Début de l'agriculture et production laitière au Néolithique en Europe de l'Ouest



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Les céramiques préhistoriques ont parlé !

Les résultats de nouvelles recherches révèlent que la consommation de produits laitiers en Europe était très inégale parmi les premières populations agricoles. Une équipe de recherche internationale, dirigée par la chercheuse Miriam Cubas (University of York, Universidad de Oviedo) dans laquelle on retrouve notamment Grégor Marchand (CReAAH), a réussi à récupérer des résidus d'activités culinaires dans les récipients utilisés par les sociétés préhistoriques, il y a 7 500 à 5 500 ans. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications en avril 2020.



L'analyse chimique des restes de graisses animales, de cire végétale, d'huiles de poisson et de résines conservés dans les céramiques préhistoriques a permis à l'équipe de Miriam Cubas d'explorer les différentes utilisations de ces récipients par les communautés du néolithique, et en particulier leur relation avec les activités agricoles et l'élevage.

Les résultats reflètent une grande variation dans l'utilisation de la céramique parmi ces communautés. Parmi les ressources identifiées, la présence de produits laitiers s'accroît vers le nord de l'Europe, la région atlantique française et les îles britanniques. Les auteurs concluent que ces différences peuvent être liées aux différentes activités d'élevage, avec une plus grande présence de bovins dans le nord et un élevage centré sur les ovins et les caprins dans le sud de l'Europe. Dans la péninsule ibérique, ces pratiques culinaires reflètent l'importance des ressources en viande des animaux domestiques (moutons et chèvres) qui sont introduites à cette époque.

L'étude confirme que les premiers agriculteurs arrivés sur la côte atlantique sud ont exploité les animaux pour leur lait mais suggère que l'élevage laitier n'a réellement pris son essor que lorsqu'il s'est étendu aux latitudes nord, avec progressivement plus de produits laitiers traités dans des récipients en céramique. Les agriculteurs préhistoriques qui ont colonisé les régions du nord au climat plus rude ont peut-être eu davantage besoin des bienfaits nutritionnels du lait, notamment de la vitamine D et des matières grasses, suggèrent les auteurs de l'étude.

Il s'agit de l'une des comparaisons régionales les plus complètes publiées à ce jour sur l'utilisation de la céramique pendant la préhistoire. L'une des constatations les plus surprenantes est l'absence de fruits de mer dans les céramiques documentées, même dans les sites archéologiques des zones côtières, où ces ressources alimentaires sont disponibles. Cela tranche sur les pratiques mésolithiques et néolithique des bords de la Baltique où les ressources laitières et les fruits de mer ont été préparés dans des pots en terre.

« Les différences dans la fréquence d'apparition des produits laitiers peuvent être importantes pour la compréhension de l'évolution de la tolérance au lactose chez les adultes en Europe. Aujourd'hui, les mutations génétiques qui permettent aux adultes de digérer le lactose présent dans le lait sont plus fréquentes dans le nord-ouest de l'Europe que dans les régions du sud », explique Oliver Craig professeur au département d'archéologie de l'université de York.

 

L'équipe de chercheurs de l'Université York, de l'Université d'Oviedo, de la Société scientifique Aranzadi, de l'Université autonome de Barcelone, de l'Institut Max Planck, de l'Université de Cantabrie, de l'INRAP, du Service régional d'archéologie de Normandie, du Service d'archéologie du département du Calvados, de l'Université de Lisbonne, de l'UNIARQ, de l'Université de Saint-Jacques-de-Compostelle, l'Université de Rennes, le Musée de préhistoire et d'archéologie de Cantabrie, l'Institut catalan de paléoécologie humaine et d'évolution sociale, l'Université Rovira i Virgili, le Musée archéologique de São Miguel de Odrinhas et l'Université de Barcelone ont analysé les déchets organiques conservés dans les céramiques de l'ancien néolithique provenant de 24 sites archéologiques situés entre le Portugal et la mer Baltique. Cette recherche nous permet d'élargir nos connaissances sur les pratiques culinaires de ces premières sociétés agricoles, le rôle joué par les différents aliments et leur impact sur le régime alimentaire des premières communautés agricoles.



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Céramiques du site archéologique de Verson (France) analysées dans le cadre de la recherche (Photographie d'Annabelle Cocollos, Conseil départemental du Calvados ou CD14 publié dans Germain-Vallée et al. 2015)


 

Cette recherche a été financée par la Commission européenne dans le cadre d'un projet Marie Curie (First ceramics of Atlantic Europe : manufacture and function -CerAM, MSC 653354) dirigé par le Dr Miriam Cubas. Pour plus d'informations, veuillez contacter l'auteur principal, le Dr Miriam Cubas, Université d'Oviedo, e-mail : @. Téléphone 619867678



Référence
Cubas, M., Lucquin, A., Robson, H.K. et al. Latitudinal gradient in dairy production with the introduction of farming in Atlantic Europe. Nat Commun 11, 2036 (2020). doi.org/10.1038/s41467-020-15907-4




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Grégor Marchand (CReAAH) / @


Du bon usage des drones pour la cartographie des habitats naturels



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Les drones peuvent-ils combler le fossé entre les relevés in situ et les satellites pour la cartographie des habitats ?

Emilien Alvarez-Vanhard, Thomas Houet, Thomas Corpetti (LETG-Rennes), Cendrine Mony et Lucie Lecoq (ECOBIO) publient en avril 2020 un article dans la revue Remote Sensing of Environment un article consacré au bon usage du drone pour la cartographie des habitats, et à sa complémentarité avec les données satellitaires. L’étude a été menée sur le marais de Sougéal (Zone Atelier Armorique portée par l’OSUR) avec le soutien instrumental de la plateforme CNRS D2T (Drone, Terrain, Télédétection) de l’université Rennes 2. L’étude est également intégrée au projet européen Interreg ALICE soutenu par le FEDER pour aider à l’aménagement des bassins versants des zones côtières.


 

La cartographie des habitats est un outil essentiel pour surveiller et gérer les écosystèmes naturels ou semi-naturels. Les habitats intègrent à la fois les conditions environnementales et la biodiversité qui y est associée. Cependant, cartographier certains habitats tels que les zones humides continentales reste compliqué en raison de la variabilité spectrale, spatiale et temporelle du couvert végétal. Actuellement, aucune constellation de satellites n'optimise les résolutions spectrales, spatiales et temporelles nécessaires pour cartographier ces zones humides en fonction des habitats discriminés par les relevés in situ. L’approche proposée par l’équipe rennaise du LETG vise à combiner les données satellitaires et celles acquises par drone pour dépasser leurs limites respectives. L’idée est donc de jouer sur leur complémentarité. Ainsi, les deux sources de données ont été combinées grâce à un algorithme de " démélangeage spectral" avec l'hypothèse initiale que les composantes spectrales des données issues des drones sont suffisamment pures (précises) pour améliorer les abondances des communautés végétales estimées à partir des données satellitaires.

L'expérience a été menée en Bretagne sur le marais de Sougéal, une prairie humide de 174 ha située en amont de la baie du Mont-Saint-Michel, au sein de la Zone Atelier Armorique. Deux sources de données satellitaires - Sentinelle-2 et Pléiades - et trois périodes d'acquisition - novembre 2017, avril 2018 et mai 2018 - ont été prises en compte dans l’étude. Une carte de référence de la distribution des communautés végétales a été produite à partir des données multitemporelles acquises par drone et des relevés floristiques afin de valider le "démélangeage" des données satellites.

 


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Fig. 1. (à gauche) Localisation du site d'étude du marais de Sougéal sur le site Natura 2000 de la baie du Mont-Saint-Michel et (à droite) localisations des relevés floristiques en 2017 et 2018 sur l'orthophotographie acquise par drone le 18 mai 2018


 

Cette étude montre des résultats et des perspectives innovantes : si le drone peut améliorer la discrimination des habitats, les résultats varient selon les périodes d'acquisition et les habitats. Les résultats illustrent bien le fort potentiel de la combinaison des données drones et satellitaires, mais démontrent également l'influence des « endmembers » sur le processus de séparation et les limites techniques (par exemple, les décalages spectraux entre les capteurs), qui peuvent être surmontées grâce à des méthodes d’adaptation de domaine.

In fine, cette étude évalue et montre l'utilité des données des drones pour combler le fossé (existant en termes de résolutions spatiales) entre les relevés de terrain et les données satellitaires pour la cartographie des habitats. Les principaux résultats ont montré que les drones ont un grand potentiel pour la cartographie des habitats : ils sont flexibles (permettant l'acquisition de données en même temps que les données satellitaires), peuvent cartographier efficacement les habitats sur de petites surfaces (jusqu'à environ 100 ha) et fournir des données de formation (composante) et de validation (classe d'habitat) pour démélanger les données multispectrales satellitaires à haute résolution temporelle, telles que Sentinel-2 (10 m) ou Pléiades (2,4 m). Dans tous les cas, elles restent complémentaires aux données satellitaires.

 


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Fig. 2. Influence de la résolution spatiale des images de télédétection sur la réponse spectrale des zones de relevé terrain (plot area). a) Résolution des images Sentinel-2 (10 m), b) Résolution des images Pléiades (2 m), c) Résolution des images drone (0,2 m), d) Exemple de distribution des communautés végétales (vérité terrain)


 

Des classifications floues (probabilité d’appartenance à une classe) des communautés mésophiles, méso-hygrophiles et hygrophiles ont été produites avec une précision allant de «  bonne à correct » en utilisant à la fois les signatures spectrales pour chacune de ces classes (appelés « endmembers ») issues des drones et des données satellitaires, bien que l'étude ait révélé certaines limites techniques et le défi que représente la cartographie de ces habitats.

 


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Fig. 3. Topographie et communautés végétales du marais de Sougéal. A gauche : modèle numérique de surface dérivé des données RGB du drone. A droite : Composition couleur des communautés végétales des prairies humides du marais de Sougéal, dérivé de la classification forestière aléatoire des images du drone. Encadrés : a) écotone, b) classe MH sur les petites digues des canaux et c) dépression hygrophile. M - mésophile ; MH - méso-hygrophile ; H - hygrophile.


 

Pour les données drones, bien qu'il soit nécessaire d'intercalibrer les données issues de capteurs différents pour augmenter la précision des cartes d'habitat, les méthodes d’adaptation de domaines permettent de surmonter ces décalages spectraux. Pour les données satellites, il s’avère que certaines périodes d'acquisition sont plus adaptées que d'autres. L'influence du climat, des régimes hydrologiques et de l'utilisation des terres (ici, le pâturage) peut entraîner des changements spatiaux de la distribution spatiale des habitats mais également temporels dans la phénologie des habitats, ce qui rend d’autant plus difficile la discrimination précise des limites des habitats des prairies inondées.

Cependant, cet article démontre que les données issues des drones peuvent contribuer à la détection précoce d’espèces envahissantes ou à la dégradation des terres, dont la surface moyenne reste inférieure à la résolution spatiale des images satellites. Des travaux futurs sont nécessaires pour tirer pleinement parti des synergies potentielles entre les données drones et satellitaires pour les applications environnementales. Bien que centrée uniquement sur les synergies spectrales, cette étude a permis d'identifier des améliorations prometteuses pour répondre aux enjeux de changements d’échelles entre des données de terrain et des données satellitaires.



Référence
Alvarez-Vanhard Emilien , Thomas Houet, Cendrine Mony, Lucie Lecoq, Thomas Corpetti, Can UAVs fill the gap between in situ surveys and satellites for habitat mapping?, Remote Sensing of Environment, 243, 2020, 111780, doi.org/10.1016/j.rse.2020.111780




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Thomas Houet (LETG-Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @


"Symphonie chimique" est paru. Suivez la recommandation de notre Président : "Lisez!"



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Vous avez aimé "Le trésor des abysses" ? Vous avez adoré "Terre de granite" ? Alors vous allez vous régaler avec "Symphonie chimique" !

Vous avez aimé "Le trésor des abysses" ? Vous avez adoré "Terre de granite" ? Alors vous allez vous régaler avec "Symphonie chimique" ! Philippe Boulvais (Géosciences Rennes) poursuit sa saga géologico-littéraire avec un troisième opus dédié à la chimie... des roches. Loin de toute démarche commerciale, il souhaite que les bénéfices des ventes soient reversés à GéoContact (l'association des étudiants rennais en géologie) et à l'organisation de stages de terrain des formations en sciences de la Terre de l'université de Rennes 1.


Les exemplaires "papier" seront disponibles le 11 ou le 12 mai prochain, moyennant 15 euros... ce qui permettra donc d'organiser une sortie dans les volcans d'Auvergne fin août pour 40 étudiants, de la Licence 1ère année à la thèse, en espérant que d'ici là...

Mais si vous êtes impatients, eh bien, vous pouvez d'ores et déjà télécharger une version numérique gratuite en ligne !

Notre Président a dit : "Lisez!". Alors bonne lecture !


Présentation
Les éléments chimiques ont été synthétisés dans les étoiles. Elles-mêmes sont nées dans d’immenses nuages d’hydrogène, issus du Big Bang. Après Le Trésor des abysses et Terre de granite, l’auteur étend son exploration. La formation de l’Univers, la naissance du système solaire, l’évolution de la Terre sont décryptées ici par le prisme de la géochimie. De la mort des étoiles à l’individualisation des réservoirs terrestres, la géochimie aborde toutes les questions. Même la Lune, dont l’origine est longtemps restée mystérieuse. Même la vie, apparue en conséquence de déséquilibres chimiques dans l’océan primitif. La musique de la Terre s’écrit sur une bien longue partition.


Philippe Boulvais Symphonie Chimique Couv2020
Boulvais P. 2020. Symphonie chimique. Les Oeuvres vives, 134 p.



>>> Présentation de "Terre de granite" et "Le trésor des abysses" >>>



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Philippe Boulvais (Géosciences Rennes) / @


La pratique de l'édition en libre accès dans le domaine de la géochimie



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Aperçu de la situation actuelle et perspectives d'avenir

Marc Poujol (Géosciences Rennes) publie en mars 2020 un article dans la revue Heliyon où l’on retrouve les noms de deux anciens doctorants de Géosciences Rennes : Olivier Pourret, premier auteur, aujourd’hui à l’Institut Polytechnique UniLaSalle et Romain Tartèse de l’Université de Manchester. Cet article s’intéresse aux pratiques éditoriales de l’Open Acces (OA) avec un focus mis sur la Géochimie (tous les auteurs de cet article étant des géochimistes).

 

Depuis la fin des années 1980, les membres de la communauté universitaire plaident en faveur d'un accès plus large du public à la recherche publiée, connue sous le nom d'OA. L'édition scientifique connaît actuellement une transformation majeure, le passage à l'OA marquant un changement important dans les modèles financiers des grands éditeurs, ouvrant la diversité dans les voies de publication et posant la question de l'éthique de l'édition. Il est donc extrêmement important de veiller à ce que les scientifiques et leurs universités n'aient pas à payer plus pour lire et écrire des articles qu'ils ne le font déjà.

L’AO est trop souvent associé au modèle commercial où des frais de traitement des articles doivent être payés par les auteurs (ou leurs institutions). Selon le répertoire des journaux en accès ouvert, environ 71% des revues en OA ne facturent pas de frais ; cependant, la plupart des articles publiés en OA ont été publiés dans des revues faisant payer la publication, les frais les plus élevés (de l’ordre de 4000$) étant souvent ceux pratiqués par les grandes maisons d'édition commerciales.

L’article analyse et propose une infographie basée sur 56 journaux qui pratiquent l’OA et où le mot « geochemistry » apparaît dans les domaines couverts par la publication.

Cet article examine aussi les possibilités offertes aux auteurs de publier leurs recherches sous forme d’auto-archivage (en particulier via HAL). Ainsi, pour les journaux examinés, 66% autorisent l’auto-archivage (Figure 1).



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Figure 1 : Couleurs SHERPA/RoMEO - Le vert indique que les pré-impressions et les post-impressions peuvent être archivées, le bleu que les post-impressions peuvent être archivées, le jaune que les pré-impressions peuvent être archivées et le blanc que l'archivage n'est pas officiellement pris en charge.

 

 

L'évolution rapide des différents modèles d'édition scientifique permet aussi d'attirer l'attention sur la situation des revues hybrides. En effet, la majorité des revues historiques traditionnelles en géochimie sont des revues hybrides, alors que le Plan S recommande de soutenir pleinement l'OA et exclut les revues hybrides.

Rappelons que le Plan S est une initiative lancée par Science Europe (association d'organisations scientifiques) en septembre 2018. Elle promeut l'édition scientifique en libre accès. C'est une initiative de la Commission européenne et de la "cOAlition S", un consortium soutenu par le Conseil européen de la recherche et les agences de financement de la recherche de douze pays européens.

Le plan S décourage strictement de devoir payer des APC (« article processing charge » = i.e. des frais de publication demandés par les éditeurs pour financer la diffusion en Open Access, qui s'ajoutent aux autres frais de publication hérités de l'ère imprimée) pour être publié dans une revue par abonnement et demande de ne pas proposer un modèle qui conduirait par conséquent à un "double-dipping" (double rémunération des éditeurs).

Or, il serait tout à fait concevable de publier dans une revue hybride sans payer d'APC et de déposer parallèlement un manuscrit dans des archives ouvertes. Sur le site web de la revue, l'article ne serait accessible qu'aux abonnés, et serait accessible à tous dans les archives ouvertes.

 



Référence
Olivier Pourret, Andrew Hursthouse, Dasapta Erwin Irawan, Karen Johannesson, Haiyan Liu, Marc Poujol, Romain Tartèse, Eric D. van Hullebusch, Oliver Wiche. Open Access publishing practice in geochemistry: overview of current state and look to the future, Heliyon, 6, 3, 2020, e03551, doi.org/10.1016/j.heliyon.2020.e03551

 


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La recherche en hydro mène à tout... y compris à être citée dans un travail de recherche sur le coronavirus !



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Hydrologie et épidémiologie... mais quel rapport ?

Insolite !

La recherche en hydrologie mène à tout, y compris à être cité dans un article de recherche sur le coronavirus !

C'est ce qui est arrivé à Rémi Dupas, Ophélie Fovet, Nicolas Gilliet, Catherine Grimaldi, Chantal Gascuel-Odoux (SAS, INRAE) et Romain Tavenard (LETG-Rennes, université Rennes 2). Leur article intitulé "Identifying seasonal patterns of phosphorus storm dynamics with dynamic time warping" paru en 2015 dans la revue  Water Resources Research a été cité en avril 2020 dans l'article "Epidemiology of Coronavirus COVID-19: Forecasting the Future Incidence in Different Countries" paru dans la revue Healthcare, avec Johannes Stübinger (Department of Statistics and Econometrics, University of Erlangen-Nürnberg, Germany).

Cet article de médecine fait référence au "Dynamic Time Warping", un algorithme pour étudier des séries temporelles, et qui peut être utilisé pour n’importe quel type de données où l'on fait des mesures en fonction du temps. Dans le cas de l'article de Rémi Dupas et al., il s'agissait d'une série temporelle de concentration en phosphore relevée dans une rivière. Johannes Stübinger en citant Rémi Dupas a voulu montrer que le DTW peut être utilisé dans plusieurs disciplines... hydrologie, chimie... épidémiologie donc... et l'illustration est tombée sur une recherche croisée de l'OSUR.

Anecdotique, certes, mais vu le contexte actuel, ça méritait d'être relevé ! et explicité !

Mais puisqu'on vous dit que les recherches à l'OSUR sont interdisciplinaires...


Références
Dupas Rémi, Romain Tavenard, Ophélie Fovet, Nicolas Gilliet, Catherine Grimaldi, et al.. Identifying seasonal patterns of phosphorus storm dynamics with dynamic time warping. Water Resources Research, American Geophysical Union, 2015, 51 (11), pp.8868-8882
Stübinger, J.; Schneider, L. Epidemiology of Coronavirus COVID-19: Forecasting the Future Incidence in Different Countries. Healthcare 2020, 8, 99



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Entr’aide, une plateforme de soutien scolaire


 AHLeGall    17/04/2020 : 08:38

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Confinement actif !

Entre les entraînements d'athlétisme, Clarysse Picard lutte contre le décrochage scolaire ! Clarysse est étudiante en master 2 ERPUR "Stratégie de développement durable et périurbanisation".

Depuis le début du confinement, l'athlète de l'ABV Les Herbiers (Vendée), Clarisse Picard, a décidé de dévouer son temps libre au soutien scolaire. Avec des amis, celle qui est également étudiante en dernière année de Master ERPUR a créé une plateforme pour lutter contre le décrochage scolaire. Elle présente son initiative.

>>> Lire l'article dans Ouest-France (15/04/20) >>>

>>> La plateforme de soutien scolaire >>>


A propose de Clarysse Picard, lire aussi

>>> Clarysse Picard est championne de France Espoir de semi-marathon (12/2018) >>>

>>> Les M2 ERPUR participent au workshop "Changement climatique : quelles solutions d’adaptation pour le territoire métropolitain ?" (02/2020) >>>

>>> Le site d'appui du master ERPUR >>>



Illustration
Clarysse Picard Entr Aide
Crédit photo : © Clarysse Picard



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Clarysse Picard (M2 ERPUR 2019-20) / @


Après une catastrophe, un peu de sexe vaut mieux que rien !



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ARTICLE DANS EVOLUTIONARY APPLICATIONS

Étude des conséquences d’un séisme majeur sur la dynamique de récupération des populations sexuées et asexuées

Après un cataclysme, le sexe peut momentanément paraitre comme une perte de temps et d’énergie. Pourtant, une étude parue dans Evolutionary Applications, réalisée par des chercheurs de l’Unité Mixte Internationale franco-chilienne de la station Biologique de Roscoff (UMI 3614, CNRS, Sorbonne Université, Université Australe du Chili), du département d’écologie (Université catholique de Conception, UCSC, Chili) et Solenn Stoeckel (IGEPP, INRAE), montre que la reproduction sexuée peut s’avérer indispensable à plus long terme pour une meilleure résilience des populations.


De par leur nature imprévisible, il est rare d’avoir l’opportunité de comparer les changements génétiques et la résilience de populations sexuées et asexuées avant et après de grandes catastrophes naturelles telles que les tsunamis et les séismes. En utilisant comme modèle d’étude, les populations sauvages et cultivées de l’algue rouge Agarophyton chilense, ces chercheurs ont étudié les conséquences du séisme du 27 Février 2010, de magnitude 8.8 sur l’échelle de Richter dans la région de Concepción au Chili...

>>> Lire le communiqué de presse du CNRS >>>



Référence
Becheler, R., Guillemin, M.‐L., Stoeckel, S., Mauger, S., Saunier, A., Brante, A., Destombe, C. and Valero, M. (2020), After a catastrophe, a little bit of sex is better than nothing: Genetic consequences of a major earthquake on asexual and sexual populations. Evol Appl. Accepted Author Manuscript. doi:10.1111/eva.12967



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La collecte des algues rouges (Agarophyton chilense) dans la ferme de Tubul (région de Concepción) en fin d'été était une des activités principales du village avant le tremblement de terre et le tsunami de 2010. (Crédit photo: M-L Guillemin, Universidad Austral de Chile, Chili)




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Solenn Stoeckel (IGEPP) / @


Modélisation 3D des Portes Mordelaises de Rennes



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ARTICLE DANS VIRTUAL ARCHAEOLOGY REVIEW

Modélisation 3D de l’état « XVe siècle » des Portes Mordelaises de Rennes

Jean-Baptiste Barreau et ses collègues publient en janvier 2020 dans la revue Virtual Archaeology Review un article qui rend compte d’un travail de modélisation en 3D de l’état au XVe siècle des célèbres Portes mordelaises à Rennes, un châtelet d'une des entrées principales de la ville, vestige des remparts qui entourait naguère le coeur de la cité. Ce travail réalisé en partie au CReAAH illustre parfaitement les potentialités de numérisation 3D d'un site archéologique ou historique : au-delà de l’intérêt pour les scientifiques des restitutions virtuelles de structures ou d'environnements anciens (pour appréhender et démontrer certaines hypothèses), la modélisation 3D permet également une valorisation patrimoniale via des simulations immersives, aussi plaisantes pour le grand public que précieuses pour les chercheurs pour la compréhension du passé.

 

Contexte historique

La ville de Rennes est dotée de murs défensifs depuis la fin du IIIe siècle. Étudiée depuis plus d'un siècle, cette ancienne fortification a été fréquemment entretenue et réparée jusqu'au XVe siècle. A cette époque, la ville connaît un véritable essor, notamment en devenant le lieu de couronnement des ducs et duchesses de Bretagne. C'est également au cours de cette période que le duc Jean V construisit un nouveau mur d'enceinte pour protéger la ville à l'est. Parallèlement, les murs antiques entourant spécifiquement les Portes Mordelaises furent l'objet d'une reconstruction intensive. À partir de 1464, plusieurs structures avancées furent construites devant les portes, dont une barbacane semi-circulaire.

Malgré l’ordonnance d’Henri IV en 1602 pour le démontage de la structure, les tours dans lesquelles habite un capitaine, sont épargnées. A partir de 1636, Louis XIII autorise la vente des canaux, bastions et remparts entourant l'enceinte. Le fossé entre les Portes Mordelaises et la Tour Duchesne, vendu à des particuliers en 1694, fût ensuite rapidement urbanisé et intégré dans une vision plus proche de la Rennes moderne. Les Portes entrèrent dans l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 11 juin 1926, puis devinrent propriété de la ville de Rennes en 1970.



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Vues générales des fouilles



Méthode

Des premiers relevés des vestiges de la courtine antique furent effectués au XIXe siècle lors d'une campagne d'urbanisme. Depuis 2012 et jusqu'en 2017, les Portes ont fait l'objet de fouilles archéologiques menées par l’INRAP sous la direction d’Elen Esnault. Au gré des découvertes, un processus de reconstruction 3D de l’état « XVe siècle » a été effectué. Bien que non définies initialement en tant que telles, cinq parties distinctes des Portes se sont dégagées dans ce processus : l'entrée avec ses deux tours (autrement appelé châtelet), le boulevard d'artillerie, les écuries du gouverneur, les courtines et les parcelles situées derrière les portes. La particularité de cette démarche réside dans le fait que les modélisations de ces parties ont été réalisées de manière « lente » et indépendante, et ce afin de coller au plus près des découvertes et raisonnements archéologiques. Les parties les plus hypothétiques, car pauvres en vestiges et/ou documentations, concernent l’arrière des portes, qui a été très peu modélisé, et l’intérieur du châtelet, qui a été assez imaginé, mais reste cohérent vis-à-vis d’exemples équivalents et conservés.



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Diverses étapes de modélisation du châtelet et de la barbacane

 

 

Résultats et perspectives

Dans l’optique d’une diffusion auprès du grand public, une installation de réalité virtuelle présentant la reconstruction 3D a été réalisée pour faire partie de l’exposition intitulée «Rennes, les vies d'une ville» (20/10/18-25/08/19). L’objectif du dispositif était de transmettre efficacement des informations scientifiques et historiques. Ainsi, divers éléments 3D, imaginés et associés aux structures défensives (canons, torches etc.) et espaces de vie (table, cheminée etc.), ont été ajoutés pour soutenir l’immersivité de l’expérience. Des voix faisant une narration pédagogique, dont le script a été supervisé par l'archéologue responsable du site, ont été également enregistrées. Plusieurs contraintes de fonctionnement de l’exposition ont orienté le design de l’installation : absence de guide, temps et donc files d'attente à éviter, informations affichées automatiquement en cas de barrières technologiques ou d’appareil déjà utilisé. Deux casques de réalité virtuelle HTC Vive sans joysticks et un écran 2D ont ainsi été disposés. Reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture, la direction générale des patrimoines et le service des musées de France, l’exposition a attiré plus de 45 000 visiteurs. Un institut de sondage a effectué une enquête qui a révélé que le dispositif de réalité virtuelle a été incontestablement remarqué, mais que certains adultes ont ressenti un manque de fond dans les explications véhiculées par la narration audio. Dans l'avenir, nous souhaitons modéliser d'autres périodes, comme la fin de l'Empire romain, les 10e, 12e, 13e et 14e siècles. Nous envisageons également d’intégrer des technologies d’Historic building information modelling (HBIM), et ce afin de mieux documenter les matériaux utilisés pour les constructions.



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Rendus 3D finaux et dispositifs de présentation au grand public

 

 

Pour en savoir plus sur l’histoire des portes mordelaises et le projet de valorisation de Rennes Métropole

>>> Portes mordelaises : Rennes va redécouvrir ses remparts >>> (RM)

>>> Les remparts de Rennes, un patrimoine qui a traversé le temps >>> (Office de tourisme)

 



Référence
Jean-Baptiste Barreau, Elen Esnault, Jérôme Foucher, Manon Six, Cécile Le Faou. 3D modelling of a 15th century city gate of Rennes: Portes Mordelaises. Virtual Archaeology Review, [S.l.], v. 11, n. 22, p. 41-55, jan. 2020. ISSN 1989-994. doi.org/10.4995/var.2020.12653

 

 

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Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM OSUR) / @

 


De la science en cuisine !



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Quand confinement et science riment avec Système D !

Nous l'avons tous remarqué à un moment où à un autre ces dernières semaines, le confinement est particulièrement propice aux expériences culinaires... Sietske Batenburg (Géosciences Rennes) nous propose une recette très personnelle, mais pas forcément le type de recette à laquelle vous auriez pensé de prime abord...

Inspirée par l'initiative #Rennes1ChezVous #ScienceAlaMaison proposée par l'université de Rennes 1, Sietske Batenburg qui est en post-doc dans l'équipe Paleo2D à Géosciences, où elle mène des recherches sur les climats du passé, nous présente dans cette vidéo (2mn40) sa vie de chercheuse, confinée certes, mais de chercheuse toujours active !

Son travail de recherche avance malgré tout : Sietske peut exploiter et analyser les données numériques acquises ces derniers mois, mais également travailler sur des échantillons de sédiments marins issus de carottage océanique, dans lesquels elle cherche des fragments de... poissons. Elle utilise son microscope binoculaire pour l'identification des espèces, mais également des foraminifères et autres diatomées vieilles de 40 millions d'années ! OK, le poisson n'est pas super frais... Mais c'est un peu ça aussi le confinement non ? Et puis 40 millions d'années, pour un géologue, c'était hier !

Et qui dit poisson, dit aussi... cuisine !

En route donc pour le "laboratoire" improvisé de Sietske, où les échantillons vont subir des transformations : séchage, broyage, humidification, tamisage... Bref, une recette de poisson à la sauce hollandaise !




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Sietske Batenburg (Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @


Projet MICADO : ECOBIO, lauréat d’une Marie Sklodowska-Curie



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L’objectif du projet MICADO est de caractériser les processus à l’origine des émissions de méthane des zones humides continentales

Le projet MICADO (microbial contribution to continental wetland carbon budget) - projet CNRS porté par Anniet Laverman (ECOBIO), Alexis Dufresne (ECOBIO) et Sarah Coffinet, est lauréat d’une bourse de mobilité européenne Marie Skłodovska Curie 2019. Les bourses européennes Marie Curie sont attribuées chaque année à des jeunes chercheurs européens afin d’aider au développement de leur carrière grâce à l’acquisition de nouveaux domaines de compétences et le renforcement de leur expertise. Cette année, 2500 chercheurs européens ont été financés, tous domaines confondus, et le taux de réussite dans le domaine « environnement » était d’environ 12%. Sarah Coffinet est actuellement au MARUM (Center for Marine Environmental Sciences, University of Bremen, Germany) : début du projet en janvier 2020.


Les zones humides continentales, première source naturelle de méthane à l’échelle mondiale :

L’objectif du projet MICADO est de caractériser les processus à l’origine des émissions de méthane des zones humides continentales. Le méthane est un gaz à effet de serre très puissant, possédant le plus fort pouvoir réchauffant à 100 ans. Les zones humides continentales constituent une source majeure d’émission de méthane, représentant environ un tiers des émissions naturelles mondiales. Ce sont également des zones très sensibles au changement climatique, en particulier la modification du régime des précipitations, car leur bon fonctionnement dépend du taux de saturation en eau de leurs sols. Si ce niveau de saturation varie, cela entrainera une modification des processus se déroulant dans ces sols, notamment ceux responsables des émissions de méthane. Se pose alors la question suivante : comment les émissions de méthane vont-elles évoluer sous l’effet d’un climat différent ?


Les microorganismes souterrains à l’origine du méthane émis dans les zones humides continentales :

Dans les zones humides, le méthane est essentiellement produit dans les sous-sols par des microorganismes dits méthanogènes. Au cours des dernières années, les progrès en biologie moléculaire ont permis d’observer la présence de nombreux méthanogènes capables de produire du méthane à partir de sources de carbone variées, telles que le dioxyde de carbone mais également de petites molécules organiques issues de la dégradation des tissus végétaux. Mais tous les organismes présents dans un écosystème ne sont pas tous actifs de la même façon. Certaines conditions environnementales comme la température ou la présence de nutriments peuvent stimuler certaines communautés et inhiber d’autres. Le projet MICADO propose de développer une approche innovante pour identifier quelles communautés microbiennes et quelles voies de production du méthane sont les plus actives au sein d’une zone humide continentale.


MICADO : l’alliance de la microbiologie et de la géochimie organique

Le projet MICADO se concentrera sur l’étude de la zone humide de Ploemeur – Guidel. Ce site fait l’objet d’un suivi environnemental régulier par l’équipe de Laurent Longuevergne (Géosciences Rennes). Deux carottes longues de sol seront prélevées en hiver et en été afin de comparer l’influence de la saturation en eau sur les processus microbiens dans le sous-sol. L’originalité du projet réside dans la combinaison d’outils de biologie moléculaire et de géochimie organique qui sont rarement utilisés de concert. L’analyse metagénomique des communautés permettra de déterminer les microorganismes présents tandis que la géochimie organique, grâce à un bilan isotopique des substrats carbonés et des produits formés, permettra de mettre en évidence quelles voies de production de méthane sont privilégiées par ces communautés. Ce suivi in situ du site de Guidel sera couplé à des incubations en laboratoire qui permettront de quantifier les différents processus en jeu et de mieux comprendre les facteurs environnementaux contrôlant la production de méthane.

En plus des équipes rennaises d’ECOBIO et Géosciences, le projet inclura également l’équipe de Kai-Uwe Hinrichs du MARUM (Center for Marine Environmental Sciences, University of Bremen, Germany) où Sarah Coffinet est actuellement en post-doctorat. L’interaction avec ces spécialistes de l’étude des environnements marins permettra de comparer les processus observés en zones continentales avec les processus observés dans les fonds marins.


A noter que Sarah a bénéficié d'une subvention Boost Mobilité de la Région Bretagne de 1000 € - obtenue début 2019 - pour préparer,  avec la DR17 du CNRS, son projet et sa demande à l'Union européenne : c'est un dispositif assez unique en France et très utile notamment pour la préparation des projets Marie Curie individuels (NB : le 2PE - Plateforme projets européens Bretagne - est à la disposition des chercheurs et enseignants-chercheurs pour toute information sur le dispositif Boost Europe : contacter Claire Bajou).


Cycle Coffinet 2
Représentation schématique d'une zone humide. Le projet MICADO se concentre sur les circuits de transformation de la matière organique induits par les microbes qui conduisent à la production de CH4 dans les horizons anoxiques des zones humides. Le tapis microbien est représenté en orange dans ce schéma global.



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Image en microscopie électronique à balayage montrant les structures extracellulaires produites par les bactéries oxydant le fer. L'accumulation importante de ces structures, constituées de carbone organique et d'oxydes de fer, conduit à la formation de tapis microbiens au niveau des zones de résurgence d'eau souterraine riche en fer.
Image de gauche : tubes formés par les bactéries du genre Leptothrix. Image de droite : fibres torsadées produites par les bactéries de la famille Gallionellaceae.
Image prise par Olivier Bochet ("Les fractures du sous-sol favorisent le développement de la vie intraterrestre", article paru en janvier 2020 dans Nature Geoscience)





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