Revue de presse interactive : l’actu environnementale à la loupe


 AHLeGall    21/11/2018 : 10:25
 Aucun    Ils ont fait laffiche

ERPUR_Presse3a.jpg

Les M2 ERPUR acteurs de leur formation

En tant que citoyens-étudiants-scientifiques du domaine de l'environnement, il va de soi de se tenir au fait des grands mouvements et des idées qui agitent notre communauté et la société en général. D’où l’impérieuse nécessité de s’immerger (sans se noyer !) dans le flot continu de l’information environnementale (économique, juridique, scientifique, culturelle…) : l’analyser, la critiquer, l’intégrer … voire la restituer, dans un exercice formel de partage.

C’est l’objectif que se sont donnés les étudiants de M1 et de M2 du master ERPUR qui se sont donc retrouvés le 19 novembre 2018 avec l’équipe pédagogique (Pascaline Le Gouar, Aude Ernoult, Benjamin Bergerot) pour une 2e revue de presse de l’année, après celle inaugurale du 16 octobre.

ERPUR Presse5a

Ce moment convivial de partage entre les deux promotions et les encadrants enseignants-chercheurs a pour objectif d’une part, de se tenir informé sur l’actualité récente en matière de stratégies de développement durable et d’aménagement des territoires (c’est précisément l’objet de la spécialité du master) et d’autre part, de provoquer et d’animer un débat sur la thématique choisie.

Chaque mois, un groupe de 3 étudiants de M2 est donc chargé de faire une revue de presse sur les thèmes du développement durable, de l’environnement, de l’aménagement etc. et (1) de restituer cette actualité sous forme d'une gazette (un document recto verso de communication) et (2) d'animer au sein de la promo des M1 et M2 une heure de discussion sur ce tour d’horizon médiatique, sous la forme qu'ils souhaitent. Carte blanche !

Lundi 19 novembre 2018, c’était donc la 2e séance : Chloé d’Amecourt, Enora Le Guillouzic et Jérôme Picoul étaient aux manettes.

ERPUR Presse1a

Ils ont proposé une animation basée sur une vidéo de 3 minutes qu’ils ont réalisée.
3 sujets ont été successivement traités :
- Comment lutter contre l’artificialisation des sols : faut-il densifier les villes, en intégrant des parcs urbains ? Faut-il développer les campagnes (le territoire dans son ensemble) en intégrant les trames vertes et bleues ?
- Coton-tiges, pailles, couverts... Les eurodéputés votent l'interdiction des plastiques à usage unique à partir de 2021
- Voies sur les berges à Paris : le tribunal administratif valide l’interdiction des voitures

Chaque problématique est présentée de façon concise, synthétique, factuelle, chiffrée. C’est une démarche originale et intéressante avec un travail d’interaction et d’argumentation contradictoire, sous forme de jeux de rôles avec les collègues de promo, qui illustre les débats de société entre les citoyens-consommateurs et les industriels : environnement vs économie, développement territorial vs agriculture etc..

ERPUR Presse2a

Les sujets évoqués dans la gazette de novembre (actus du 16/10 au 19/11) illustrent parfaitement les topics du master ERPUR :
- Aménagement :
Loi Elan : la planification et la réglementation des sols réaménagés ; Voies sur berges à Paris : le tribunal administratif valide l’interdiction des voitures ; Une nouvelle étude a montré l’ampleur du bétonnage dans certaines régions
- Energie-Climat-Déchet :
L’Assemblée adopte le budget 2019, la fiscalité verte en débat ; Gestion des déchets : donnez votre avis ; les youtubeurs se mobilisent pour le climat
- Mobilité : Le gouvernement veut mettre en place des péages urbains ; Le Grand Paris interdit les véhicules les plus polluants ; Uber veut passer au tout électrique à Londres en 2025
- Recherche-Innovation :
800 chercheurs en congrès à Rennes ; Et pourquoi pas des emballages de fruit en poireaux ? ; Solenn Carré propose des serviettes réutilisables à Saint-Nazaire

[PDF à télécharger]
ERPUR Actu Nov2018

Au-delà de l'exercice en tant que tel, formateur, cette revue de presse interactive est aussi l'occasion de rencontrer l'équipe pédagogique dans un contexte ludique, de créer du lien entre les étudiants au sein de la promo et entre les M1 et les M2. C’est aussi une manière de travailler autrement, en renouvelant les pratiques pédagogiques universitaires : une autre manière pour les étudiants d’être les acteurs de leur formation. Une approche dans laquelle ils sont moteurs de ce changement, et où ils (dé)montrent qu'ils sont capables de prendre en main certaines facettes de leurs propres parcours d’apprentissage !

RDV donc le 17 décembre pour le 3e opus.

A noter qu’une initiative équivalente est en cours dans le master Sciences de l'Eau parcours hydro3. De bonnes pratiques à partager !



Contact OSUR
Le master mention BEE parcours ERPUR
Pascaline Le Gouar (ECOBIO, resp. M2 ERPUR) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @


Sophie Méry (CReAAH) est nommée Chevalier dans l'ordre National du Mérite


 AHLeGall    19/11/2018 : 07:45

sophie_mery1.jpg

Journal Officiel du 15 Novembre 2018

Sophie Méry, Directrice de Recherche au CNRS (UMR 6566 CReAAH), a été nommée Chevalier dans l'ordre National du Mérite, au Journal Officiel du 15 Novembre 2018.

Archéologue, spécialiste de la protohistoire de l'Arabie et céramologue, les recherches de Sophie Méry suivent deux voies complémentaires. Son premier axe est généraliste, avec l'encadrement de missions archéologiques et la direction de fouilles dans la péninsule d'Oman, à l'entrée du Golfe persique, où ses thématiques sont centrées sur l'organisation des sociétés au Néolithique et à l'Age du Bronze. Son second axe est plus spécialisé, avec des recherches à long terme sur les céramiques protohistoriques du Moyen-Orient (analyse morpho-fonctionnelle, archéométrie, technologie).

Sophie Méry a intégré le CNRS comme Chargée de recherche en 1992, après un doctorat en archéologie orientale à l'Université de Paris I soutenu en 1991. Elle est directrice de recherche au CNRS depuis 2010. Elle a dirigé la Mission archéologique française à Abou Dhabi entre 1995 et 1999, puis la mission archéologique française aux Emirats arabes unis. Elle a fouillé plusieurs sites néolithique et âge du bronze aux Emirats arabes unis et au sultanat d'Oman, et participé à des fouilles en Irak et au Pakistan.

Sophie Méry a notamment publié en 2000 aux CNRS Editions un ouvrage intitulé "Les céramiques d'Oman et l'Asie moyenne. Une archéologie des échanges à l'Age du Bronze"

Sophie Mery Oman CNRS Edit 2000



Sophie Méry a intégré le CReAAH en 2016 ; elle est également membre élue au Conseil de l'OSUR.



FOCUS : Une exposition retrace 40 ans de coopération archéologique franco-émirienne


Le Musée archéologique de Charjah, l’Institut français des Emirats arabes unis (Service culturel de l’Ambassade de France) et la Mission archéologique française aux Emirats arabes unis ont présenté l’exposition «40 ans de coopération archéologique entre les EAU et la France», au Musée Archéologique de Charjah, du 18 octobre 2017 au 31 janvier 2018. L’exposition était également soutenue par l’UNESCO. Sophie Méry (CReAAH) est à la tête de la Mission archéologique française aux Emirats. A ce titre, elle est également la commissaire invitée de cette exposition.

>>> En savoir plus

Sophie Mery2





Le master Environnement et Droit ouvre en formation continue, à distance



master_SFC_environnement-et-droit_v2.jpg

Développez une double compétence juridique et environnementale en vous formant à distance, à temps partiel

À qui s'adresse cette formation ?

Vous travaillez dans une association, dans un bureau d’études, dans un service d'environnement au sein d'une entreprise ou d'une collectivité.
Vous êtes préoccupé par la protection des milieux naturels et l'aménagement durable du territoire qu'il soit rural ou urbain.
La prévention et le traitement des pollutions de l'eau, de l’air ou du sol ainsi que la gestion des déchets vous intéressent.
Vous cherchez à développer des actions permettant de combiner activité économique et qualité environnementale et ainsi, participer à la transition environnementale.
Bref, vous avez conscience des risques et des problématiques que soulèvent tous ces domaines de l’environnement.

Le master environnement et droit a été conçu pour vous.


De quoi s'agit-il ?

C’est un master double compétence unique en France.
Fort de ses 10 promos en formation initiale, il s'ouvre maintenant aux publics d'actifs en formation continue.
Il se déroule en 4 phases :

  • la première par une remise à niveau pluridisciplinaire en auto-formation avant d’accéder au master ;
  • la seconde en vous proposant des cours en ligne ciblés élaborés par des universitaires et des praticiens qui vous apporteront des connaissances applicables dans vos missions et un double regard en environnement et en droit ;
  • dans une troisième phase vous serez accompagnés par des tuteurs tout au long de votre formation qui vous suivront en ligne et lors des regroupements en présentiel ;
  • enfin, lors de la quatrième phase, vous effectuerez un stage de six mois dans votre structure ou à l'extérieur pour renforcer la dimension professionnelle de votre formation.


En conclusion, ce master réalisable à distance, en ligne, éventuellement en parallèle d’une activité salariée a pour objectif de développer  une double compétence écologique et juridique afin d'augmenter votre employabilité et d’obtenir de nouvelles fonctions et responsabilités.



>>> Pour en savoir plus sur la formation
>>> Le site d'appui de la formation




Contact

François BARDOU

Chargé de mission - UFR SVE et OSUR

@

+33 223235786


Biodiversité : La dispersion des espèces suit-elle toujours les mêmes règles ?



Ansart_nature-nov2018.jpg

La dispersion, mouvement des individus entre habitats, est un processus clé en écologie et en évolution.

La dispersion, mouvement des individus entre habitats, est un processus clé en écologie et en évolution. Source de flux d’individus et de gènes entre populations, ce mouvement façonne l’évolution des espèces et le fonctionnement des communautés. Étonnamment la dispersion est souvent implémentée de façon simpliste dans les modèles prédictifs des changements globaux, en dépit des nombreuses démonstrations de sa complexité. Un réseau international de chercheurs, incluant trois laboratoires français, dont Armelle Ansart, Maxime Dahirel et Luc Madec d'ECOBIO, a donc développé une expérience collaborative sur 21 espèces dans le but de démontrer que la dispersion n’est pas aléatoire, mais qu’elle répond à des règles généralisables entre espèces. Cette nouvelle étude publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution démontre sur un large panel d’espèces, allant des microorganismes aux vertébrés, que la dispersion répond aux forces créées par les autres espèces présentes dans le réseau écologique.

Chez de nombreuses espèces, les individus peuvent se déplacer au cours de leur vie afin de s’installer dans des habitats de bonne qualité. Ce processus, nommé dispersion, module le fonctionnement des populations et des communautés au niveau local et régional. Dans le contexte des changements globaux, elle permet aux espèces de répondre aux modifications continuelles des conditions abiotiques et biotiques des habitats. Cependant, la dispersion est souvent simplifiée à l’excès dans les modèles prédictifs, ce qui contraste avec la recommandation grandissante d’implémenter la complexité de la dispersion afin d’améliorer nos prédictions du devenir de la biodiversité. Pour cela, nous avons besoin de déterminer quelles sont les règles communes de fonctionnement de la dispersion à l’échelle du vivant.

Afin d’identifier les facteurs écologiques qui déterminent les mouvements de dispersion, un réseau de 7 laboratoires européens a conduit une expérience coordonnée sur 21 espèces allant des microorganismes aux vertébrés. En appliquant un protocole identique chez ces espèces, ce réseau scientifique a pu comparer la dépendance de la dispersion des différentes espèces à la présence de prédateurs et à la faible abondance de nourriture dans leur habitat. Ces deux caractéristiques de l’habitat augmentent généralement les taux de dispersion de façon consistante entre espèces pour les ressources, mais de façon plus variable pour la présence de prédateur. Cette expérience coordonnée confirme donc que la dispersion est une stratégie d’évitement d’environnements de mauvaises qualités qui est conditionnée par les autres espèces d’un réseau écologique.

Dans un second temps, les chercheurs ont modélisé les conséquences de cette dispersion non-aléatoire sur les dynamiques des populations et des communautés à l’échelle locale et régionale. La dépendance de la dispersion aux prédateurs et aux ressources réduit les fluctuations spatio-temporelles et augmente la stabilité des écosystèmes. De plus, la conditionnalité de la dispersion d’une espèce influence aussi la dynamique des populations de ses proies et ses prédateurs, et donc affecte l’ensemble du réseau écologique. Ce travail appelle donc à considérer la complexité de la dispersion dans l’étude des dynamiques écologiques et évolutives et du fonctionnement des systèmes naturels. Plus généralement, cette étude promeut les approches scientifiques collaboratives et coordonnées qui permettent de collecter un grand nombre de données précises et généralisables sur les mécanismes écologiques et évolutifs, données nécessaires pour prédire l’avenir de la biodiversité.



Nov2018

Gamme d'espèces utilisées dans l'expérience coordonnée © Julien Cote



[source : texte repris du site de l'InEE CNRS]

Référence
Bottom-up and top-down control of dispersal across major organismal groups. Emanuel Fronhofer, Delphine Legrand, Florian Altermatt, Armelle Anstart, Simon Blanchet, Dries Bonte, Alexis Chaine, Maxime Dahirel, Frederik De Laender, Jonathan de Raedt, Lucie Di Gesu, Staffan Jacob, Oliver Kaltz, Estelle Laurent, Chelsea Little, Luc Madec, Florent Manzi, Stefano Masier, Felix Pellerin, Frank Pennekamp, Nicolas Schtickzelle, Lieven Therry, Alexandre Vong, Lauranne Winandy, and Julien Cote, Nature Ecology and Evolution, le 5 novembre 2018. DOI : 10.1038/s41559-018-0686-0


Emanuel Fronhofer, Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier (ISEM - CNRS / Université de Montpellier / IRD / EPHE)
Email : @
Tél. : +33 (0) 4 67 14 31 82

Julien Cote, Évolution et Diversité Biologique (EDB - CNRS / Univ. Toulouse III Paul Sabatier / IRD)
Email : @
Tél. : (Nov.- April) +33 (0) 5 61 55 61 97, (May- Oct) +33 (0) 5 61 04 05 94




Contact OSUR
Armelle Ansart (ECOBIO) / @
Maxime Dahirel (ECOBIO) / @
Luc Madec (ECOBIO) / @


La fractory : un Laboratoire Commun dédié au monitoring et aux méthodes numériques pour les géosciences et l’environnement



Fractory_illustration2_Copie.png

Inauguration le 14 novembre 2018

Le CNRS, l’Université de Rennes 1 et la société d’ingénierie Itasca Consultants ont inauguré leur laboratoire commun, la « fractory », le mercredi 14 novembre 2018. Cette inauguration a été l'occasion d'un débat sur les enjeux scientifiques, industriels et politiques de la modélisation et du monitoring de l’environnement animé par Ghislain de Marsily de l’Académie des sciences, Président du Conseil de l’OSUR.




Fractory2
Philippe Davy (Directeur du LabCom fractory, CNRS) et Caroline Darcel (Directrice-adjointe, ITASCA)


Fractory3
Daniel Billaux (Président ITASCA Consultants)


Fractory4
Gabriel Marquette (CNRS INSU délégué aux relations industrielles)


Fractory5b
Thierry Guillaudeux (VP en charge de la valorisation UR1) et Jean-François Carpendtier (VP Recherche UR1)


Fractory6b
Ghislain de Marsily de l'Académie des sciences (Président du Conseil de l'OSUR)


Fractory7
Jean-Raynald de Dreuzy (Directeur de l'OSUR)




Un labo commun, pourquoi ?


Le CNRS, l’Université de Rennes 1 et Itasca Consultants ont signé fin 2017 un accord de partenariat pour la création d’un Laboratoire Commun dans le domaine de la modélisation des systèmes géomécaniques, hydrologiques et hydrogéologiques : la fractory. Cet accord constitue une nouvelle étape et un changement d’échelle dans la collaboration engagée depuis déjà une quinzaine d’années entre Géosciences Rennes (CNRS / Université de Rennes 1) et Itasca Consultants. En renforçant et en étendant leur collaboration, la société privée et le laboratoire public souhaitent favoriser à la fois de nouvelles recherches sur la modélisation des systèmes environnementaux, un développement plus intégré d’outils logiciels et une meilleure valorisation des résultats.

Le LabCom fractory se veut une structure originale publique/privée. Son principal atout tient à la fois à la qualité de l’équipe de recherche et à l’expertise de la société et du groupe Itasca dans le domaine des logiciels et du génie civil. La force du projet réside dans la capacité de lafractory à développer des projets de recherche fondamentale sur des questions à vocation industrielle et/ou sociétale : que ce soit dans les domaines du génie civil, la géothermie, l’aménagement des rivières, la gestion de l’eau, le risque de pollution, etc.. Les ingénieurs de la société ont tous une expérience de chercheur, et sont donc capables de faire le lien entre les mondes industriel et académique.

La fractory se veut aussi un accélérateur de valorisation, aussi bien pour les outils issus de la recherche (logiciels et méthodes d’observation) que pour l’expertise.

Enfin, le fait que les partenaires soient colocalisés dans les murs de l’université est un élément essentiel du projet. La société Itasca Consultants fait le choix stratégique de positionner des ingénieurs à Rennes, et de recruter des étudiants en thèse sur contrat CIFRE et financement européen.

Le laboratoire commun a été lauréat en 2017 du programme LabCom de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).


Label ANR Bleu CMJN Medium   Projet eLabo



Les programmes en cours et à avenir

L’objectif majeur de la fractory porte d’une part sur la modélisation des impacts et des risques environnementaux, d’autre part sur l’amélioration des méthodes d’exploitation des ressources géologiques. Il est structuré autour de programmes de recherche qui associent des chercheurs de Géosciences Rennes et des ingénieurs d’Itasca :


• le programme DFN – pour Discrete Fracture Network – s’inscrit dans la poursuite des travaux déjà engagés entre les partenaires. Les recherches portent sur la description des propriétés des milieux fracturés et leurs dynamiques, et sur la modélisation des transferts de flux (hydrologiques, contaminants, thermiques) et des comportements géomécaniques des roches
• le programme RIVER - en cours de maturation - vise à améliorer les modèles hydrodynamiques et hydrosédimentaires dans les rivières ou sur les versants pour une meilleure prédiction des inondations, du transport sédimentaire et des évolutions morphologiques. Le programme associe le développement de méthodes de caractérisation des milieux, et de recherches sur la modélisation de ces systèmes
• enfin, le programme TRANSFERT - en cours de maturation également - vise à développer des outils de monitoring et de modélisation pour quantifier les transferts et la réactivité chimique dans les bassins versants. Les applications concernent principalement la gestion environnementale des bassins.


Le volet « recherche appliquée » fait partie de l’ADN du projet commun. Les innovations attendues issues de ces programmes se situent à 3 niveaux :


• Les connaissances fondamentales acquises par le Laboratoire Commun constituent un socle d’expertise scientifique mobilisable pour des projets d’application. Le premier exemple est le travail de recherche mené sur la fracturation des milieux géologiques ; les partenaires répondent déjà à des demandes d’expertise sur la mise en œuvre du stockage souterrain des déchets nucléaires par les compagnies SKB (Suède) et Posiva Oy (Finlande) ;
• Le développement de logiciels pour la modélisation de l’environnement est une compétence de Géosciences Rennes – exemple, les plateformes H2OLab, UFMLab, EROS – et une expertise du groupe Itasca International Inc. depuis plus de 30 ans avec les logiciels PFC, 3DEC et FLAC. Ce partenariat doit conforter la position d’Itasca dans le monde ;
• Les recherches spécifiques sur le monitoring de l’environnement, qui seront développées par le Laboratoire Commun dans les 3 programmes, sont sources d’innovations multiples dans plusieurs domaines : l’imagerie haute résolution de la topographie (Lidar), l’imagerie géophysique (sismique, gravimétrie, radar), la mesure des flux d’eau souterrain ou de surface (fibre optique, Döppler), entre autres exemples.


La fractory jouera donc un rôle à la fois d’accélérateur de connaissances pour la recherche fondamentale, et d’accélérateur de transfert pour la valorisation.



Un laboratoire commun au cœur de l’université

La fractory est installée à l’OSUR, dans le bâtiment 15, sur le campus de Beaulieu.

Le directeur du laboratoire commun est Philippe Davy, directeur de recherche au CNRS, physicien à Géosciences Rennes. La porteuse de projet dans l’entreprise est Caroline Darcel, directrice-adjointe. Elle a obtenu une thèse de l’Université de Rennes 1 en 2002 sur la géométrie des réseaux de fractures. Elle est cheffe de projet chez Itasca, spécialisée dans l’étude des milieux géologiques fracturés : description des réseaux, transferts hydrologiques et comportement mécanique.

L’équipe est actuellement constituée de 7 personnes, dont Romain Le Goc, ingénieur employé par Itasca et docteur de l’université de Rennes 1, Etienne Lavoine, Justine Molron et Diane Doolaeghe, trois doctorants employés par Itasca, et Benoît Pinier, ingénieur en développement informatique employé par le CNRS sur le financement ANR. Elle devrait s’étoffer avec des projets en cours sur l’hydrodynamique des rivières avec Dimitri Lague (directeur de recherche CNRS) et sur la géothermie avec Olivier Bour (professeur à l’université de Rennes 1).

Avec la création et l’hébergement de ce laboratoire commun, les différents partenaires publics (UR1, CNRS) et privé (Itasca Consultants) souhaitent aussi conforter l’expertise rennaise dans le domaine de la recherche sur la ressource en eau, une recherche déjà reconnue au niveau international par le classement de Shanghai, puisque celle-ci se hisse entre la 51e et la 75e place mondiale (Shanghai ranking consultancy 2018).




Présentation d’Itasca Consultants

Itasca Consultants (http://www.itasca.fr/) est une société de conseil spécialisée en modélisation numérique en géotechnique, dont les débouchés se situent principalement dans les secteurs industriels de l’énergie, de la mine et du génie civil. Elle a été créée en 1991 en France et a ouvert depuis trois filiales en Europe : en Allemagne, en Espagne et en Suède. Elle est la branche européenne du groupe Itasca International Inc. (http://www.itascainternational.com/), qui représente aujourd’hui dans le monde plus de cent cinquante ingénieurs et chercheurs répartis dans quinze bureaux.

Itasca Sas 2015



Contact OSUR
Philippe Davy (Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @

Contact Itasca
Caroline Darcel / @
Véronique Arroyo (communication) / @


DEXMES, un nouveau dispositif expérimental de quantification des matières en suspension



DEXMES4.jpg

DEXMES est installé à l’IUEM à Brest-Plouzané et est co-géré par Ifremer, le laboratoire Géosciences Rennes de l'OSUR, le laboratoire Géosciences Océan (LGO) de l’IUEM et le Shom.

DEXMES est installé à l’IUEM à Brest-Plouzané et est co-géré par Ifremer, le laboratoire Géosciences Rennes de l'OSUR, le laboratoire Géosciences Océan (LGO) de l’IUEM et le Shom. L'enjeu de DEXMES est de maîtriser le suivi qualitatif et quantitatif des matières en suspension (MES) qui représente un enjeu majeur pour la compréhension du fonctionnement des écosystèmes côtiers.

DEXMES1

DEXMES2

DEXMES3




>>> Plus d'infos sur le site de l'IUEM


Contact OSUR
Alain Crave (Géosciences Rennes) / @


ODD14


Un nouveau reptile volant dans le ciel provençal du Crétacé



vullo_pterosaure-ovt2018.jpg

La découverte d'un fossile de ptérosaure du Crétacé de Provence (site de Velaux, Bouches-du-Rhône), l'un des plus complets pour cette période en Europe, vient d’être publiée par une équipe de paléontologues franco-belge, avec notamment Romain Vullo (Géosciences Rennes).

La découverte d'un fossile de ptérosaure du Crétacé de Provence (site de Velaux, Bouches-du-Rhône), l'un des plus complets pour cette période en Europe, vient d’être publiée par une équipe de paléontologues franco-belge, avec notamment Romain Vullo (Géosciences Rennes). Ce spécimen unique, appartenant à un nouveau genre et espèce (Mistralazhdarcho maggii), vient confirmer la singularité et l'intérêt du gisement de Velaux, notamment pour la préservation des restes squelettiques et le cachet particulier de la faune mise au jour.

>>> Lire l'article sur le site de l'InEE-CNRS


Oct2018b
Fragment de la mandibule du Ptérosaure Mistralazhdarcho maggii. et détail de la lame osseuse

Vullo Pterosaure Oct2018c



Contact OSUR
Romain Vullo (Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @


Quand les chiens accompagnent les premiers agriculteurs à travers l’Europe


 AHLeGall    17/10/2018 : 09:18

morgane-ollivier_biologu-letters-oct2018b.png

Un lien indéfectible il y a déjà plusieurs milliers d’années

Quand les premiers agriculteurs-éleveurs ont migré à travers l’Europe, il y a plus de 7 000 ans, ils n’étaient pas tout seuls. Ils ont aussi emmené leur animal de compagnie préféré, le chien. Une étude internationale publiée en octobre 2018 dans la revue Biology Letters, menée par des chercheurs de l’École Normale Supérieure de Lyon, du Muséum National d'Histoire Naturelle, de l’Université d’Oxford et de l’Université de Rennes 1 - avec notamment Morgane Ollivier (ECOBIO) - montre qu’il y a 7500 à 9000 ans, les chiens ont accompagné les populations humaines pendant plusieurs millénaires au cours de la transition néolithique et de son expansion depuis le Proche-Orient, jusqu’au Nord et l’Ouest de l’Europe. L’étude indique également que les chiens issus du Proche-Orient ont remplacé petit à petit, au cours du Néolithique, les populations européennes de chiens associées aux chasseurs-cueilleurs et domestiquées depuis plus de 15 000 ans.







>>> Lire le communiqué de presse sur le site de l'InEE-CNRS
>>> Lire l'article sur le site de l'université de Rennes 1
>>> Lire l'article BBC news



Contact OSUR
Morgane Ollivier (ECOBIO) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @


Climat ou Tectonique : les précipitations de la mousson à l'origine de l'enfoncement du Mékong ?



Mekong_River_watershed2.png

L’incision rapide du Mékong au milieu du Miocène

[publication en octobre 2018 dans Nature Geoscience, avec Kerry Gallagher (Géosciences Rennes)]

Le plateau tibétain est un vaste ensemble de plateaux d’une surface de plus de deux millions de kilomètres carré situé en Asie centrale, au Nord de l'Himalaya. Il a été créé par la collision des plaques indienne et eurasienne au cours du Cénozoïque (~45 millions d'années, ou Ma). A ce titre, ce plateau constitue une des plus grandes structures topographiques de la Terre. Le nord-ouest du plateau est la région la plus élevée avec une altitude dépassant souvent les 5 000 m.

Mekong River Watershed

Les géologues présupposent d’ordinaire que le soulèvement des plateaux orogéniques coïncide avec l'incision fluviale des gorges qui coupent généralement les marges de ces plateaux : il y aurait donc simultanément (1) un phénomène de soulèvement du relief (i.e. d’un plateau en l'occurrence) du fait de la tectonique, et (2) un phénomène d'érosion (i.e. d'incision) du plateau en question, du fait de l'action du fleuve sur le substrat rocheux.



 Mekong River Watershed3

Gorge étroite du fleuve supérieur de Mekong (Rhett A. Butler / source)




Le Mékong, qui draine la région orientale du Qiangtang en Chine et le sud-est du plateau tibétain, est l'un des dix plus grands fleuves du monde en termes de débit d'eau et de sédiments (284 km3 d’eau par an en moyenne). Bien qu'il s'agisse d'une contrainte majeure dans l'histoire de l'élévation du plateau tibétain, la chronologie de la formation du fleuve Mékong reste encore aujourd’hui très controversée dans la communauté des sciences de la Terre : les estimations allant en effet de plus de 55 à moins de 5 millions d'années...

L'équipe internationale impliquée dans l'étude publiée en octobre 2018 dans Nature Geoscience, dont Kerry Gallagher (Géosciences Rennes / université de Rennes 1) tentent donc de répondre à cette question essentielle de datation en se basant sur des données de thermochronologie basse température appliquées à des échantillons du substratum rocheux incisé par le fleuve. Ces données, et leurs histoires thermiques associées, révèlent une phase d'incision rapide dans le bas du Mékong (> 700 m) pendant le Miocène moyen, il y a environ 17 Ma. Autrement dit, bien longtemps après le soulèvement de la partie centrale et sud-est du plateau tibétain (~45 Ma). En outre, cela coïncide avec une période d'augmentation des précipitations de mousson d'été dans l'Est de l'Asie par rapport à celles observées au début du Miocène.

À l'aide de la modélisation du profil des cours d'eau, les chercheurs démontrent qu'une telle augmentation des précipitations (due à la mousson d'été) aurait pu produire l'incision observée dans le Mékong. En l'absence d'une contribution tectonique évidente, ils suggèrent par conséquent que l'incision rapide du plateau tibétain et la mise en place - i.e. l'implantation - du Mékong au Miocène moyen puissent être attribués pour l'essentiel à une érosion accrue pendant une période géologique correspondant à de fortes précipitations de mousson.


Reference
Junsheng Nie, Gregory Ruetenik, Kerry Gallagher et al. Rapid incision of the Mekong River in the middle Miocene linked to monsoonal precipitation. Nature Geoscience, oct 2018



Contact OSUR
Kerry Gallagher (Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @


17 lauréats à l’honneur lors de la cérémonie de remise du diplôme de master Environnement-Droit


 AHLeGall    10/10/2018 : 08:57

master-ED_diplome-17-18.jpg

Avec le parrainage d'Alain Lhostis, fondateur de la société AQUATIRIS

Le Master Environnement-Droit a présenté pour sa dixième promotion sortante 17 lauréats qui ont reçu leur diplôme des mains de leur parrain, Alain Lhostis, cofondateur de la société Aquatiris, en présence de Pr. Gabriel Caloz, vice-président, Pr. Sophie Langouët-Prigent, directrice de la fondaiton Rennes1, Pr. Philippe Vandenkoornhuyse, responsable de la mention Biodiversité, Ecologie et Environnement, DR. Nathalie Hervé-Fournereau, présidente du comité scientifique du Master et d’Afif Daher et Cendrine Mony, coresponsables du Master Environnement-Droit.

Entourés de parents, d’amis et d’enseignants, ils ont été tous à l’honneur lors de la cérémonie de remise du diplôme de Master Environnement-Droit, avec une major de promotion Flora Laville-Collomb. La cérémonie a eu lieu le 5 octobre 2018 à l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes, suivie d’un cocktail convivial.

Les différents intervenants ont tenu à féliciter les lauréats et à exprimer la fierté de l'université, la Fondation et le parrain, de voir ces étudiants, désormais diplômés, se lancer dans le monde professionnel avec une formation de qualité et reconnue par le monde socio-économique. Ils ont également souligné l’intérêt et l’actualité des formations pluridisciplinaires notamment dans le domaine de l’environnement, ainsi que la forte implication des responsables du Master et leur investissement auprès des étudiants.


Rappelons que les diplômé.e.s disposent après les 2 années de formation d’une double compétence en environnement et en droit, avec un niveau d'expertise pour contrôler l’application des mesures réglementaires, réaliser des études d’évaluation environnementale ou mettre en place des normes environnementales au sein de structures territoriales ou d’entreprises...

>>> Le site d'appui du master Droit Environnement


18b
De gauche à droite : Afif Daher, Gabriel Caloz, Alain Lhostis


Contact OSUR
Cendrine Mony (ECOBIO) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @