Comment modéliser les systèmes aquifères au sein du cycle hydrologique ? Une approche "multi-observables" à différentes échelles


 AHLeGall    20/12/2018 : 22:55

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20/12 : SOUTENANCE DE THESE DE LUCA GUILLAUMOT (GEOSCIENCES RENNES)

Le jeudi 20 décembre 2018 à 14:00, en amphi L (ESIR, bât. 42, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Luca Guillaumot soutient sa thèse intitulée "Comment modéliser les systèmes aquifères au sein du cycle hydrologique ? Une approche "multi-observables" à différentes échelles"

Devant le jury composé de :
- Laurent Longuevergne (Géosciences Rennes), directeur de thèse
- Olivier Bour (Géosciences Rennes), directeur de thèse
- Florence Habets (DR CNRS, prof. attachée à l'ENS)
- Nicolas Massei (prof. Univ Rouen Normandie)
- Jean-Martial Cohard (MdC Univ. Grenoble Alpes)
- Pascal Audigane (Ing. de Recherche au BRGM)
- Jean-Raynald de Dreuzy (Géosciences Rennes)

 

Résumé:
Les aquifères permettent de stocker les pluies infiltrées et de les transférer avant de les restituer aux rivières et à l’atmosphère par l’évapotranspiration avec des temps caractéristiques du mois à plusieurs centaines d’années. Ils représentent ainsi une ressource en eau majeure pour l’homme et les écosystèmes. La prédiction de leur réponse aux pressions anthropiques et climatiques se heurte à deux difficultés majeures : (1) la faible densité d’informations directes sur les milieux géologiques et leur grande hétérogénéité (2) la complexité des échanges entre surface et profondeur.
Dans cette thèse, nous étudions la signature des échanges surface-profond sur différents observables directs ou indirects (piézométrie, débit de rivière, déformation, évapotranspiration ...) et leur capacité d’informer des modèles hydrogéologiques simples. Nous nous appuyons sur des modèles à l'échelle locale (km) et continentale. Les deux approches illustrent un contrôle des flux à différentes échelles par la topographie, la géologie et l’hétérogénéité. Nous mettons en évidence la complémentarité de ces différents types de données pour mieux contraindre les processus d’échange entre surface et profondeur.


Abstract:
Groundwater systems transiently store water and transfer them laterally to feed to rivers and support evapotranspiration at time scales from the month to hundreds of years. They are a major resource for human and ecosystems. Predicting the response of groundwater to anthropogenic and climate pressures is limited by (1) the scarcity of direct information on the highly heterogeneous geological media (2) the complexity of surface-depth exchanges.
In this thesis, we study the signature of surface-deep exchanges on different direct and indirect observables (piezometry, river flow, deformation, evapotranspiration ...) and their ability to inform simple hydrogeological models. We rely on models at the local (km) and continental scale. Both approaches illustrate the control of topography, geology and heterogeneity on groundwater flow. We highlight the complementarity of the different types to better constrain surface-depth exchange processes.



Contact OSUR :
Luca Guillaumot (Géosciences Rennes) / @