Coquillages et coquilles au château de Versailles aux XVIIe et XVIIIe siècles : entre repas et rocailles de fontaines



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Le colloque « 25 années d’archéologie royale, 1990-2015 » (6-8 octobre 2016) a été organisé par le Centre de recherche du château de Versailles pour faire le bilan des recherches menées dans les domaines de Versailles, Trianon et Marly au cours de ce quart de siècle, mais aussi des travaux récents réalisés dans les autres domaines royaux.

Le colloque « 25 années d’archéologie royale, 1990-2015 » (6-8 octobre 2016) a été organisé par le Centre de recherche du château de Versailles pour faire le bilan des recherches menées dans les domaines de Versailles, Trianon et Marly au cours de ce quart de siècle, mais aussi des travaux récents réalisés dans les autres domaines royaux. Il a été l’occasion de mesurer l’extension chronologique de l’archéologie : désormais la période moderne fait résolument partie de son champ de compétence. L’archéologie des jardins, son corollaire, devenue une discipline scientifique à part entière, a été amplement évoquée. Enfin l’apport des sciences originellement étrangères à l’archéologie a été souligné : géologie, parasitologie, malacologie...

Dans ce cadre, Catherine Dupont, archéo-malacologue au CReAAH, apporte son éclairage sur l'utilisation des coquillages et des coquilles

>>> Ecouter l'intervention de Catherine Dupont "Coquillages et coquilles au château de Versailles : témoins de repas, de décors et de voyage"



Le colloque a également fait l'objet d'une publication en 2017 dans le Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles - Sociétés de cour en Europe, XVIe-XIXe siècle.


Coquillages et coquilles au château de Versailles aux XVIIe et XVIIIe siècles : entre repas et rocailles de fontaines

Si l’étude des coquilles découvertes en contexte archéologique est loin d’être systématique, elle reste anecdotique pour les niveaux récents de l’archéologie, comme ceux datés des XVIIe et XVIIIe siècles. Ces vestiges fauniques nous permettent pourtant de redécouvrir des utilisations qui ont évolué au fil de la chronologie et des modes. À cette redécouverte s’ajoute la complémentarité avec les sources écrites qui se révèlent bien souvent peu loquaces pour les invertébrés marins. Les fouilles engagées depuis plusieurs années au château de Versailles sous la direction d’Annick Heitzmann - chargée de recherche au Centre de recherche du Château de Versailles - permettent ainsi de redécouvrir la place qu’avaient ces ressources marines dans le quotidien de la vie à Versailles aux XVIIe et XVIIIe siècles.


Versailles Coquilles

Les mollusques de la Grille royale :
1. Ostrea edulis (L = 88 mm).
2. Pecten maximus (L = 53 mm).
3. Acanthocardia sp. (L = 20 mm).
4. Mytilus edulis (L = 39 mm).
5. Cerastoderma edule (L = 17 mm).
6. Unio tumidus (L = 33 mm).
7. Buccinum undatum (L = 65 mm).
8. Tritia reticulata (L = 24 mm).
9. Haliotis tuberculata (L = 20 mm).
10.Littorina obtusata (L = 10 mm).
11.Fossile indéterminé (L = 22 mm).
12.Thais sp. (L = 57 mm).
© Catherine Dupont, CNRS



Depuis les fouilles de 2002, ce sont plus de 24 kilogrammes de coquilles qui ont été ramassés et analysés. Ces coquilles ont été découvertes près de la Grille royale, dans les bosquets de la Reine (ancien Labyrinthe), du Rond vert (redevenu Théâtre d’eau), des Trois-Fontaines et de l’Étoile. Ce sont celles de la Grille royale, du Labyrinthe et du Théâtre d’eau, qui font l’objet de cette publication. Le but est de décrire la coquille archéologique pour définir ses différentes étapes d’exploitation par l’Homme, de sa collecte sur le littoral à son utilisation, puis son abandon dans l’enceinte du château de Versailles...

>>> Pour en savoir plus : lire l'article en texte intégral (français)



Contact OSUR
Catherine Dupont (CReAAH) / @
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM OSUR) / @