Collecter, consommer, (ré)utiliser. L’exploitation des invertébrés marins entre Manche et Garonne au Moyen Âge et à l’époque moderne



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24/02 : soutenance de thèse de Laura Le Goff (Université de Rennes 1, CReAAH)

Laura Le Goff (Université de Rennes 1, CReAAH) soutient sa thèse, intitulée "Collecter, consommer, (ré)utiliser. L’exploitation des invertébrés marins entre Manche et Garonne au Moyen Âge et à l’époque moderne", le mercredi 24 février 2021 à 14:00

Devant le jury composé de

Rapporteur.e.s

Alban Gautier                             Professeur des universités, Normandie Université

Cécile Treffort                            Professeure des universités, Université de Poitiers

Examinateur.trice.s

Esteban Álvarez-Fernández    Professeur des universités, Université de Salamanque

Benoît Clavel                              Chargé de recherche CNRS, MNHN

Laurence Moulinier                  Professeure des universités, Université de Lyon 2

Directeur de thèse

Pierre-Yves Laffont                   Professeur des universités, Université de Rennes 2




Résumé :

L’archéologie des contextes médiévaux et modernes a, pendant longtemps, délaissé l’analyse des dépotoirs et autres déchets alimentaires. Le développement accru de nouvelles spécialités de l’archéozoologie, dont l’archéomalacologie, apporte désormais la possibilité d’obtenir des données inédites sur les pratiques alimentaires des populations et ce d’autant plus que les sources textuelles sont relativement peu nombreuses et concernent généralement les populations les plus aisées.

Dans une approche interdisciplinaire confrontant les données archéologiques et textuelles, ce travail de recherche explore plusieurs axes de réflexion : la consommation des fruits de mer dépend-elle uniquement des espèces disponibles à proximité, ou des préférences gustatives sont-elles visibles ? Peut-on observer des consommations socialement différenciées ? Les populations monastiques, soumises à la Règle, en étaient-elles de plus grandes consommatrices ? Avant d’arriver sur les tables, comment et où étaient collectés les invertébrés marins ? Leurs restes pouvaient-ils contribuer à d’autres activités ? Autant d’interrogations qui questionnent plus largement le rapport des populations humaines avec leur alimentation ainsi que leur gestion du territoire.





Contact OSUR

Laura Le Goff (Université de Rennes 1, CReAAH) / @