Anne-Lyse Ravon (CReAAH) lauréate du Prix Bretagne Jeunes Chercheuses 2018



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Le 6 décembre 2018, la Région Bretagne a annoncé la liste des 6 laurétats 2018 du Prix Jeunes Chercheurs, Anne-Lyse Ravon du CReAAH fait partie des heureuses élues!

Le 6 décembre 2018, la Région Bretagne a annoncé la liste des 6 laurétats 2018 du Prix Jeunes Chercheurs, Anne-Lyse Ravon du CReAAH fait partie des heureuses élues !

Pour concourir, les chercheuses et chercheurs doivent repondre à plusieurs critères :

* avoir moins de 35 ans
* être diplômée depuis moins de 5 ans
* avoir préparé, soutenu et obtenu une thèse en Bretagne dans un laboratoire public ou privé

Le jury du prix était présidé par Nicolas Thély, Professeur des universités en Art, Esthétique et Humanités Numériques à l'université Rennes 2 et Directeur de la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne.



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Les Prix Bretagne Jeunes Chercheurs ont été remis par la Région le 6 décembre 2018 à Rennes (© Sciences Ouest / Espace des sciences)


Anne-Lyse Ravon candidatait dans la catégorie "science humaines et sociales" sur la thématique  "Des Prénéandertaliens aux Néandertaliens en Europe du nord-ouest"

Pour en savoir plus
>>> Le palmarès 2018 du Prix Bretagne Jeunes Chercheurs
>>> Découvrir son portrait dans Sciences Ouest (367- déc 2018) "L'exploratrice du paléolithique..."



Sa recherche porte sur la définition des systèmes et techniques mis en œuvre au Paléolithique ancien dans l’ouest armoricain. Son travail contribue, en particulier, à mieux comprendre la dynamique de peuplement de la péninsule armoricaine au Pléistocène moyen (entre −781 000 et −126 000 ans).

D’octobre 2012 à juillet 2017, Anne-Lyse Ravon a mené ses travaux de thèse sous la direction de Grégor Marchand au sein de l’équipe de Marie-Yvane Daire, directrice du CReAAH, tous deux rattachés à la délégation Bretagne - Pays de la Loire du CNRS à Rennes. Elle est actuellement en post-doc au British Museum (Londres).


Anne-Lyse a soutenu sa thèse le 4 juillet 2017 à l'université de Rennes 1 sur "Originalité et développement du Paléolithique inférieur à l’extrémité occidentale de l’Eurasie : le « Colombanien » de Menez-Dregan (Plouhinec, Finistère, Bretagne)".

These Anne Lyse Ravon 1

These Anne Lyse Ravon 2



Anne Lyse Ravon

Anne-Lyse Ravon sur le site de la grotte de Méner-Drégan, sur la commune de Plouhinec (Finistère)




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Anne-Lyse Ravon (CReAAH) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @


Clarysse Picard est championne de France Espoir de semi-marathon



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A fond pour le demi-fond, étude et sport de haut niveau

Clarysse Picard, 21 ans, est arrivée à Rennes en septembre 2018 pour entamer un master mention Biodiversité-Ecologie-Evolution parcours ERPUR (Stratégie de développement durable et périurbanisation) à l’université de Rennes 1, après une licence Biologie des Organismes obtenue à l’ICES (Institut catholique de Vendée, à la Roche sur Yon). Le master ERPUR est son premier choix d’orientation : elle souhaitait venir à Rennes pour ses enseignements axés sur le développement durable, la sociologie et la démographie, la communication relationnelle, bref, un mix entre les sciences du vivant et les SHS, aussi entre les enseignements théoriques et les cas concrets et leurs applications sociétales.


Mais revenons aux origines de ce parcours sportif. D’abord intéressée par le basket, le foot et la natation, Clarysse a commencé à courir à 14 ans au collège, où elle a d’ailleurs remporté 4 ans de suite le cross annuel. Des prédispositions naturelles donc, mais pas d’héritage familial pour cette passion : c’est même elle qui a converti toute sa famille à la course à pied !


Athlète de niveau national, elle est spécialiste du demi-fond (du 5000m au 21 km, le « semi » pour les initiés…). Elle est licenciée à l’ABV, l’Athlé Bocage Vendée aux Herbiers. Elle a le même coach depuis 6 ans et bénéficie d’un programme d’entrainement à distance rigoureux avec 7 à 10 sessions par semaine : 4 à 6 footing, et 3 à 4 séances plus qualitatives (du fractionné par exemple), avec un seul jour de repos. C’est du sérieux donc !

Avec son statut d’étudiant sportif de haut niveau obtenu auprès du SIUAPS, Clarysse dispose d'un contrat pédagogique spécifique qui lui permet potentiellement d'adapter ses horaires de cours. A ce titre, elle fait partie des 80 sportifs étudiants (ou étudiants sportifs… ?) toutes disciplines confondues à Rennes. Elle a un sponsor qui la suit depuis 2 ans – SAUCONY – un équipementier spécialiste de la course à pied qui la fournit en matériel, mais qui ne la rémunère pas.

Clarysse possède également une licence universitaire pour faire les compétitions universitaires : championnat de France sur piste (prévu en mai 2019), le 10 km sur route (avril 2019) ou 10 000m sur piste où elle abordera la compétition avec de grandes ambitions, pour tenter d’aller chercher le titre. Mais également des courses sur route, du cross-country (4 km à Vittel en mars 2019). Bref, Clarysse est une fondeuse tout terrain, qui a de l’ambition et donc des objectifs :
- 3e de la compétition par équipe, elle s’est emparée du titre de championne de France Espoir de semi-marathon (dans la catégorie des moins de 22 ans) le 28 octobre 2018. Abaissant son record perso à 1h20mn15s, elle termine 10ème française, à 5 mn de Fadouwa Ledhem, la meilleure française du moment
- mais son ambition à moyen terme - disons 10 ans - c’est de courir le marathon ! Avec l’équipe de France en point de mire, ce qui suppose de courir autour des 2h35mn (le record de France étant détenu par Christelle Daunay en 2h24mn2s à Paris en avril 2010)
- à plus long terme, Clarysse se prend à rêver des JO, et pourquoi pas dès 2028 à Los Angeles… car pour Paris 2024, ce sera un peu trop tôt, le marathon est une épreuve d’endurance – c’est peu de le dire – et donc de maturité.

Quand Clarysse arrête de penser à la course et qu’elle se concentre sur les études, comment se projette-t-elle dans un avenir proche ? Pas de thèse a priori, car après son master, elle se verrait bien chargée d’urbanisation dans une collectivité territoriale (région, département, ComCom, mairie…), une structure de type AUDIAR (Agence d'Urbanisme et de Développement Intercommunal de l'Agglomération Rennaise) lui conviendrait parfaitement ! Et si en plus cette structure pouvait lui permettre un aménagement du temps de travail compatible avec les entrainements, alors là, ce serait le top. En effet, 2 marathoniennes françaises uniquement vivent de leur sport, grâce à leurs sponsors et à leur gains en compétition. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !



En savoir plus sur Clarysse Picard :
>>> sa fiche à l’ABV
>>> sa fiche IAAF
>>> Instagram
>>> Facebook


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Avec mon entraîneur (Nicolas Monnier) lors du meeting de Carquefou en Juin 2018


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Championnat de France de cross-country à Plouay, mars 2018


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10km de Saint Laurent sur Sèvre, 7 octobre 2018


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Avec Julien Moreau (Champion de France master), aux championnats de France de semi-marathon, le 28 octobre 2018




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La végétation riveraine des cours d’eau : de quelles connaissances avons-nous besoin ?


 AHLeGall    07/12/2018 : 10:12

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Publication dans STOTEN

On appelle zone riveraine la zone plus ou moins large qui longe un cours d'eau, qui influence ce cours d’eau et qui est influencée par ce cours d’eau. Elle peut être recouverte de végétation, appelée ripisylve, forêt alluviale, etc. La végétation riveraine (VR) est une composante essentielle des systèmes fluviaux car elle joue un rôle fondamental pour de multiples fonctions socio-écologiques : régulation des crues, amélioration de la qualité de l’eau, etc. Cette végétation est donc reconnue et étudiée par les scientifiques depuis longtemps. Et pourtant, ces connaissances demeurent incomplètes et surtout fragmentées. C’est que montre un article de synthèse publié dans STOTEN en novembre 2018, avec notamment Simon Dufour et Marianne Laslier (LETG-Rennes à université Rennes 2). En analysant le cheminement scientifique complexe des études sur la végétation riveraine à travers l'histoire, la géographie et les approches disciplinaires, cette étude met l’accent sur l’importance de mieux comprendre cet écosystème particulier, anthropisé, et ses services écosystémiques, dans le contexte des changements globaux.


De fait, une telle synthèse n’est pas été facile à réaliser car la végétation des rives des cours d’eau est un système socio-écologique co-construit et ouvert, au carrefour de la biosphère, de l'hydrosphère, de la lithosphère, de l'atmosphère et de l'anthroposphère, elle peut donc être étudiée de mille façons. L’étude a donc analysé presque 2000 publications portant sur une large gamme de systèmes écologiques dans des contextes climatiques, morphologiques et humains différents.

Ainsi, du point de vue scientifique, les auteurs ont constaté que la façon dont la VR a été étudiée a évolué au fil du temps, du fait par exemple du développement de la modélisation et des approches géomatiques. Elle a pu aussi varier selon les systèmes fluviaux et les zones géographiques : par exemple, sa relation aux eaux souterraines – car ce sont les nappes qui alimentent les cours d’eau - est habituellement davantage étudiée en Océanie et en Asie que sur les autres continents.



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Occurrence des mots-clés issus de l'analyse du corpus bibliographique en fonction des aires géographiques continentales



Cette étude a de fait révélé l'absence d'une communauté scientifique spécialisée sur la VR qui serait unique, homogène et facilement identifiable. Cela est probablement dû à la nature du sujet, qui inclut divers champs de connaissances (i.e. disciplines) et plusieurs questions appliquées : biodiversité, foresterie, qualité de l'eau, hydromorphologie, restauration des écosystèmes, écologie, etc..

Les chercheurs ont également constaté que certains thèmes sont étudiés depuis le début du 20ième siècle et qu’ils sont activement remis au goût du jour (par exemple les approches biogéomorphologiques), alors que d'autres approchent émergent, ce qui reflète d'ailleurs les tendances générales en écologie (c'est le cas des approches fonctionnelles par exemple).



Végétation riveraine et changements globaux : quelques perspectives

Parmi les changements globaux, le changement climatique est actuellement le principal sujet étudié pour la VR, avec deux approches principales : la première approche consiste à analyser les impacts du changement climatique sur la VR ; la deuxième approche, à l’inverse, met l'accent sur l'influence atténuante de la VR sur l’impact du réchauffement sur les écosystèmes aquatiques. Historiquement, les effets des changements dans l'utilisation des terres sur la végétation riveraine ont également également un sujet de recherche important et des recherches récentes s’intéressent notamment aux effet de l’urbanisation.

Une meilleure compréhension de la relation entre la VR et les changements globaux repose sur au moins trois approches complémentaires :
(1) l’analyse des processus qui améliorent la compréhension du rôle fonctionnel et de la réponse de la VR,
(2) les outils géomatiques qui facilitent le suivi à large échelle des changements d’état des zones riveraines et
(3) la modélisation qui améliore la prévision des changements à venir.

Cependant, penser l'intégration de la VR dans le cadre des changements globaux soulève plusieurs questions. Le principal défi consiste à bien comprendre le fonctionnement des zones riveraines d'une manière intégrée (ce qui est difficile en raison de la complexité de ces écosystèmes), et qui soit également valable dans tous les contextes géographiques (surtout climatiques, géomorphologiques et anthropiques).

Pour relever ce défi, au moins trois pistes sont à explorer dès à présent :
(1) l'examen de la littérature montre qu'il existe déjà un grand nombre d'études. Mais, la consolidation de ces connaissances est une étape cruciale, car celles-ci sont encore trop éparpillées entre les disciplines et les zones géographiques, etc. Idéalement, il faudrait en outre intégrer aux connaissances universitaires d'autres formes de connaissances fournies par les gestionnaires, les décideurs locaux, etc.
(2) cet examen devrait aider à distinguer les connaissances existantes qui doivent être transférées (vers les gestionnaires, vers les décideurs, vers les scientifiques d’autres pays ou d’autres disciplines) et les lacunes à combler. D’une façon générale, de nombreuses études font le lien entre la biosphère, l'hydrosphère, la lithosphère et l'atmosphère, mais des progrès sont nécessaires pour les relier à l'anthroposphère. En effet, l’approche effectivement intégrée de la végétation riveraine pâtit d’un manque flagrant d’approches sociales, culturelles, politiques, etc.
(3) la VR est la résultante de processus climatiques, hydromorphologiques et biologiques qui sont tous directement ou indirectement modifiés par les activités humaines. Les auteurs de l’article craignent que la dispersion des connaissances et l'intégration des dimensions socioculturelles échouent si les connaissances ne sont pas correctement contextualisées et si tous les particularismes géographiques ne sont pas pris en compte. Il faut donc mieux couvrir l’ensemble des contextes existants (ex. systèmes urbains, petits systèmes tropicaux) et élaborer des cadres ad hoc adaptés à chaque milieu qui combinent les facteurs naturels et humains (actuels et passés).




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Le LETG – et notamment son équipe rennaise - en privilégiant l’approche spatiale des interactions entre nature et société et en mettant l’accent sur l’étude des processus naturels et anthropiques, est particulièrement bien positionné pour aider à la définition des cadres d’analyse pertinents de cette végétation riveraine dans le contexte des changements globaux. Son expertise sur les dynamiques socioécologiques, en modélisation et dans le traitement des données acquises par télédétection à toutes les échelles spatiales complètent et confortent son positionnement national et international, comme en témoigne cette étude de synthèse dans la prestigieuse revue STOTEN.



Référence
Simon Dufour, Patricia Maria Rodríguez-González, Marianne Laslier, Tracing the scientific trajectory of riparian vegetation studies: Main topics, approaches and needs in a globally changing world, Science of The Total Environment, Volume 653, 2019, Pages 1168-1185,



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Simon Dufour (LETG-Rennes) / @
Marianne Laslier (LETG-Rennes) / @
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Le LETG-Rennes obtient un projet CAPES-COFECUB



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CiClAMEn : Cities, Climate And vegetation: Modeling and Environmental public policies

Le laboratoire LETG-Rennes (CNRS, université Rennes 2) vient d'obtenir un nouveau projet CAPES-COFECUB (941-19) avec l'UNESP-Presidente Prudente (Brésil). Vincent Dubreuil en est le coordinateur côté français et Margarete Amorim côté brésilien. Le projet est centré sur le climat urbain, la végétation et les politiques publiques d'adaptation.

Le programme CAPES-COFECUB entre le Brésil et la France s’est développé durant les 40 dernières années et a contribué avec succès aux échanges académiques, à la production scientifique et à la formation de jeunes chercheurs. Il est financé pour la Partie française par le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et piloté par le Comité français d’évaluation de la coopération universitaire et scientifique avec le Brésil (COFECUB). Pour la Partie brésilienne, il est financé et administré par la CAPES (Coordination pour le perfectionnement du personnel de l’enseignement supérieur, agence qui dépend du Ministère de l’éducation).

L’objectif du programme est d’amorcer ou de développer la coopération scientifique et les relations entre les centres de recherche et les universités des deux pays, à travers le soutien à des projets communs de recherche d’excellence, impliquant la mobilité de chercheurs en accordant une priorité à la formation aux niveaux doctoral et post-doctoral.


CiClAMEn : Cities, Climate And vegetation: Modeling and Environmental public policies


Bien que les villes représentent moins de 2% de la surface terrestre, elles concentrent la majorité de la population à l'échelle planétaire. En raison des changements environnementaux causés par l'urbanisation, en particulier l'augmentation de la température (appelée «îlot de chaleur urbain» ou ICU) et les concentrations de polluants atmosphériques, la population urbaine est exposée à de nombreux effets délétères sur la santé.

Ces changements peuvent potentiellement entraîner des changements dans le fonctionnement de l'écosystème périurbain et rural. Certaines études ont cherché à proposer des mesures d'atténuation explorant le rôle de la végétation urbaine pour réduire l'ICU, mais elles n'ont souvent pas pris en compte les situations réelles considérant
i) la climatologie régionale;
ii) la diversité des trajectoires historiques d'utilisation des terres;
iii) la morphologie du site urbain) et iv) le contexte des politiques publiques.
En outre, la plupart des recherches ont été menées dans les grandes villes et peu ont été développées pour les villes de taille moyenne.
Enfin, les études comparant les environnements urbains tempérés et tropicaux sont rares.

Dans ce projet, il est proposé d'analyser les caractéristiques d'utilisation des sols et la production d'îlots de chaleur dans six villes française et brésiliennes (Rennes, Presidente Prudente, Jacarei, Tres Lagoas, Maringa, Sinop), des villes de taille moyenne dans des contextes climatiques, historiques et d'occupation de l'espace différents, en vue de proposer des politiques et des mesures qui peuvent atténuer les températures élevées aux échelles fines et notamment le rôle de la végétation.



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Vincent Dubreuil (LETG-Rennes) / @


Focus sur la chimie des "métaux" dans l'environnement



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Avec 2 collaborations : Synchotron Soleil et Expédition 7e Continent

Deux études récentes publiées par les chercheurs de Géosciences Rennes illustrent dans des contextes très différents la polyvalence thématique - et donc les collaborations - de l'équipe Nano-BioGéochimie (NBG).


Les membres de cette équipe s’intéressent aux processus et facteurs clés gouvernant le cycle, le traçage et les mécanismes de transfert des éléments traces métalliques (métaux et métalloïdes) et des nano-objets à la fois en tant que contaminants et phases porteuses (nanoparticules naturelles et anthropiques, inorganiques et organiques : Nps manufacturées, nano-plastiques, etc..). Leurs axes de recherche sont focalisés sur les environnements de surface (eaux, sols, bassins versants, estuaires, océans) et leurs interfaces, y incluant l'action des micro-organismes et de la végétation...
>>> En savoir plus



Soleil

Rôle de la composition minérale des berges de rivières situées en zone humide dans le transfert des métaux traces


Le transport des éléments trace métalliques (ETM), qu’ils soient d’origine naturelle ou liés aux activités humaines, est un enjeu majeur pour la préservation des écosystèmes et la santé publique. Ce transport est regulé par des processus physiques, chimiques et biologiques qu’il est nécessaire de comprendre afin d’appréhender et anticiper d’éventuelles contaminations environnementales. Dans le but de déterminer le devenir de ces ETM, pourquoi ils sont présents et comment ils se déplacent, l’équipe Nano-BioGéochimie du laboratoire Géosciences Rennes s’est associée à la ligne de lumière LUCIA de SOLEIL et au Laboratoire Interdisciplinaire des Environnements Continentaux de Nancy. Ils ont cherché à mettre en évidence les facteurs influençant les transferts d’ETM en zone humide riparienne*, dont les inondations et assèchements saisonniers entrainent des changements drastiques des conditions physico-chimiques, leur conférant ainsi un rôle majeur dans la mobilité des ETM dans l’environnement.

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Dépots ferriques observés dans les sédiments de berge d’une rivière drainant une zone humide (Bretagne, France).

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Pollution plastique : Grandes quantités de métaux lourds dans l’océan


La présence de fortes concentrations de métaux lourds sur différents échantillons de débris de plastique prélevés lors de l’expédition 7E CONTINENT dans le gyre de l’Atlantique Nord en 2015 a été mise en évidence par une équipe de chercheurs pilotée par Alexandra ter Halle, responsable du volet scientifique de 7E CONTINENT et chercheuse au CNRS au laboratoire Interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier). Les concentrations en métaux lourds dans ces débris s’avèrent plus importantes par rapport à celles dans des emballages en plastique neufs. Publiés dans la revue Environmental Pollution, ces résultats impliquent des scientifiques CNRS, IRD et du laboratoire Géosciences Rennes à l’Université de Rennes 1.

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Mélanie Davranche (Géosciences Rennes) / @
Julien Gigault (Géosciences Rennes) / @


Le CNRS a décerné un cristal collectif au réseau des lithopréparateurs



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Xavier Le Coz co-lauréat

En 2018, le CNRS décerne une nouvelle distinction, le Cristal collectif, qui récompense des équipes d'ingénieurs et de techniciens pour leur projet collectif innovant ou technique remarquable. Les projets lauréats concernent tant l’accompagnement que l’appui direct à la recherche et réunissent des compétences pluridisciplinaires. Dans la catégorie "Appui direct à la recherche", un des projets lauréats est le Réseau des lithopréparateurs. Ce réseau, né en 1997, a pour objectif de répondre à une demande de formations des agents sur la lithopréparation, un métier de géologie peu connu du grand public par sa rareté avec seulement une cinquantaine de lithopréparateurs dans les laboratoires français en 2018. Xavier Le Coz, technicien UR1 à Géosciences Rennes/OSUR,  est un des co-fondateurs et animateurs du réseau. Il partage ce Cristal avec Brigitte Spiteri (IRAMAT-CRP2A / Université Bordeaux Montaigne), Christophe Névado (Géosciences Montpellier), Fabienne de Parseval (Géosciences Environnement Toulouse).


Arrivé à Géosciences Rennes en 1985 en tant que simple stagiaire en lithopréparation, Xavier a pris la responsabilité de l'atelier de lames minces après avoir suivi deux ans de formation.

Les multiples stages et formations qu'il a pu suivre au travers de ses déplacements dans les laboratoires français lui ont permis d’acquérir une solide expérience qu'il partage à travers des formations qu'il encadre pour des techniciens français aussi bien qu'étrangers.

Xavier est membre du bureau du "Réseau des lithopréparateurs de France". Ce réseau dont il est co-fondateur a vu le jour à Poitiers lors de la première réunion nationale des gens du métier en 1998. Il est en outre le webmaster du site internet des lithopréparateurs de France lancé en 2003. Ce site a pour but de faire connaître au grand public un des "métiers rares" des universités et des organismes de recherche français et d’aider les techniciens dans leur pratiques.

L'atelier est désormais intégré au service "Géomatériaux, Sédimentologie et pétrophysique" de Géosciences Rennes, mais il est également utilisé au sein de l'OSUR par les archéologues du CReAAH : Marc Gosselin et Mikael Guiavarc'h y préparent des échantillons issues d'objets archéologiques en céramique, mortier, roche (lames minces, sections polies...). L'atelier - très polyvalent - a également travaillé avec les écologues d'ECOBIO : Xavier a collaboré avec Aurélien Gicquel lors de sa thèse à ECOBIO pour des préparations sur des sphaignes.

La direction de l'OSUR s'associe à celle de Géosciences Rennes pour transmettre à Xavier ses chaleureuses félicitations pour ce Cristal collectif qui récompense un investissement permanent et une compétence aussi précieuse qu'originale.


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Xavier Le Coz dans son atelier à l'université de Rennes 1 : polissage d'un échantillon de roche destiné au MEB (microscope électronique à balayage)


>>> L'atelier Géomatériaux du service "Géomatériaux, Sédimentologie et pétrophysique" de Géosciences Rennes

>>> Le site du Réseau national des lithopréparateurs

>>> Cristal collectif 2018 du CNRS



Chondrite
Cliché de lame mince : Chondre barré d'une chondrite carbonée (Météorite ACFR331) X50


Calcite2
Lame épaisse montrant des inclusions fluides dans un cristal de calcite (gisement de talc de Trimouns, Pyrénées). Un cube de sel et une bulle de gaz sont visibles, ce sont les inclusions



Gosselin Sclero2
Utilisation de la scie de précision Accutom-50 © de l’atelier de lithopréparation lors de la réalisation d’une lame mince de la coquille du bivalve Callista umbonella. Le trait de coupe est réalisé dans l’axe de croissance de la coquille et permet in fine d’observer les marques de croissances successives. M. Gosselin ©.
Pour en savoir plus, lire "La sclérochronologie... quézaco ?"




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Xavier Le Coz (Géosciences Rennes) / @
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Des étudiants de master se lancent dans le « creative writing » scientifique... et sont publiés dans la revue Global Change Biology



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Article dans Global Change Biology

Ivan Couée (ECOBIO) et les étudiants de la promotion 2018 PMAS (Physiologie moléculaire et adaptations aux stress) du Master 2 APVV (parcours : Amélioration, Production, Valorisation du Végétal), co-habilité par l’Université de Rennes 1, Agrocampus Ouest et l'Oniris, publient un article de synthèse dans la revue Global Change Biology en décembre 2018 sur l’importance des mécanismes sensoriels et signalétiques des plantes pour comprendre les interactions végétation-changement climatique.


Le travail de construction du manuscrit a été conçu comme un workshop de « creative writing » scientifique. Certains congrès organisent parfois de tels workshops ou symposia d’écriture collective (Daniel T. Shaughnessy et al. -2014- « Mitochondria, energetics, epigenetics, and cellular responses to stress » Environmental Health Perspectives, 122 : 1271-1278). Il s’agit ici d’un workshop encadré de Master 2. Sur la base d’une thématique pré-définie et d’un premier corpus de publications, les étudiants doivent faire une première analyse, imaginer eux-mêmes un sous-thème à développer et, après validation ou ajustement de ce sous-thème, trouver la littérature pertinente, la critiquer, et construire un texte et une figure destinés à être intégrés dans un authentique manuscrit scientifique qui est réellement soumis à une revue scientifique internationale. Les articulations entre les contributions individuelles et la cohésion générale de l’ensemble sont faites de manière progressive par des tables rondes et des bilans d’étape.

Ce workshop rejoint un ensemble de pratiques éducatives visant à l’authenticité du travail scientifique réalisé par des étudiants (James M. Burnette III, Susan R. Wessler -2013- « Transposing from the laboratory to the classroom to generate authentic research experiences for undergraduates » Genetics, 193 : 367-375), en se démarquant de pratiques non-authentiques, « comme si », ou dématérialisées. Susan Wessler à Riverside a ainsi mis en place un véritable laboratoire de recherche en biologie moléculaire des plantes pour des étudiants de niveau Master. Les ressources nécessaires pour une telle démarche de recherche expérimentale avec des étudiants de Master sont évidemment très importantes. L’organisation d’un workshop d’écriture collective est plus simple, mais mobilise des ressources importantes en termes d’effectif étudiants et de temps d’encadrement.

En plus du travail universitaire classique, la perspective d’une soumission réelle du manuscrit auprès d’une revue internationale, et donc obligatoirement auprès d’experts internationaux, donne aux étudiants un sentiment très fort d’enjeu scientifique et de valorisation personnelle. Le risque bien sûr pourrait être de générer de faux espoirs et de grandes déceptions. Mais d’une part, ce risque d’échec est aussi une expérience authentique de persévérance, dans les cas où la publication du manuscrit nécessite plusieurs tentatives de soumission. D’autre part, ce risque est atténué par le travail de synthèse, d’aménagement, de mise en cohérence, et de présentation à la revue que peut faire le responsable du projet. Un tel travail en aval est bien sûr nécessaire pour donner à l’ensemble des contributions une cohérence complète, une vision globale et une visibilité qui correspondent à la politique éditoriale de la revue choisie. Il faut en effet concilier la liberté de choix, d’analyse et d’expression, et le droit à l’erreur, d’étudiants de niveau Master 2 avec la rigueur nécessaire pour que le manuscrit à soumettre soit solide et fiable. La liberté d’expression des étudiants est d’ailleurs ce qui apporte une grande nouveauté de ton et d’analyse, mais le souci de rigueur et de qualité impose une vérification précise des sources utilisées et une relecture fine des commentaires rédigés par les étudiants.

La publication de cet article dans une revue telle que Global Change Biology (facteur d'impact de 8.997 !) montre que les étudiants impliqués ont parfaitement saisi la portée du thème initialement proposé, et ont su en rendre compte avec pertinence, au moment même où la communauté scientifique du domaine prenait conscience de l’importance de ces thématiques.

La compréhension des mécanismes de perception de l’environnement par les plantes, et en particulier des mécanismes de perception de contraintes stressantes (chaleur, salinité, forte lumière, hypoxie, ozone, UV), a fait des progrès immenses ces dernières années, avec par exemple la découverte des récepteurs à l’hypoxie et à l’ennoiement ou des photorécepteurs aux rayonnements UV-B. Cette capacité de perception des stress environnementaux est un trait fonctionnel en soi qui détermine le niveau d’expression des fonctions de réponse et de défense et donc la qualité de la réponse de la plante à des fluctuations et à des stress environnementaux. De plus, ces voies de perception et de signalisation peuvent donner lieu à des processus de mémorisation épigénétique, ce qui ajoute une dimension temporelle aux possibilités de réponse. Enfin, les interconnexions entre les différentes voies de perception sont déterminantes pour que la plante développe ou non des réponses intégratives et adaptatives aux contraintes environnementales complexes du changement climatique, où la situation que doit interpréter la plante est un mélange de signaux multiples, parfois déjà « connus » par elle, ou parfois nouveaux pour elle, de par leur nature ou de par leur intensité.

Cette plasticité de perception et d’interprétation de l’environnement ajoute des niveaux supplémentaires de complexité aux interactions végétation-changement climatique. Il est possible d’imaginer que des conflits de perception, par exemple entre la salinité et la chaleur, aboutissent à un écroulement des réponses adaptatives au stress environnemental. Ce type d’impact non-linéaire et non-additif est actuellement difficile à prendre en compte dans les modélisations ou les prédictions, d’où l’importance des recherches actuelles de caractérisation des mécanismes de perception chez les plantes.


Biology Dec2018


Référence
Servane Bigot, Julies Buges, Lauriane Gilly, Cécile Jacques, Pauline Le Boulch, Marie Berger, Pauline Delcros, Jean-Baptiste Domergue, Astrid Koehl, Béra Ley-Ngardigal, Loup Tran Van Canh, Ivan Couée (2018) « Pivotal roles of environmental sensing and signaling mechanisms in plant responses to climate change » Global Change Biology, 24 :5573-5589



Le Master mention Biologie, agrosciences
parcours Amélioration, production, valorisation du végétal (APVV)
La deuxième année est articulée autour d’un tronc commun et de 4 options, dont Physiologie moléculaire et adaptations aux stress



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Ivan Couée (ECOBIO) / @


Jean Jouzel reçoit la Légion d'honneur des mains de Nicolas Hulot


 AHLeGall    26/11/2018 : 13:10

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Jean Jouzel a été Président du Conseil de l'OSUR de 2011 à 2016

Le climatologue Jean Jouzel fait partie de la promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur. Il a reçu cette distinction des mains de Nicolas Hulot, ancien ministre de l'écologie, à Janzé, le 23 novembre 2018.

Jean Jouzel est directeur de recherche émérite au CEA et au CNRS au sein du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement. Docteur de l'Université Paris-Sud, il a effectué sa thèse au sein du CEA Paris-Saclay (à l'époque, CEA Saclay) dans lequel il fera une grande partie de sa carrière. Climatologue et glaciologue, il a consacré sa vie de scientifique à l'étude de l'évolution du climat.

Il est aussi expert pour le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de l'ONU, dont il est devenu vice-président en 2002. De 2001 à 2008, il dirige également l'Institut Pierre-Simon-Laplace dont fait partie le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement.

Au cours de sa carrière Jean Jouzel a reçu les plus prestigieuses distinctions : il reçoit la médaille d'or du CNRS conjointement avec Claude Lorius (2002),  co-lauréat du prix Nobel de la Paix au titre du GIEC (2007), prix Vetlesen, considéré comme le "prix Nobel" des Sciences de la Terre et de l'Univers (2012), membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis (2016) ; en 2018, il rejoint l'Institut de France (Académie des Sciences). Le 14 juillet 2018, il a été promu dans l'Ordre national de la Légion d'honneur au grade de commandeur.

Infatigable artisan de la paix, Jean Jouzel n'a de cesse de nous alerter sur les enjeux du réchauffement climatique et de leurs conséquences, aussi bien pour la planète que pour l'humanité. Il nous a fait le grand plaisir en décembre 2017 d'animer une conférence à l'université de Rennes 1 avec Pierre Larrouturou, à l'occasion de la sortie de leur ouvrage commun intitulé "Pour éviter le chaos climatique et financier" (voir la vidéo de la conférence).

Jean Jouzel nous a fait l'honneur de présider le Conseil de l'Observatoire de 2011 à 2016, remplacé par Ghislain de Marsily de l'Académie des Sciences. Nous lui adressons à nouveau nos sincères félicitations.


2015

Jean Jouzel en 2013 à l'université de Rennes 1 lors de l'inauguration de l'OSUR


Nov2018b
Jean Jouzel et Jean-Raynald de Dreuzy (directeur de l'OSUR) (Janzé, le 23/11/18)




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SRADDET et Breizh COP de la Région Bretagne : 2e avis du Conseil Scientifique



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AVIS DU CONSEIL SCIENTIFIQUE SUR LES « OBJECTIFS » DE LA BREIZH COP ET DU SRADDET

Le 19 avril 2018 à Brest, le Conseil régional de Bretagne a adopté le document d’étape de la Breizh COP, un projet majeur de la région dans lequel le rôle des scientifiques est sollicité, et où l’OSUR est représenté, notamment au sein du Conseil scientifique. Ce CS a produit le 8 novembre 2018 son second avis intitulé



AVIS DU CONSEIL SCIENTIFIQUE SUR LES « OBJECTIFS » DE LA BREIZH COP ET DU SRADDET
(adopté en séance plénière le 8 novembre 2018)




Rappel : Pourquoi une Breizh COP ?


Il s’agit pour la Région d’écrire le projet d’avenir et de développement durable de la Bretagne d’ici 2040. Cela va très au-delà d’un programme d’action pour le Conseil régional, c’est un projet de territoire pour la Bretagne et ses habitants, qui se traduira dans le SRADDET (schéma régional de développement durable et d’égalité des territoires). Il s’agit aussi d’inscrire les transitions climatiques et écologiques au coeur de ce projet, de redéfinir une vision de l’aménagement du territoire breton ; également de rechercher la mobilisation du plus grand nombre autour d’objectifs partagés et d’engagements concrets et d’inventer de nouvelles manière de faire ensemble.


Pour ce faire, un agenda ambitieux a été lancé début 2017 :

  • de mars 2017 à avril 2018 : Partager un diagnostic et fixer ensemble de grandes orientations transversales. Ce travail a abouti à l’adoption d’un document d’orientation par le Conseil régional en avril 2018, à Brest
  • ces dernier mois, de mai 2018 à décembre 2018 : Partager ensemble des objectifs à atteindre ; tracer les perspectives de la Bretagne que nous voulons, décliner les orientations transversales en objectifs mesurables. Ceci aboutira à l’adoption de ces objectifs lors de la session de décembre, après les 5 réunions territoriales de concertation de septembre et octobre dernier.

 

Que dit le document d’orientation d’avril 2018 ? Il se fonde sur un triple constat :

  • une urgence climatique partagée et placée au premier rang des enjeux et défis à relever. Une urgence quant à la biodiversité jusque-là trop souvent minimisée ou considérée comme accessoire
  • des tendances lourdes à des déséquilibres territoriaux liées à des phénomènes de polarisation d’activité
  • une action collective et une action publique à réinventer


D’où la « charte des valeurs et des principes » et trois orientations transversales :

  • une région créatrice, performante et rayonnante dans le monde
  • une région source de progrès humains et écologiques pour les générations actuelles et futures
  • une région mobilisée, participative et démocratique

 

Derrière ces formulations, on retrouve une réelle volonté de :

  • déployer un nouveau modèle de développement plus durable
  • réinventer de nouvelles formes d’aménagement privilégiant la proximité
  • réinventer de nouveaux modèles de développement et de vie plus sobres,
  • réinventer l’action publique et l’action collective.

 

Globalement la question posée est donc celle de la « rupture » dans nos manières de produire, d’occuper l’espace, de décider etc…

 

La nouvelle phase de travail consiste en la définition partagée des objectifs :

  • en déclinaison des orientations transversales, il faudra définir des objectifs mobilisateurs, mesurables ambitieux et réalistes
  • définir ces objectifs par thématiques, qui sont les grands domaines d’intervention ciblés par la loi pour le SRADDET (habitat, égalité des territoires, gestion foncière, biodiversité, climat, air….)
  • faire de ces objectifs le socle de construction des règles générales, des engagements et des évolutions des politiques publiques et contractuelles.

 

Une proposition de 38 objectifs a donc été mise en débat : à noter que ces propositions sont bien de la « matière à discussion » et en aucun cas les options arrêtées par le Conseil régional.

 

Ces 38 propositions d’objectifs sont organisées autour des trois grandes orientations d’avril 2018, à savoir :

  • A - Une Bretagne créatrice, performante et rayonnante dans le monde. (objectifs 1 à 14)
    • 1 - raccorder et connecter la Bretagne au monde
    • 2 – accélérer la croissance et notre performance économique par les transitions
  • B - Une Bretagne, terre de progrès humains et écologiques pour les générations actuelles et futures (objectifs 15 à 31)
    • 3 - Faire vivre une Bretagne des proximités
    • 4 - Faire vivre une Bretagne de la sobriété. C’est ici que l’on retrouve notamment les objectifs en matière d’eau, biodiversité, consommation d’énergie, déchets, foncier, adaptation climatique
  • C - Une Bretagne diverse, unie et démocratique (objectifs 32 à 38)

 

 

>>> Lire le document de la Région « Les objectifs de la Breizh COP. 38 propositions mises au débat »

 

Objectifs Breizh Cop

 

L’avis n° 2 du Conseil scientifique

 

Rappelons que dans le cadre de la mise en œuvre du projet de SRADDET – Breizh COP, le Conseil Régional a souhaité mettre en place un Conseil scientifique (CS). Sa mise en place officielle a eu lieu le 13 février 2018 lors d’une réunion plénière présidée par Mr  le  Président du Conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard.

 

4 membres de l’OSUR sont dans le CS :

  • Valérie Bonnardot (Université Rennes 2, LETG-Rennes), spécialiste en géographie physique et environnement, changement climatique,
  • Daniel Cluzeau (Université Rennes 1, ECOBIO), spécialiste des interactions entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes terrestres,
  • Gérard Gruau (CNRS, Géosciences Rennes), spécialiste des transferts dans les bassins versants, des relations entre climat, agriculture, usages et qualité de l’eau. Président du CRESEB, membre du bureau du CS Breizh COP,
  • Simon Dufour (Université Rennes 2, LETG Rennes), spécialiste de l’organisation spatiale des territoires, des liens entre eau et territoires, de la gestion des zones humides.

 

Ce CS avait déjà fourni un 1er avis sur le document d'orientation.

 

C’est donc sur les 38 propositions que le CS s’est penché pour produire son avis n°2. Ces 38 propositions rassemblées dans le document  des « Objectifs » de la Breizh Cop  visent  à permettre de réaliser les grandes « Orientations » évoquées précédemment (avril 2018), avant que des « Outils » pour atteindre ces objectifs soient définis ultérieurement (début 2019)

 

Pour le CS, la lecture de ces documents suggère quelques interrogations et remarques préalables de portée générale :

  1. La première interrogation est bien évidente : les « objectifs » ici présentés permettent-ils de réaliser les grandes « orientations » précédemment évoquées ?
  2. A-t-on pris en compte la nature exacte et la véritable ampleur de tous les changements qui, à court et moyen terme, vont affecter la vie régionale et des risques qu’elles vont lui faire courir ?
  3. Comment éviter les risques de désillusions en cas de non-atteinte des objectifs ?
  4. Se pose alors effectivement la question des leviers d’intervention de la Région : dispose-t-elle des moyens d’action pour atténuer les risques et initier/gérer les ruptures ?
  5. Une autre question : où placer les curseurs quand il s’agit de réconcilier des ambitions qu’on présente (plus ou moins à tort) comme « irréconciliables » -ou, tout au moins, souvent en conflit ?

 

L’examen de chaque objectif appelle plusieurs séries de réflexions plus particulières :

>>> Lire le le détail des recommandations du CS sur les 38 objectifs

 

Le CS souhaite mettre particulièrement en exergue la nécessité de l'éducation à l'environnement et la nécessaire acceptabilité sociale de la transition, d'où la suggestion de créer un "Observatoire des transitions".

 

Extraits :

« (…) Il y a quelques thèmes forts des orientations qui auraient mérités d’être plus précisément et plus fortement affirmés.

           Il en va, par exemple, de la préoccupation constante, et fort légitime, dans les orientations, des questions  d’ « engagement citoyen », de « mobilisation », de « démocratie participative »…sans qu’aucun objectif à part entière (sauf l’objectif 36) ne développe suffisamment ces thèmes (…). Il en va de même pour les problèmes d’éducation et de formation, encore pas assez évoquées, alors qu’ils sont très présents dans les « orientations ».

(…) On pense encore  à l’importance de l’éducation et de la formation, si souvent évoquée (…), car les politiques de ruptures font souvent face à des problèmes d’acceptation par les populations (cf taxe sur les poids lourds, hausse du prix de certaines énergies…) et vouloir opérer des changements requiert une éducation active des citoyens. A cet égard, on doit tout particulièrement noter tout l’intérêt d’une mobilisation des jeunes pour réaliser des tâches d’observation de la biodiversité, du climat, de la quantité et de la qualité de l’eau…et de leurs évolutions.

(…) On pense enfin à la nécessité de créer un observatoire des transitions (économiques, écologiques…). On sait qu’il existe déjà de nombreuses sources statistiques sur les divers aspects de la vie régionale. Certaines sont largement disponibles, gratuitement ; d’autres restent volontairement confidentielles, et payantes. Il ne s’agit pas seulement s’efforcer de réunir toutes les données disponibles, en un document unique et accessible, ce qui serait déjà un grand progrès ! (confortant l’objectif 36), mais aussi de les commenter et de montrer surtout comment, à travers leur exploitation, en dynamique, on pourrait voir (ou ne pas voir) se dessiner les indispensables transitions…Cet observatoire tiendrait compte des  héritages des divers territoires et des impacts des politiques menées.

                          Il pourrait aussi être mobilisé  pour développer des politiques d’évaluation. L’ambition serait de confronter les valeurs ex-post avec les valeurs ex-ante. A ce prix, on éviterait de faire reposer des interventions sur des bases incertaines, on crédibiliserait l’action publique et on justifierait les politiques de ruptures…On pourrait aussi concevoir une « évaluation in itinere », c’est-à-dire en cours de réalisation de l’objectif,  permettant de réajuster soit les résultats à atteindre, soit les moyens mis en œuvre pour la réalisation des objectifs. »

 

 

Ces nombreuses recommandations ont fait l’objet d’une réponse circonstanciée du Président de Région, Loïg Chesnais-Girard.

 

Extraits :

« Votre avis identifie un besoin de clarification du lien SRADDET / Breizh COP. Sur ce point, je vous confirme la fusion des deux exercices, les règles générales du SRADDET constitueront l'un des outils de mise en oeuvre de la Breizh COP. Votre formulation: «Breizh COP, un monde à vivre, Démarche d'engagement (COP) et cadrage réglementaire» résume parfaitement l'ambition. »

(…)

« Je vous confirme également que l'urgence climatique est placée au premier rang des enjeux et défis à relever, même s'il n'est pas le seul identifié. Mais les débats intervenus et votre propre contribution ont bien conduit à préciser cette place première de l'enjeu climatique. »

(…)

« Je partage naturellement votre constat sur le fait qu'aujourd'hui les risques et les opportunités que le changement climatique peut générer sont insuffisamment connus, documentés et vulgarisés pour permettre l'appropriation de cet enjeu. Si nous disposons sans doute d'une large palette d'études thématiques ou générales, nous n'avons pas encore effectué un travail fin et précis à l'échelle de la Bretagne. Vous soulignez cette carence. TI nous faut y répondre.

Un travail spécifique est nécessaire sur ce sujet, c'est hi raison pour laquelle nous sommes engagés actuellement dans le dépôt d'un projet LIFE (Breizh'hin) portant sur l'adaptation au changement climatique. Il devra permettre d'éclairer les défis et les solutions sur la plupart des sujets que vous pointez: lien à l'eau, à l'agriculture, à la biodiversité, aux enjeux marins, etc. Comme vous le soulignez, la communauté scientifique devra être mobilisée et votre Comité scien~fique pourra prendre sa part à cette réflexion. »

(…)

« Vous promouvez les sciences participatives et il me semble en effet que cette proposition doit être creusée et sans doute faire l'objet d'expérimentations. Mais, j'ai bien noté aussi que cette notion avait fait l'objet de nombreux débats au sein de votre propre Comité scientifique. »

Et sur les actions du CS dans les semaines qui viennent :

« La poursuite de vos travaux, si cela vous semble pertinent, pourrait porter comme vous l'avez fait sur le document d'orientation, sur une analyse des propositions d'objectifs en amont de leur adoption par le Conseil régional mi-décembre. »

(…)

« Au début 2019, nous aurons à lancer la phase d'élaboration des règles et des engagements et votre Comité scientifique pourra se saisir de ces questions de méthode et apporter son point de vue, en particulier sur les indicateurs de suivi, comme cela a été envisagé. »


>>> La lettre du Président de la Région Bretagne au CS en date du 19 octobre 2018

 

 

Prochaine étape de la Breizh COP


A partir du début 2019, il s’agira donc de définir ensemble les outils pour atteindre les objectifs  qui sont de trois ordres :

  • des engagements pris par chacun, à son niveau, avec ses moyens, de manière volontariste pour répondre aux objectifs communs
  • des règles, c’est-à-dire des normes, qui s’imposeront aux documents de planification des territoires (SCOT, PLUI, etc.)
  • de nouvelles politiques publiques et notamment des politiques contractuelles avec les territoires

In fine, la Breizh COP sera l’ensemble de ces trois grandes étapes qui aboutiront globalement au deuxième semestre de 2019.

 

A noter que pour la 3e année consécutive, les trophées de la participation et de la concertation récompensent les initiatives innovantes en matière de concertation et de participation citoyenne. La Bretagne a reçu un trophée pour son initiative Breizh COP.

 

 

Pour en savoir plus

>>> Le site dédié de la Breizh COP

>>> La Breizh COP sur le site de la Région Bretagne

 

 

Sur le site de l’OSUR

>>> La Breizh COP, la recherche et l'expertise en environnement, l'OSUR... Où en est-on ?

>>> SRADDET et Breizh COP de la Région Bretagne : 1er avis du Conseil Scientifique

 

 

Contact OSUR

Gérard Gruau (Géosciences Rennes) / @

Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @

 

 

 

 

 

 


L’ambre de Tilin (Myanmar), avec son assemblage original d'insectes, apporte un éclairage unique sur une forêt tropicale disparue du Mésozoïque



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Article dans Nature Communications

Les faunes d'insectes datant de la fin du Crétacé sont extrêmement rares, le registre fossile comportant une lacune de 24 millions d'années entre le Campanien inférieur et le début de l'Éocène. Dans un article paru dans Nature Communications en août 2018, Vincent Perrichot (Géosciences Rennes) et ses collègues chinois et indiens décrivent un biota conservé dans de l’ambre provenant de Tilin, au centre du Myanmar (Birmanie), et datant de 72 Ma environ, soit autour de la transition Campanien–Maastrichtien. Cet ambre donne un aperçu unique d’un écosystème forestier tropical de la fin du Crétacé, et renseigne sur l’évolution des insectes à un moment clé de leur histoire.

Les écosystèmes forestiers ont été profondément restructurés au cours du Crétacé supérieur, avant même la crise d’extinction massive du Crétacé-Paléogène (K-Pg, -66 Ma), par la radiation rapide des angiospermes - ou plantes à fleurs. Leur dominance au détriment des conifères est ainsi établie dans les écosystèmes tropicaux dès le Campanien (avant-dernier étage stratigraphique du Crétacé, entre -83,6 et -72.1 Ma). De riches faunes d'insectes sont répertoriées au Crétacé et au Cénozoïque, mais il existe près de 24 millions d'années non documentées entre le début du Campanien et la fin du Paléocène (-56,0 Ma). Cette lacune altère considérablement notre compréhension de l’impact de la crise K-Pg sur l'évolution des insectes en lien avec la réorganisation des écosystèmes forestiers. La découverte d’un nouveau gisement d’ambre dans la région de Tilin, au centre du Myanmar (Birmanie), permet de combler un peu cette lacune. La présence d’ammonites et de zircons, respectivement dans la couche géologique sous-jacente et les tufs volcaniques sus-jacents, a permis de dater l’ambre à 72 millions d’années, soit à la transition Campanien-Maastrichtien (Fig. 1).



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Fig. 1. Géologie de l'ambre de Tilin. a/ Emplacement géologique de l'ambre de Tilin, au centre du Myanmar; b/ Colonne stratigraphique montrant les points d'échantillonnage et les résultats de datation.



Pour cette première étude du gisement, environ 5 kg d’ambre ont pu être analysés, qui ont révélés une cinquantaine d’inclusions d'arthropodes représentant 8 ordres et 12 familles d’insectes. Des chiffres encore modestes concernant un gisement d’ambre, mais ces premiers fossiles livrent déjà de précieuses informations. Certains insectes identifiés représentent la dernière occurrence connue de genres typiquement crétacés, démontrant la persistence de ces lignées jusqu’à la fin du Campanien au moins. Inversement, des fourmis Dolichoderinae et Ponerinae découvertes dans cet ambre (Fig. 3) constituent les plus anciens jalons fossiles de ces deux sous-familles aujourd’hui extrêmement diversifiées. Des fourmis plus anciennes sont déjà connues à partir de 100 Ma mais appartiennent presque toutes à une sous-famille exclusivement crétacée, les Sphecomyrminae, avec lesquelles ne co-existaient que de très rares lignées modernes. Toutes les fourmis cénozoïques sont en revanche attribuables aux sous-familles modernes. L’absence apparente de Sphecomyrminae dans l’ambre de Tilin, à confirmer par l’étude de davantage de matériel, suggère donc que la dominance des lignées modernes sur les lignées ancestrales s’est opérée avant la crise K-Pg, et non à la suite de cette crise comme on pouvait le penser. Ainsi la radiation précoce des angiospermes, en provoquant des changements marqués dans les écosystèmes terrestres tropicaux au Crétacé supérieur, a donc visiblement initié la radiation des fourmis modernes, et sans doute également d’autres arthropodes terrestres.



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Fig. 2. Fourmis fossiles dans l'ambre de Tilin. a-e/ Ouvrières Dolichoderinae; b/ Femelle ailée Ponerinae. Barres d'échelle, 0,2 mm (a, b, d, e), 0,1 mm (c) et 0,4 mm (f).



Le biota de l’ambre de Tilin représente le dernier assemblage d'insectes connus pour le Mésozoïque, et fournit une fenêtre unique sur un écosystème forestier tropical aujourd’hui disparu. L'âge, la source botanique, et les inclusions de l'ambre de Tilin sont différents de ceux de l’ambre cénomanien (99 Ma) de Kachin, autre gisement extrêmement riche dans le nord du Myanmar, montrant un changement biotique important et relativement rapide entre le Crétacé moyen et le Crétacé supérieur. L’exploitation du gisement se poursuit (Fig. 3) : avec l'excavation en cours de l'ambre de Tilin, la perspective raisonnable de découvrir une riche diversité d’arthropodes et de plantes permettra de mieux comprendre la co-évolution entre les angiospermes et les insectes vers la fin du Crétacé.



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Fig. 3. Sites d’exploitation de l’ambre de Tilin. a/ Aspect d’une mine en bordure de colline; b/ Entrée d’une mine; c/ Tuf volcanique sus-jacent au niveau d’ambre; d/ Amas charbonneux extrait des mines et contenant l’ambre.



Référence
Daran Zheng, Su-Chin Chang, Vincent Perrichot et al. A Late Cretaceous amber biota from central Myanmar. Nature Communications, volume 9, Article number: 3170 (2018)



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