeau (ECOBIO, Station biologique de Paimpont) et Guénola Pérès (ACO, INRA SAS)

Présentation :

Depuis 10 ans, inventaires systématiques, études ponctuelles et sciences participatives ont permis d’améliorer grandement les connaissances sur la biodiversité des sols en Bretagne. Tout le monde connaît les habitants des sols que sont les taupes, les vers de terre ou encore les fourmis. Ils ne sont pourtant que la partie visible d’une grande biodiversité, formée en réalité de millions d’êtres vivants, pour l’essentiel microscopiques. Car si le sol est à 95 % minéral, il grouille d’innombrables ouvriers miniatures très spécialisés qui recyclent la matière organique et libèrent des éléments chimiques clefs pour les plantes mais aussi pour l’atmosphère.

>>> La biodiversité des sols en Bretagne


GIP BE Dossier Sol


Contact OSUR :
Muriel Guernion (ECOBIO)


Hommage au Professeur Bor-Ming Jahn


 AHLeGall    07/12/2016 : 08:08

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In memoriam

In memoriam

Le Professeur Bor-Ming Jahn nous a quitté brutalement le 1er décembre 2016 des suites d’une opération du cœur. Bor-Ming Jahn fut un membre de Géosciences Rennes entre 1976 et 2003, et était un trait d’union entre trois cultures, chinoise, américaine et française.

Bor-Ming Jahn naquit à Taïwan en 1940. Après avoir achevé ses études à la National Taïwan University en 1963, il s’est rendu aux USA pour son Master (Brown University, 1967) puis son Doctorat (University of Minnesota, Minneapolis, 1972) (Trace element and Sr isotope studies of the lower Precambrian rocks from the Vermilion district, northeastern Minnesota). Celui-ci fut immédiatement suivi par l’étude des premiers échantillons lunaires (des basaltes des missions Apollo 14 et 15), au sein de la NASA et du Lunar Science Institute, mais aussi par une réinterprétation de l’évolution géologique de la chaîne côtière à Taïwan. Ainsi se dessinaient deux caractéristiques de Bor-Ming Jahn : l’éventail des problèmes auxquels il était capable de s’intéresser, et la diversité des méthodes géochimiques mises en œuvre pour y répondre.

Bor-Ming Jahn est arrivé à Rennes en 1976, en tant que Professeur Associé au Centre Armoricain d’Etude Structurale des Socles (CAESS), à une époque où Jean Cogné et Philippe Vidal y développaient un laboratoire de géochronologie isotopique. Il est rapidement devenu Professeur Titulaire, et son attachement à sa fonction d’enseignant ne s’est jamais démenti. Bor-Ming Jahn y a en outre immédiatement impulsé le développement de l’analyse des éléments en traces, parmi lesquelles les Terres Rares. Sa curiosité se traduisit, au fil des ans, par la diversité de ses thèmes de recherche, et des doctorants (et souvent futurs chercheurs) qu’il a contribué à former.

Parmi ceux-ci, citons Catherine Chauvel (sur les basaltes alcalins du Massif central - 1982), Gérard Gruau (sur les komatiites et l’évolution précoce de la Terre – 1983), Jean-Alix Barrat (sur la géochimie des laves du NE de l’Afar – 1991), Henri Cuvellier (sur la géochronologie des carbonates - 1992), Sylvain Gallet (sur les séquences loessiques d’Asie centrale – 1996), Valérie Chavagnac (sur la géochimie des migmatites et des éclogites - 1998), et enfin Hongyan Li (sur la géochimie des roches de Ultra Haute Pression du Dabie Shan - 2003).

En 2003, Bor-Ming Jahn a quitté la France pour rejoindre Taïwan. Tout en poursuivant une recherche active, il dirigera notamment l’Institut des Sciences de la Terre de l’Academia Sinica à Taipei. Il était membre de l’Académie des Sciences à Taiwan. Il a aussi co-dirigé de 2007 à 2011 (avec Jacques Angelier) le premier Laboratoire International Associé entre la France et Taiwan. Bor-Ming Jahn était enfin Distinguished Chair Professor (NTU, Taiwan).

Au fil des années, Bor-Ming Jahn a développé un vaste réseau international de collaborateurs, au coeur des problématiques qui lui tenaient le plus : komatiites et manteau archéen, granites et croissance crustale, évolution géologique de l’Asie (Chine, Mongolie, …), loess et paléoclimat. Sur ces sujets, il écrivit plus de 250 articles ! Son rayonnement international était extrêmement important : il était Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques (2008), lauréat du Prix Prestwich de la Société Géologique de France (2013), Prix International de la Société Géologique du Japon (2014), Professeur Honoraire dans neuf instituts de recherche chinois, membres honoraires de plusieurs société académiques américaines et européennes, membres de nombreux comités éditoriaux de diverses revues, Editeur-en-Chef du Journal of Asian Earth Sciences, etc..

Après son départ, Bor-Ming Jahn nous a rendu visite à plusieurs reprises, et était resté attaché à Rennes. Nous nous souviendrons que Bor-Ming Jahn était un travailleur acharné, qui apporta beaucoup à Géosciences Rennes, mais qu’il savait aussi trouver quelques moments de relâche, en particulier lorsqu’il jouait au tennis, une passion qu’il cultiva tout au long de sa vie de chercheur.

Lao JAHN, disaient parfois ses amis chinois, pour témoigner de leur respect à un vénérable aîné.

Pour ceux qui le souhaitent, un message peut être déposé à l'intention de sa famille.

Contacts :

Michel Ballèvre & Olivier Dauteuil (Géosciences Rennes)


Tectonique : du nouveau dans la dynamique de la subduction



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Philippe Yamato (professeur à l’université de Rennes 1) et Jean-Pierre Brun (professeur émérite à l’université de Rennes 1), chercheurs au laboratoire Géosciences Rennes de l’OSUR (CNRS-INSU), sont les auteurs d’un article paru en décembre 2016 dans la revue Nature Geoscience sous le titre « Metamorphic record of catastrophic pressure drops in subduction zones ».

Philippe Yamato (professeur à l’université de Rennes 1) et Jean-Pierre Brun (professeur émérite à l’université de Rennes 1), chercheurs au laboratoire Géosciences Rennes de l’OSUR (CNRS-INSU), sont les auteurs d’un article paru en décembre 2016 dans la revue Nature Geoscience sous le titre « Metamorphic record of catastrophic pressure drops in subduction zones ». Dans le domaine de la tectonique, cet article propose une nouvelle approche des mécanismes qui régissent la dynamique de la subduction, approche basée sur l’analyse des roches métamorphiques de haute pression.

Lors de leur enfouissement dans les zones de subduction, les roches subissent des transformations minéralogiques, qu’elles peuvent enregistrer, en fonction des conditions de pression et de température qu’elles subissent. Le fait de retrouver ces roches à la surface de la Terre prouve qu’après leur enfouissement, elles sont revenues vers la surface. Si nous arrivons à déchiffrer ce que ces roches ont enregistré, nous pouvons alors en apprendre beaucoup sur ce qui s’est passé dans ces endroits humainement inaccessibles. Cet enregistrement minéralogique constitue une signature originale que les pétrologues et les géochronologues savent déchiffrer pour remonter à l’histoire Pression-Température-temps (P-T-t) vécue par ces roches au cours du temps.

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Schéma simplifié d’une zone de subduction montrant l’enfouissement, puis l’exhumation d’une roche. Au cours de la subduction, cette roche de la lithosphère va se transformer sous l’effet de la pression et de la température : c'est le métamorphisme.


Cette histoire est alors souvent représentée sous la forme d’un « chemin P-T-t ». Ces données sont très précieuses car c’est en partie à partir de cela que les géologues arrivent à retracer l’histoire géologique de toute une région. Jusqu’à présent, en effet, ils considèrent que la pression correspond à une pression lithostatique, c’est-à-dire à la charge due au poids des roches situées au-dessus, et peuvent ainsi directement traduire l’évolution de la pression en terme d’évolution de profondeur.

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A gauche, photo d’une éclogite fracturée provenant de la base du Mt. Emilius (Alpes). A droite, Exemple de chemin P-T-t qu’il est possible d’obtenir à partir de l’analyse pétrologique d’une roche de haute pression. La pression maximum enregistrée est appelée « Pic de pression ». La décompression (ligne verte) montre souvent deux parties, une très verticale, qui correspond a une chute de pression brutale (sans véritable changement de température) et une deuxième partie, montrant une pente plus douce (décompression associée à une baisse de température).


Cependant, cette nouvelle étude montre que l’évolution de la pression qu’enregistre la roche n’est pas uniquement due à une évolution de la profondeur. A partir d'une analyse des chemins P-T disponibles pour ces roches de haute pression de divers endroits du monde, cette nouvelle étude montre, en effet, que le pic de pression – autrement dit la pression maximum enregistrée par les roches - est proportionnel à la décompression très rapide et de très forte amplitude qui est enregistrée lorsque les roches amorcent leur remontée. Elle montre que cette relation linéaire peut s’expliquer simplement par une transition soudaine entre compression, associée à l’enfouissement, et extension, associée à l’exhumation: ce qui représente tout de même quelques millions d’années à l’échelle géologique !

Lors de cette transition, un changement majeur d’orientation et d’amplitude des contraintes principales tectoniques conduit alors à une chute brutale des pressions avant même que les roches ne remontent significativement vers la surface. De ce fait, le pic de pression enregistré par les roches métamorphiques ne correspond pas nécessairement, comme on le pense en général, à la charge lithostatique mais reflète d'abord un changement de régime tectonique entre compression et extension.

Les chercheurs ont également trouvé que cette chute de pression correspondait exactement à la différence de pression que les roches peuvent enregistrer dans le cas où elles se fracturent en passant de compression à extension.

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Représentation de l’état de contrainte d’une roche dans un diagramme de Mohr : A une profondeur donnée, une roche subit le poids des roches qui sont situées au dessus d’elles : c’est la pression lithostatique. Lorsque la lithosphère est en compression, elle subit en plus des contraintes tectoniques qui font que la pression totale (centre du demi-cercle) qu’elle peut enregistrée augmente. Si cette contrainte devient trop forte, la roche se fracture. A ce moment là, la pression est alors plus élevée (et égale à Pc, centre du demi-cercle bleu). A l’inverse, en extension, la roche subit des contraintes tectoniques opposées. Elle se fracture alors plus facilement, à une pression Pe plus faible (centre du demi-cercle vert). Sans changer de profondeur, une roche peut donc enregistrer une chute brutale de la pression ΔP, simplement en passant de compression à extension.


Ces résultats ont donc des implications importantes sur la façon dont se déforment les roches au sein des zones de subduction, sur l’amplitude des pressions tectoniques qu’elles peuvent supporter, et sur la sismicité que cela peut engendrer. Cela suggère aussi que notre conception actuelle de la dynamique des zones de subduction mérite d'être reconsidérée sous cet éclairage, et avec elle, un des concepts essentiels pour la compréhension globale de la tectonique des plaques.



Référence :
Metamorphic record of catastrophic pressure drops in subduction zones
Philippe Yamato et Jean-Pierre Brun
Nature Geoscience, 5 décembre 2016. DOI: http://dx.doi.org/10.1038/ngeo2852


Contact (OSUR) :
Philippe Yamato (Géosciences Rennes)
Jean-Pierre Brun (Géosciences Rennes)
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR)



A propos de Jean-Pierre Brun :
L’EGU (European Geosciences Union) vient d’annoncer les noms des nominé(e)s pour ses distinctions. Ces scientifiques, originaires d’Europe ou non-européens, sont honoré(e)s pour leurs contributions aux sciences de la Terre et de l’Univers, et recevront leurs prix à l’assemblée générale EGU 2017, qui se tiendra à Vienne (Autriche), les 23-28 avril 2017. Jean-Pierre Brun, professeur émérite de l’Université de Rennes 1, tectonicien et membre de Géosciences Rennes, recevra la médaille Arthur Holmes 2017.
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Jean Pierre Brun3





La médaille Arthur Holmes 2017 de l'EGU


 AHLeGall    16/11/2016 : 12:14

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L’EGU (European Geosciences Union) vient d’annoncer les noms des nominé(e)s pour ses distinctions.

L’EGU (European Geosciences Union) vient d’annoncer les noms des nominé(e)s pour ses distinctions. Ces scientifiques, originaires d’Europe ou non-européens, sont honoré(e)s pour leurs contributions aux sciences de la Terre et de l’Univers, et recevront leurs prix à l’assemblée générale EGU 2017, qui se tiendra à Vienne (Autriche), les 23-28 avril 2017. Jean-Pierre Brun, professeur émérite de l’Université de Rennes 1, tectonicien et membre de Géosciences Rennes, recevra la médaille Arthur Holmes 2017.

Créée en 1983, la médaille Arthur Holmes est une distinction attribuée aux scientifiques ayant réalisé les travaux les plus significatifs dans l’étude des matériaux terrestres et l’application de méthodes physico-chimiques à l’établissement de relations entre la genèse et la dynamique des constituants de la Terre.

Jean-Pierre Brun est un spécialiste des déformations de la lithosphère qu'il approche à l'aide de données géologiques et géophysiques et de la modélisation analogique ou numérique. Son expérience concerne aussi bien la formation des chaînes de montagne (Alpes, Tibet, chaîne hercynienne, cordillières nord-américaines) que celle des rifts (graben du Rhin, Afars...) et les marges passives.

A noter que Jean-Pierre Brun avait déjà été honoré par l'EGU en 2008 avec la médaille "Stephan Mueller". Il a également reçu un prix de l'Académie des Sciences (1990) et de la Société Géologique de France (1996). Jean-Pierre Brun a été nommé membre senior de l’Institut Universitaire de France (1997) et membre de l’Academia Europaea (2005)

Auteur de plus de 170 publications dans des revues internationales, il exerce aussi des responsabilités éditoriales dans diverses revues scientifiques.


>>> Jean-Pierre Brun (ResearchGate)

>>> EGU announces 2017 awards and medals

>>> Arthur Holmes Medal & Honorary Membership



Arthur Holmes


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Jean-Pierre Brun (Géosciences Rennes)
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La télédétection satellitaire appliquée à l'hydrologie



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Laurent Longuevergne (Géosciences Rennes) et ses collègues chinois sont les auteurs d'un chapitre d'ouvrage paru chez CRC Press en octobre 2016 consacré à la télédétection appliquée à l'hydrologie.

Laurent Longuevergne (Géosciences Rennes) et ses collègues chinois sont les auteurs d'un chapitre d'ouvrage paru chez CRC Press en octobre 2016 consacré à la télédétection appliquée à l'hydrologie.


La télédétection environnementale satellitaire joue un rôle essentiel dans l'observation des composantes hydrologiques clés telles que la précipitation, l'humidité du sol, l'évapotranspiration et le stockage total de l'eau à l'échelle mondiale. Étant donné que la sécurité de l'eau est l'un des problèmes les plus critiques au monde, les techniques de télédétection par satellite revêtent donc une importance particulière pour les régions émergentes qui ne disposent pas d'observations de jauge in situ. Ce livre passe en revue les nombreuses méthodes d'observation par télédétection, les applications de la télédétection dans la modélisation hydrologique, l'assimilation des données et le renforcement des capacités hydrologiques dans les régions émergentes.

La contribution pour partie rennaise s'intitule "Drought and Flood Monitoring for a Large Karst Plateau in Southwest China Using Extended GRACE Data 2016" (Di Long, Yanjun Shen, Alexander Sun, Yang Hong, Laurent Longuevergne, Yuting Yang, Bin Li, Lu Chen). L'article rend compte de l'utilisation et du traitement des données 2016 de la mission satellitaire GRACE pour la surveillance de la sécheresse et des inondations pour un grand plateau karstique dans le sud-ouest de la Chine.

Les formations karstiques représentent 10% de la surface terrestre et renferment des ressources en eau douce essentielles pour beaucoup de régions. En Chine, le plateau du Yunnan-Guihzou, située à l'est du plateau tibétain, se caractérise par de vastes formations karstiques (~540 000 km²), traversées par les plus grandes rivières du sud-est asiatique (Mékong, affluents du Yangtze et de la Pearl) . Cette région reculée et très peuplée est régulièrement impactée par des évènements extrêmes (sécheresses, inondations). Il est ainsi crucial de mieux comprendre le comportement de ces structures hydrologiques particulières et d'améliorer les méthodes de gestion des ressources en eau.

Cet enjeu de taille est confronté à deux difficultés principales : d'une part une méconnaissance marquée de cette vaste région peu instrumentée et d'autre part, la nécessité de disposer de longues séries temporelles pour étudier les temps de retour des évènements extrêmes. L'approche présentée s'appuie sur la mission satellitaire GRACE, qui mesure les variations de gravité avec une précision suffisante pour suivre les variations de stock d'eau à la surface de la Terre. Cependant, les données acquises ne couvraient que les 10 dernières années.

Une première préliminaire a donc été de valider les données satellites et de reconstituer les séries gravimétriques sur les 30 dernières années, en s'appuyant sur les méthodes de "machine learning". L'analyse a donc permis de montrer que les 10 dernières années ont concentré la succession de deux sécheresses majeures et une crue exceptionnelle, les 20 années précédentes ayant été beaucoup plus régulières. Si le phénomène El Nino est pointé du doigt pour amplifier les évènements extrêmes dans cette région, le changement climatique ébranle également l'hypothèse de stationnarité qui est si souvent invoquée dans les études sur les ressources en eau.



Référence :
Di Long, Yanjun Shen, Alexander Sun, Yang Hong, Laurent Longuevergne, et al.. Drought and Flood Monitoring for a Large Karst Plateau in Southwest China Using Extended GRACE Data 2016 . Yang Hong, Yu Zhang, Sadiq Lbraham Khan (Eds.) Hydrologic Remote Sensing: Capacity Building for Sustainability and Resilience, Francis and Taylor Group, pp.73-102, 2016, 978-1-4987-2666-5. 



9781498726665



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Laurent Longuevergne (Géosciences Rennes)
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR)


Pêcheries de Normandie : Archéologie et histoire des pêcheries littorales du département de la Manche



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Vincent Bernard (CReAAH) et son collègue conservateur du patrimoine Cyrille Billard (DRAC de Basse-Normandie, SRA) sont les éditeurs d'un ouvrage paru aux PUR sur l'archéologie et l'histoire des pêcheries littorales du département de la Manche.

Vincent Bernard (CReAAH) et son collègue conservateur du patrimoine Cyrille Billard (DRAC de Basse-Normandie, SRA) sont les éditeurs d'un ouvrage paru aux PUR sur l'archéologie et l'histoire des pêcheries littorales du département de la Manche.

Les pêcheries correspondent à une étape primordiale de la pêche permettant une exploitation des eaux peu profondes. Le paysage littoral du département de la Manche en porte les traces d’une intense exploitation. Un programme de recherche original a permis d’étudier un premier corpus qui se répartit en deux grandes périodes : la Préhistoire récente d’une part, et la période médiévale et moderne d’autre part. Ces études apportent un nouveau regard sur l’estran, paysage aménagé et constituant le prolongement des espaces ruraux de la bande côtière.

Référence :

Pêcheries de Normandie : Archéologie et histoire des pêcheries littorales du département de la Manche. Cyrille Billard et Vincent Bernard (dir.)
ISBN : 978-2-7535-5004-9 | Presses Universitaires de Rennes |  2016


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Contact OSUR :

Vincent Bernard (CReAAH)


Abdelhak El Amrani en Chine pour présenter les travaux d’ECOBIO en ingénierie écologique



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Des représentants des PME Jean Voisin et PHYTORESTORE, de l’université d'Orléans et de l’Ecole des Mines de Nantes, membres de DREAM (Durabilité de la Ressource en Eau Associée aux Milieux, pôle de compétitivité Ecotechnologies en Région Centre), ainsi que l’université de Rennes 1, membre du cluster breton ECO-ORIGIN (partenaire de DREAM), sont intervenus en tant qu’experts dans le cadre du 2ème Séminaire ASEM sur la gestion des eaux urbaines, les 19 et 20 octobre 2016 à Changsha (Province du Hunan, Chine).

Des représentants des PME Jean Voisin et PHYTORESTORE, de l’université d'Orléans et de l’Ecole des Mines de Nantes, membres de DREAM (Durabilité de la Ressource en Eau Associée aux Milieux, pôle de compétitivité Ecotechnologies en Région Centre), ainsi que l’université de Rennes 1, membre du cluster breton ECO-ORIGIN (partenaire de DREAM), sont intervenus en tant qu’experts dans le cadre du 2ème Séminaire ASEM sur la gestion des eaux urbaines, les 19 et 20 octobre 2016 à Changsha (Province du Hunan, Chine).


Ce séminaire ASEM a réuni 250 chercheurs et ingénieurs asiatiques et européens. Il s’est articulé en trois parties : des conférences plénières, des rencontres d’affaires et des visites de sites remarquables. « Notre participation active à cet événement doit beaucoup à l’engagement de DREAM dans ses actions partenariales avec le cluster chinois ASEM WATER », précise Abdelhak El Amrani, enseignant-chercheur à l’université de Rennes 1. Abdelhak est intervenu pour y présenter les recherches en ingénierie écologique du labo ECOBIO de l'OSUR, en tant que spécialiste de la phyto-épuration et phyto-remédiation.


Les objectifs de ce séminaire : définir des pistes de projets collaboratifs dans le domaine de la restauration écologique des sols et eaux contaminés, notamment par les éléments-traces métalliques en contextes post-minier, industriel et agricole. les organisateurs ont particulièrement mis en avant le projet collaboratif ATIM HUNAN, labellisé par DREAM : ce projet d’étude d’impacts et de dépollution de sites miniers chinois associe d'ores et déjà des équipes de recherche françaises (BRGM et Université de Tours) et chinoises (ASEM Water, Université d’Agriculture du Hunan et Université du Centre Sud), ainsi que des entreprises française (Jean Voisin) et chinoise (Zhongye Changtian International Engineering Co). Et bientôt l'université de Rennes 1 et l'OSUR/ECOBIO ?

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Abdelhak El Amrani Chine Nov2016


Contact OSUR
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Abdelhak El Amrani (ECOBIO)
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR)


Nomadisme vs sédentarisation = plus la nourriture est diversifiée et moins on bouge ?



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Catherine Dupont du labo CReAAH de l’OSUR propose une nouvelle approche basée sur la diversité des restes de faunes dans les amas coquilliers pour évaluer la durée d'occupation des sites mésolithiques le long de la côte atlantique de l'Europe.

Catherine Dupont du labo CReAAH de l’OSUR propose une nouvelle approche basée sur la diversité des restes de faunes dans les amas coquilliers pour évaluer la durée d'occupation des sites mésolithiques le long de la côte atlantique de l'Europe. Ces travaux sont publiés dans la revue Quaternary International en juillet 2016 sous le titre "Could occupation duration be related to the diversity of faunal remains in Mesolithic shell middens along the European Atlantic seaboard?".

Afin de caractériser les populations mésolithiques qui sont venues s'installer sur la côte atlantique européenne, il est essentiel d'évaluer la durée et la continuité des occupations humaines. Bien que notre connaissance de la répartition géographique de ces populations soit largement tronquée par le biais archéologique, la présence de plus de 240 amas coquilliers mésolithiques le long de la côte atlantique européenne nous permet néanmoins d’avoir une vue d'ensemble des données publiées sur les modes de résidence de ces groupes de chasseurs-cueilleurs maritimes : saisonniers, permanents, récurrents ou limités dans le temps. Cependant, une analyse exhaustive de la littérature montre que les informations sur les occupations humaines font défaut pour les nombreux amas coquilliers mésolithiques connus. En outre, les données conduisant à l'identification des types de peuplements se révèlent très hétérogènes d'un site à un autre.


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Carte des amas coquilliers mésolithiques répertoriés


Les mollusques marins étudiés par Catherine Dupont jouent alors un rôle particulier parmi les artefacts utilisés pour définir l'attractivité des côtes pour les populations humaines, et nous aider à en comprendre le peuplement. Bien que les mollusques représentent une composante majeure des amoncellements de coquillages mésolithiques, force est de constater qu’il a fallu aux archéologues plusieurs décennies pour que l'analyse de ces restes fauniques soit considérée et prise en compte dès le commencement des fouilles.
L'une des questions abordées dans les travaux de Catherine est donc plus précisément de savoir si la diversité des restes faunistiques dans ces amas peut être liée à la durée des occupations humaines sur la côte. Cette problématique est essentiellement fondée sur l'idée que les populations qui restent sur les mêmes sites pendant plusieurs saisons peuvent explorer les environs de façon plus « fouillée » et systématique
Dans cet article, Catherine démontre que la diversité des restes fauniques, y compris les coquillages, ne dépend pas seulement du mode de vie des populations côtières et de la durée de leur installation. Elle témoigne également d'autres facteurs, tels que l'accessibilité à des milieux et à des ressources diversifiés dans le voisinage des peuplements ; enfin, elle rend compte également du degré d'adaptabilité des hommes pour l'exploitation de ressources similaires comme en témoigne la variété des espèces de mollusques consommés.



Référence :
Catherine Dupont, Could occupation duration berelated to the diversity of faunalremains in Mesolithicshellmiddensalong the European Atlantic seaboard?, Quaternary International, Volume 407, Part B, 8 July 2016, Pages 145-153, ISSN 1040-6182
http://dx.doi.org/10.1016/j.quaint.2016.01.039.


Contact OSUR :

Catherine Dupont (CReAAH)
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR)


Le prix RAICES 2016 de coopération scientifique franco-argentin



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Ramiro Javier March vient de se voir décerner le prix 2016 de la coopération internationale en Sciences, Technologie et Innovation "RAICES" (Red de Argentinos Investigadores y Científicos en el Exterior) du Ministère de la Recherche Argentin, pour ses actions de développement en matière de coopération scientifique entre la France et l'Argentine. Ramiro March est chargé de recherches au CNRS, archéologue au labo CReAAH de l'OSUR, spécialiste en archéométrie et histoire du feu.

Ramiro Javier March vient de se voir décerner le prix 2016 de la coopération internationale en Sciences, Technologie et Innovation "RAICES" (Red de Argentinos Investigadores y Científicos en el Exterior) du Ministère de la Recherche Argentin, pour ses actions de développement en matière de coopération scientifique entre la France et l'Argentine. Ramiro March est chargé de recherches au CNRS, archéologue au labo CReAAH de l'OSUR, spécialiste en archéométrie et histoire du feu.

Parmi les actions les plus remarquables, notons que Ramiro a été responsable de plusieurs projets ECOS Sud, de la Mission archéologique française en argentine au Ministère des Affaires Etrangères. Il a également collaboré comme expert scientifique au sein du programme de protection de la Quebrada de Humahuaca dans la province de Jujuy, région remarquable reconnue au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Il s'est aussi fortement impliqué dans la création de l'Instituto de Datación y Arqueometría (InDyA) qui rassemble des chercheurs argentins et des pays voisins autour de sujets de recherche en archéométrie appliquée à l’archéologie et au patrimoine culturel argentin. Cet institut original fédère la coopération entre différentes institutions académiques et scientifiques argentines comme l’Université nationale de Jujuy, les universités de Buenos Aires et de Tucuman, le Conseil national de recherches scientifiques argentin (CONICET) et le Ministère de la Science, Technologie et Innovation productive (MINCyT).

En matière de formation, Ramiro est co-responsable du master international "Archéologie d’Amérique du Sud : théorie, méthodologie et pratique", dont il a été à l'initiative, et où il est en charge des relations avec les enseignants-chercheurs sud-américains et les universités partenaires. Ce master, sélectionné et soutenu par le fonds PREFALC de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, est unique en France : il associe sciences humaines et sociales et sciences de la modélisation pour fournir une perspective d’études innovante sur l’archéologie de l’Amérique du Sud. Le master est porté conjointement par cinq universités : Rennes 1 et Rennes 2 en France, Tucuman en Argentine, Trujillo au Pérou et Tarapacá au Chili.


>>> En savoir plus

RAICES (Red de Argentinos Investigadores y Científicos en el Exterior)Quebrada de Humahuaca - UNESCO World Heritage Centre
Projets franco-argentin (ECOS Sud - MINCyT)
Instituto de Datación y Arqueometría (InDyA)
Master "Archéologie d’Amérique du Sud" (PREFALC)



Contact OSUR :

Ramiro Javier March (CReAAH)


Le sol : une merveille sous nos pieds


 AHLeGall    16/09/2016 : 14:51

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Un nouveau livre vient de paraître en septembre 2016 : "Le sol : Une merveille sous nos pieds". Guénola Pérès (Agrocampus Ouest, INRA SAS) ainsi que des chercheurs en géologie, agronomie, hydrologie (dont Ghislain de Marsily) ont collaboré à cette édition. Les auteurs y décrivent les richesses contenues dans le sol et les solutions qu'il offre aux êtres humains pour se nourrir, lutter contre les inondations, fournir des matériaux de construction, se maintenir en bonne santé, etc.

Un nouveau livre vient de paraître en septembre 2016 : "Le sol : Une merveille sous nos pieds". Guénola Pérès (Agrocampus Ouest, INRA SAS) ainsi que des chercheurs en géologie, agronomie, hydrologie (dont Ghislain de Marsily) ont collaboré à cette édition. Les auteurs y décrivent les richesses contenues dans le sol et les solutions qu'il offre aux êtres humains pour se nourrir, lutter contre les inondations, fournir des matériaux de construction, se maintenir en bonne santé, etc. Ils présentent les organismes qui y vivent, les chemins empruntés par l'eau, ou encore les moyens de lutte contre le changement climatique.

Peres Sol 2016

Qu'y a-t-il de commun entre le roquefort et la tuberculose ? Le sol ! L'arôme si particulier du roquefort provient d'un champignon originaire du sol, le Penicillium roqueforti. Et le médicament qui a permis de lutter efficacement contre la tuberculose, la streptomycine, a été extrait en 1943 d'un autre champignon du sol, le Streptomyces griseus. Le sol est incontournable dans notre quotidien. Nous marchons, nous roulons, nous construisons, nous cultivons sur le sol. En un mot, nous vivons à partir du sol ! Outre de faire pousser nos arbres fruitiers et nos légumes, le sol nous rend une quantité incroyable de biens ou de services. Il nous aide à lutter contre les inondations, nous offre des matériaux de construction, nous maintient en bonne santé, ou encore inspire mythes et oeuvres d'art... Dans cet ouvrage, les auteurs décrivent cette merveille souvent méconnue. Qu'est-ce que le sol, et comment naît-il ? Quels organismes y habitent ? Quels sont les chemins de l'eau dans le sol ? Comment peut-il nous aider dans la lutte contre le changement climatique ? Tous ces aspects, et bien d'autres, sont abordés en langage simple dans ce livre très largement illustré.


Référence :

Le sol. Une merveille sous nos pieds. Christian Feller, Ghislain de Marsily, Christian Mougin, Guénola Pérès, Roland Poss, Thierry Winiarski. Belin, 240 p. (septembre 2016). ISBN 978-2-7011-8349-7



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Guénola Péres (Agrocampus Ouest, INRA SAS)