La "planche à voile" de l'OSUR... sur la Sélune


 AHLeGall    25/09/2019 : 14:14

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Jeudi 12 septembre, des chercheurs de l'OSUR partent en mission. Bon... les apparences sont trompeuses, mais on assume complètement !

OK, les apparences sont clairement contre nous ! Et pourtant, les collègues ne sont pas en partance pour le littoral de Guidel dans le Morbihan (encore que... certains y ont leurs habitudes), mais plutôt pour la Sélune, charmant petit fleuve côtier qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel et qui fait l'objet d'un suivi scientifique par plusieurs labos de l'OSUR.

La "planche à voile" de l'OSUR mérite donc des explications, voire des justifications...



Mais avant de commencer, un peu d'histoire

Le département de la Manche compte deux aménagements hydrauliques situés sur la Sélune. Le plus important se trouve à Isigny-le-Buat (Vezins) construit entre 1929 et 1932 et le second, plus modeste et plus en aval, à la Roche-qui-Boit (à Saint-Laurent-de-Terregatte) construit un peu plus tôt entre 1915 et 1920.
278 m de long et 36 m de haut, le barrage de Vezins est huit fois plus puissant que celui de la Roche-qui-Boit. Ces deux ouvrages produisaient de l’électricité pour EDF. En 2009, le gouvernement décide de procéder à l'arasement des deux barrages dans le cadre du plan de restauration de la continuité écologique des cours d’eau, car ils empêchent la circulation des poissons migrateurs. Après moult péripéties (lire à ce sujet "Barrages de la Sélune : Zoom pour mieux comprendre le « feuilleton"), en 2018, les vidanges des retenues sont effectives et le préfet de la Manche autorise les travaux de déconstruction du barrage de Vezins et le démantèlement du barrage de La-Roche-Qui-Boit. De fait, le lac de Vezins a déjà disparu, et en attendant la mise en oeuvre des arasements proprement dit (car le projet ne fait pas l'unanimité et l'association "les Amis du barrage" se bat sur le terrain judiciaire), les scientifiques ont 15 ans pour étudier cet écosystème chamboulé, aussi bien d'un point de vue écologique qu'hydrologique...



Un peu de sciences maintenant, revenons à notre "planche à voile"

La fine interface sédimentaire séparant la rivière de l’aquifère, appellée zone hyporhéique, est un véritable réacteur naturel. Soumise aux flux sédimentaires, la perméabilité de cette zone dépend fortement du colmatage par les fractions fines de sédiments transportés par la rivière. Dans la Sélune, la vidange des barrages de Vézin et de La Roche-qui-Boit est en train de libérer d’important volumes de sédiments qui ont déjà participé à augmenter la turbidité en aval.

Comme il est extrèmement difficile de quantifier la perméabilité des lits de rivières de façon spatiale et non-invasive, les scientifiques de l'OSUR - dont Joris Heyman (Géosciences Rennes) - souhaitent donc caractériser l’état avant arasement des barrages du lit de la Sélune grâce à une antenne électro-magnétique de 4 mètres de long montée sur une planche à voile. Ce montage permet d'enregistrer en continu la conductivité du lit de la rivière, depuis sa source jusqu'à l'exutoire, et de fait de distinguer les zones perméables et les zones colmatées.

Cette étude est menée grâce aux projets LEARN (Agence de l'eau Seine Normandie), HOTFLUX (EC2CO) et SUCHY (ARED+CNRS).



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A gauche, Boris Jose Lora Ariza, étudiant colombien (en thèse à la National University of Colombia, invité à Géosciences Rennes pour quelques mois) ; à droite, Joris Heyman (septembre 2019)



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Le barrage de Vezins (juillet 2019) : la végétation reprend ses droits quelques mois après la vidange de la retenue d'eau



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La Sélune juste en amont du barrage de Vezins (juillet 2019) : la lisière des arbres délimite la rive de l'ancienne retenue d'eau



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Alain Crave et Boris Jose Lora Ariza débarquent le matériel (septembre 2019)



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Boris Jose Lora Ariza en pleine expérimentation (septembre 2019)



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Alain Crave et Boris Jose Lora Ariza les pieds dans l'eau, car il faut bien se mouiller de temps en temps !



>>> Pour en savoir plus : Comment savoir si une nappe phréatique alimente un cours d'eau, ou si c'est l'inverse ? >>>
Les étudiants du master 2 Sciences de l'eau (parcours Hydro3) de l'université de Rennes 1 (OSUR) vous expliquent cela : un TP sur le terrain comme si vous y étiez, instrumentation à l'appui, sur la Sélune, en octobre 2018 ! (vidéo de 2mn40)



Contact OSUR
Joris Heyman (Géosciences Rennes) / @
Alain Crave (Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @


La vigne en Bretagne sous observation climatique


 AHLeGall    23/09/2019 : 11:56

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Des projets de plantation (ou replantation) de vigne se multiplient sur le territoire breton

Bien que des vignes aient existé sur le territoire breton dans le passé, la Bretagne n’est pas considérée comme un territoire viticole à l’échelle nationale. Elle se situe au nord de la limite traditionnelle (climatique) de la culture de la vigne en France. Avec le réchauffement global, cette limite climatique remonte vers des latitudes plus septentrionales et les projets de plantation (ou replantation) de vigne se multiplient sur le territoire breton (carte ci-dessous) ou sur des territoires plus au nord de la France et de l’Europe.


Sept2019

Les chercheurs climatologues du LETG-Rennes à l’Université Rennes 2 sont ainsi sollicités depuis plusieurs années par des professionnels, des associations, des privés ou des collectivités territoriales pour mener des études climatiques sur des parcelles de vignes existantes ou sur des parcelles de vignes anciennes ou nouvelles en projet de (re)plantation, en complément d’études des sols pour une meilleure connaissance de l’environnement naturel de leurs parcelles. Les analyses climatiques visent à identifier i) le potentiel climatique des futures parcelles (qu’elles aient été plantées de vignes dans le passé ou nouvellement identifiées pour de la vigne) et ii) la variabilité spatio-temporelle des températures au sein des parcelles plantées récemment ou depuis plusieurs années. Pour répondre aux attentes des différents acteurs sur le territoire, plusieurs stations météorologiques et capteurs thermiques ont été installés dans les vignes de Bretagne (photos ci-dessous). Le projet de recherche s’inscrit dans le prolongement d’un projet LIFE (LIFE-Adviclim porté par l’UMR 6554 LETG du CNRS Université Rennes 2 sur l’adaptation de la viticulture au changement climatique à l’échelle de l’exploitation viticole)


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La vague de chaleur que la France et l’Europe ont subi cet été a ainsi pu être mesurée dans les vignes de Bretagne. Une température de 38°C a par exemple été enregistrée le 23 juillet 2019 dans une parcelle du Val de Rance (graphique ci-dessous).


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Des résultats seront présentés lors du 33ème colloque de l’Association Internationale de Climatologie (AIC) qui se tiendra à Rennes en juillet 2020 et dont la thématique est « changement climatique et territoires ». Un vignoble, récemment planté en Val de Rance y fera l’objet d’une visite (https://aic2020rennes.sciencesconf.org/). D’autres résultats seront présentés à un symposium international de viticulture au Canada (International Cool Climate Symposium July 2020 ; http://iccws2020.ca/). Des articles sont en préparation pour publication dans des revues scientifiques.



Contact OSUR
Valérie Bonnardot (LETG-Rennes) / @
Hervé Quénol (LETG-Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @


Le rôle de la tectonique salifère syn-rift durant l’ouverture du rift Pyrénéen


 AHLeGall    23/09/2019 : 11:30

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ARTICLE DANS BASIN RESEARCH

La formation de la chaine des Pyrénées a été précédée par un épisode d’ouverture de bassins durant le Crétacé inférieur (~140 à ~100 Ma). Ces bassins se sont ouverts au sein d’une lithosphère hétérogène ayant subi l’orogénèse hercynienne et une évolution mésozoïque complexe, qui inclus la déposition d’épais dépôts de sels et d’évaporites Triassique (Keuper). Ces dépôts ont localement subi un métamorphisme de haute température durant le rifting crétacé, ce qui est une particularité du cas Pyrénéen.


PM


En utilisant des modèles numériques thermo-mécaniques, des chercheurs de Géosciences Rennes - Thibault Duretz, Riccardo Asti, Yves Lagabrielle, Jean‐Pierre Brun, Benjamin Corre - ont pu mettre en évidence le rôle prépondérant de la tectonique salifère durant le rifting pyrénéen. Les simulations suggèrent que de nombreuses observations géologiques (métamorphisme de haute température, le découplage socle/couverture, le régime de déformation de la croûte, la formation de bassins de roll-over ou celle de diapirs) sont en premier lieu causées par la présence de sel pré-rift, et non pas à d’autres paramètres tectoniques couramment invoqués (régime thermique, vitesse d’étirement, rhéologie…). Le niveau d’évaporites triasiques permet à des épaisses séries sédimentaires pré- et syn-rift de rester dans la partie centrale du système en extension, là où l’amincissement crustal et le rechauffement du à l’exhumation du manteau sont les plus marqués.

Ces résultats ont pu être obtenus grâce à l’utilisation de modèles numériques de très haute résolution, permettant ainsi de résoudre les déformations à l’échelle de la lithosphère tout autant que celles du socle et de la couverture.

Ces travaux sont publiés dans le revue Basin Research en juillet 2019 et ont été mis en avant (“Editors' Choice”) pour leur caractère novateur et provocateur.



Référence
Duretz, T, Asti, R, Lagabrielle, Y, et al. Numerical modelling of Cretaceous Pyrenean Rifting: The interaction between mantle exhumation and syn‐rift salt tectonics. Basin Res. 2019; 00: 116. https://doi.org/10.1111/bre.12389


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Thibault Duretz (Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @


La restauration écologique comme outil d’adaptation au changement climatique



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Un nouveau projet LIFE au LETG-Rennes

Le projet LIFE intégré ARTISAN (Accroitre la Résilience des Territoires par l’Incitation aux Solutions d’Adaptation fondées sur la Nature), vise à faciliter l’atteinte des objectifs de la stratégie nationale d’adaptation au changement climatique, en simplifiant et en généralisant le recours aux solutions fondées sur la nature. Une dizaine d’opérateurs publics (dont l’AFB, l’ADEME, le Ministère de l’Ecologie, le CEREMA), universitaires et associatifs vont unir leurs efforts entre 2020 et 2027 pour renforcer les capacités des acteurs locaux et inciter les maîtres d’ouvrage à investir prioritairement dans des initiatives engendrant des co-bénéfices à la fois pour l’adaptation au changement climatique et pour la biodiversité.

Pour ce faire, le projet ARTISAN finance un programme démonstrateur national, réunissant 10 territoires pilotes, dans lesquels des problématiques variées liées à l’adaptation au changement climatique seront résolues à travers la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature. Les territoires dans lesquels ces projets d’aménagement seront réalisés ont vocation à devenir des « sites pilotes », permettant de mettre en visibilité la pertinence et l’efficacité des solutions fondées sur la nature pour accroître la résilience des territoires au changement climatique.

Un des 10 sites retenus est le bassin versant du Néal (affluent de la Rance, 35) au sein duquel va être mis en œuvre un programme d’animation, de concertation et de suivi-évaluation pour appuyer le caractère démonstrateur de travaux de restauration de milieux aquatiques dans un territoire en tête de bassin versant breton. Il s’agit d’accompagner la réalisation de solutions fondées sur la nature pour lutter contre les déséquilibres quantitatifs en période d’étiage, de plus en plus fréquents et sévères en raison du changement climatique, et qui engendrent notamment des impacts notables sur la qualité de l’eau potable distribuée dans l’agglomération de Rennes.

Au sein de ce programme coordonné par le Forum des Marais Atlantiques, une équipe de géographes de l’université Rennes 2 (UMR CNRS LETG) - pilotée par Simon Dufour - participe à l’accompagnement scientifique des acteurs du territoire dans la définition et la mise en œuvre des travaux de restauration des cours d’eau et des zones humides. D’un point de vue scientifique, il s’agit notamment d’analyser si un accompagnement scientifique systémique et territorialisé alimentant le débat sur des volets comme les effets locaux du changement climatique, les pratiques de restauration et le rôle des changements d’usage des sols à long terme modifie significativement les conditions de mise en œuvre effective des actions de restauration. Le projet se déroulera entre janvier 2020 et décembre 2027 avec une phase de travaux prévue entre 2022 et 2024.

>>> En savoir plus sur l'Appel à manifestation d’intérêt – Projet européen "ARTISAN"  >>>




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Simon Dufour (LETG-Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM OSUR) / @


La parure en callaïs du Néolithique européen


 AHLeGall    20/09/2019 : 13:30

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OUVRAGE EDITE EN OPEN ACCESS CHEZ ARCHAEOPRESS

L'ouvrage co-édité par Guirec Querré (CReAAH-Rennes), Serge Cassen (CReAAH-Nantes), et Emmanuel Vigier (Musée de Carnac) est publié chez Archaeopress, téléchargeable gratuitement (open access).

La callaïs désigne les pierres vertes dont sont faites les remarquables parures découvertes dans plusieurs sites néolithiques d’Europe occidentale. Terme utilisé au début de notre ère par Pline l’Ancien et repris par les premiers archéologues du début du XXème siècle lors des premières fouilles des grands tumulus de la région de Carnac (Morbihan), la callaïs regroupe plusieurs espèces minérales, surtout la variscite et la turquoise, tous deux des phosphates d’aluminium hydratés de couleur verte à bleue. Les perles et pendeloques en cette matière précieuse, associées à d’autres objets tels que haches en jade alpin, en fibrolite, perles en ambre ou en jais, provenant de sources parfois très éloignées, étaient déposés auprès des défunts, témoignant de leur haut rang au sein des premières sociétés agropastorales, ou « sacrifiées » sous forme de dépôts. La question de la nature et de l’origine de ces perles et pendeloques en callaïs a été maintes fois abordée durant le siècle dernier par les minéralogistes et les préhistoriens. Depuis les premières découvertes sur cette gemme, de nombreuses recherches ont été menées tant sur le terrain qu’en laboratoire afin d’élucider ce que certains avaient baptisé « les mystères de la callaïs ».


Ce volume, préfacé par Yves Coppens, Professeur honoraire du Collège de France, regroupe les contributions des meilleurs spécialistes européens de la callaïs, variscite et turquoise, qui sont intervenus lors d’un colloque consacré à cette gemme ancienne qui s’est tenu en avril 2015 à Carnac. L’objectif de cet ouvrage est de divulguer le fruit des dernières recherches relatives à ces bijoux en balayant de multiples domaines : géologie de la variscite, gemmologie, exploitations néolithiques mais aussi romaines, caractérisation chimique, production des objets et leur diffusion, inventaire, datation, place de ces bijoux au sein de sociétés agropastorales qui occupaient une partie de l’Europe du 5ème au 3ème millénaire.

L’ouvrage est téléchageable à cette adresse : https://www.archaeopress.com#




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Guirec Querré (CReAAH) / @


Corruption, évitement fiscal, blanchiment dans le secteur extractif. De l’art de jouer avec le droit


 AHLeGall    20/09/2019 : 12:23

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OUVRAGE PUBLIE AUX PUR

Pétrole, gaz, minerais : la docteure en droit de l'université de Rennes 1 Sophie Lemaître (IODE) décrypte dans une interview au journal Le Monde (18/09/19) les failles d’une finance mondialisée qui permettent aux entreprises de dissimuler leurs pratiques douteuses : « L’affaire Steinmetz est emblématique des méthodes utilisées par les acteurs du secteur extractif ».

Cet interview s'appuie sur son ouvrage récemment publié aux PUR intitulé "Corruption, évitement fiscal, blanchiment, dans le secteur extractif. De l’art de jouer avec le droit", où la juriste décrypte les différents mécanismes utilisés par ce secteur. Elle analyse avec précision les failles juridiques d’une finance mondialisée, mais aussi les enjeux stratégiques, politiques et économiques autour de ces ressources naturelles devenues si indispensables et la corruption qu’elles génèrent.

Sophie Lemaître s'appuie sur les résultats de sa thèse "Le droit à l’épreuve des flux financiers illicites dans le secteur extractif : entre manipulation et double discours" qu'elle a soutenue le 11 décembre 2017 à l'université de Rennes 1 sous la direction de Nathalie Hervé-Fournereau, en partenariat avec l'ONG Sherpa.

En 2018, Sophie Lemaître était lauréate du 2e Prix de la Fondation Rennes 1 du secteur de recherche Sciences de l'Homme et des Sociétés.

Puis en janvier 2019, elle a reçu un Prix éthique ANTICOR pour sa thèse sur le droit à l’épreuve des flux financiers illicites dans le secteur extractif.



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Sophie Lemaître (IODE) / @


Rendre visible le monde des eaux souterraines



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La vidéo a été réalisée en 2019 dans le cadre de l'appel à projets des 80 ans du CNRS

La vidéo "Rendre visible le monde des eaux souterraines" a été réalisée en 2019 dans le cadre de l'appel à projets des 80 ans du CNRS. Elle illustre de façon simple et pédagogique les recherches menées à l'OSUR par le laboratoire Géosciences Rennes (CNRS/université de Rennes 1) : c'est un état de l'art de la recherche scientifique en matière d'observation et d'imagerie du sous-sol, et plus particulièrement de la ressource en eau. Il s'agit de « rendre visible l'invisible », de présenter plus globalement la problématique du cycle de l'eau, de la vulnérabilité de la ressource, au regard notamment des changements globaux, en centrant plus particulièrement sur les particularités de la Bretagne. Camille Bouchez (OSUR/Géosciences Rennes) a assurée la coordination du projet avec Lucie Landais (stagiaire de licence 3 Environnement à l'université de Rennes 1) pour la conception graphique et Arnaud Mansat pour le montage audiovisuel.



Description détaillée de la vidéo Même sans pluie pendant l’été, les rivières coulent et les zones humides persistent. L’eau douce que l’on voit ne représente que 5% de l’eau douce liquide à la surface de la terre et le reste voyage sous nos pieds. Alors que tout le monde s’accorde à dire que cette ressource souterraine est précieuse et qu’elle doit être protégée, où en sommes-nous des connaissances sur cet environnement invisible ? Que sait-on de la vitesse des écoulements, des chemins empruntés, de la profondeur atteinte, des interactions entre l’eau, les roches et les bactéries en profondeur ou des interactions avec les réseaux de surface ? Essentielles pour évaluer la vulnérabilité de la ressource en eau souterraine, ces questions se heurtent à la difficulté d’observer ce milieu inaccessible. Pour faire face à ce défi, les chercheurs ont, au fil du temps, développé des outils toujours plus innovants afin d’imager le milieu souterrain pour mieux le comprendre. L’objectif de ce projet est, par le biais d’une vidéo, de rendre visible au grand public un milieu qui leur est invisible et pourtant essentiel. La vidéo proposée immergera le spectateur dans les eaux souterraines, à la fois par les moyens directs et les moyens indirects dont on dispose. L’enjeu est de montrer au spectateur que les informations directes obtenues au niveau des sources ou des forages ne sont qu’une visualisation locale qui ne permet pas de rendre compte de la très grande hétérogénéité et donc complexité du milieu souterrain. C’est pourquoi les chercheurs développent des méthodes indirectes et plus intégratives. Avec les yeux nouveaux que nous offrent les détecteurs géophysiques, le spectateur observera les signaux gravitationnels, sismiques ou électromagnétiques des eaux souterraines. Avec des sens nouveaux que nous offrent les analyseurs chimiques, le spectateur détectera sa température, sa composition et son âge. L’interprétation et la modélisation de l’ensemble de ces résultats offrent une représentation, à différentes échelles, de l’eau qui se trouve sous nos pieds. Bien que des zones d’ombre subsistent, notre vision de l’histoire de l’eau dans le monde souterrain s’éclaircit et nous réserve bien des surprises.





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Camille Bouchez (Géosciences Rennes) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @


Paysage, biodiversité fonctionnelle et santé des cultures



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OUVRAGE PARU AUX EDITIONS QUAE

Ouvrage de Sandrine Petit (coordination éditoriale), Claire Lavigne (coordination éditoriale) publié aux édition Quae en septembre 2019 avec de nombreuses contributions de collaborateurs OSUR : Stefanyia Kamenova, Christophe Le May, Anne Le Ralec, Manuel Plantagenest, Sylvain Poggi, Camille Puech, Yann Tricault (IGEPP), Audrey Alignier, Stéphanie Aviron, Jacques Baudry, Hugues Boussard (BAGAP), Françoise Burel, Aude Ernoult (ECOBIO), Audrey Mercier (LETG-Rennes).

Les milieux agricoles, tout artificiels qu’ils soient, abritent une biodiversité complexe. Ils hébergent tant des espèces qui affectent la santé des cultures (plantes adventices, insectes ravageurs, pathogènes…) que d’autres, dites auxiliaires, qui régulent ces bioagresseurs, ou des espèces pollinisatrices contribuant directement aux productions. Par leurs effets bénéfiques sur les cultures, ces espèces auxiliaires et pollinisatrices participent à une biodiversité fonctionnelle sur laquelle l’agriculture cherche de plus en plus à s’appuyer pour produire de manière durable.

La gestion de la biodiversité fonctionnelle a longtemps été seulement pensée à l’échelle de la parcelle. Les limites sont pourtant poreuses et de nombreuses espèces exploitent des ressources en dehors de la parcelle cultivée et se déplacent au cours d’une saison de culture, ou d’une année à l’autre, selon la localisation des cultures dans l’espace agricole. L’échelle bien plus globale du paysage est ainsi essentielle pour organiser dans l’espace et dans le temps les habitats cultivés et non cultivés, et gérer la biodiversité fonctionnelle recherchée. Comment donc concevoir au mieux les organisations paysagères les plus profitables ? Comment mettre cela en œuvre ? Ce sont les nouveaux axes de la recherche en agro-écologie que les auteurs de cet ouvrage se proposent de détailler et d’évaluer ici. 

Cet ouvrage pluridisciplinaire fait le point sur les connaissances théoriques, les démarches de recherche et les principaux travaux portant sur la réponse des bioagresseurs, des auxiliaires et des pollinisateurs à l’organisation spatiale et temporelle du paysage. Il présente aussi des cas d’études concrets visant une gestion concertée de paysages pour la santé des cultures. L’objectif est non seulement de donner au lecteur les principaux résultats sur cette question mais également les clés pour prendre du recul.



>>> Pour en savoir plus >>>


Saint-Pierre-et-Miquelon, bientôt au patrimoine mondial de l’UNESCO ? Les archéologues rennais y travaillent



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Suite aux démarches entreprises par Saint-Pierre-et-Miquelon pour une reconnaissance au titre de patrimoine mondial de l’UNESCO et à la demande du ministère de la Culture et du Préfet de ce territoire français en Atlantique Nord, une équipe d’archéologues de l’Université de Rennes et de l’Université Laval à Québec a été constituée pour entreprendre le sauvetage du formidable site archéologique de l’Anse-à-Henry.

Suite aux démarches entreprises par Saint-Pierre-et-Miquelon pour une reconnaissance au titre de patrimoine mondial de l’UNESCO et à la demande du ministère de la Culture et du Préfet de ce territoire français en Atlantique Nord, une équipe d’archéologues de l’Université de Rennes et de l’Université Laval à Québec a été constituée pour entreprendre le sauvetage du formidable site archéologique de l’Anse-à-Henry. Les recherches dans ce milieu riche en ressources fauniques et propice à l’extraction des matières premières destinées à la fabrication de l’outillage des outils font suite aux travaux réalisés au début des années 2000.

Les vestiges lithiques extrêmement abondants et les structures d’habitats documentent plus de 5000 ans d’occupations humaines. Deux phases culturelles paléoesquimaudes et deux phases témoignant de la présence des Premières Nations avaient été alors identifiées. L’Anse-à-Henry est non seulement l’établissement le plus au sud des aires culturelles Groswater et Dorset, mais aussi le seul habitat de ces groupes arctiques sur un territoire français !

Le projet, dirigé par Réginald Auger (Université Laval, Québec) et Grégor Marchand (CNRS – Université de Rennes 1 – CReAAH – OSUR), devrait s’étendre sur au moins trois années. Il intègre des spécialistes des paléoenvironnements des universités de Québec (CELAT), Rennes (CReAAH, ECOBIO) et Brest (LETG).

La campagne 2019 se déroule tout au long du mois de septembre et comprend à la fois des sondages sur le site de l’Anse-à-Henry et des prospections dans l’archipel (Saint-Pierre, Langlade, Miquelon) pour rechercher les gites de matières premières et des nouveaux habitats préhistoriques.



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Vue générale du site de l'Anse à Henry à Saint-Pierre


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Vue des sondages archéologiques en cours



Contact OSUR
Grégor Marchand (CReAAH) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @


Le point sur l'actu de la Breizh COP



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Les dernières actualités du Conseil Scientifique de la Breizh COP.

Les dernières actualités du Conseil Scientifique de la Breizh COP.




Juillet 2019

Envoi de l'avis n° 3 sur les "Engagements & indicateurs de la Breizh COP et du SRADDET" (cliquer sur l'image pour télécharger)

Avis Engagements Indicateurs Breizh Cop 1



Août 2019

Envoi d'une synthèse formulant 7 recommandations pour atteindre les objectifs de la Breizh COP (cliquer sur l'image pour télécharger)
Accompagnement scientifique de la construction du projet Breizh-Hin (note de concept envoyé à l'Europe le 30 août)

Conseil  Scientifique Breizh Cop Synthese Recommandations 1


Réflexion sur l'avenir du Conseil Scientifique de la Breizh COP et de l'intérêt de le transformer en un groupe Permanents d'Experts sur le Changement Climatique et la Gestion des Transitions (GREC-Breizh) sur le modèle des GRECs existants dans les régions sud de la France (cliquer sur l'image pour télécharger)


Projet GREC Breizh 1



Contact OSUR
Gérard Gruau (Géosciences Rennes, Président du CS de la Breizh COP) / @
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @