Cycle de conférences de Calogero Santoro (Université de Tarapaca, Chili)



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Séminaire du 24 avril (10h30) : en avril et mai 2012, en salle de conf de l'OSUR (RDC du bât 14B, campus de Beaulieu), Calogero Santoro propose un cycle de 5 conférences sur le thème

Séminaire du 24 avril (10h30) : en avril et mai 2012, en salle de conf de l'OSUR (RDC du bât 14B, campus de Beaulieu), Calogero Santoro propose un cycle de 5 conférences sur le thème l'art de vivre dans le désert d'Atacama ou Comment l'Homme préhistorique a survécu au désert d'Atacama, un territoire extrême de l'Amérique du sud Calogero Santoro est Professeur à l'institut Alta Investigacion de l'Université de Tarapaca au Chili. Cette série de conférences s'inscrit dans le cadre de la chaire des Amériques de l'université de Rennes 2 et du laboratoire CReAHH (OSUR) de l'Université Rennes 1 Présentation générale : Le désert d'Atacama est l'un des endroits les plus secs de la planète, il présente des conditions extrêmes, qui représentent un défi pour un nombre limité de formes de vie végétales et animales. Ce territoire, cependant, n'a pas été limitant pour que, depuis la fin du Pléistocène, des groupes humains, segmentés, dérivés ou détachés des premiers populations du continent adoptent les différents sites qui composent ce territoire en générant ensuite une variété de paysages culturels qui ont changé et on été abandonnés au fil du temps. Cette série de séminaires, écrit spécialement pour mon séjour à la Chaire des Amériques de l'Université de Rennes 2 est de faire la chronique des formes de vie de différents groupes humains qui peuvent être distingués aujourd'hui avec l'avancement des études archéologiques, bio archéologiques, génétiques, linguistiques, d’anthropologie culturelle et d’ethnohistoire. Ensemble, ces disciplines permettent de reconstruire une histoire sociale complexe qui s'est développé depuis plus de 13000 ans. Une grande partie des arguments pour interpréter et expliquer les changements sociaux ont mis l'accent sur des facteurs externes tels que l'influence des aires culturelles voisines, politiquement et technologiquement plus avancées ou sur la simple immigration de nouvelles populations qui ont remplacé les anciens habitants. Cette façon de réaliser l'étude du passé est profondément enracinée dans l'histoire de l'archéologie Européenne et Américaine et découle sur une reconstruction historique linéaire qui implique une évolution des sociétés des formes simples à des formes plus complexes. La perspective que nous voulons développer ici est fondé sur deux principes clés : d’une part nous proposons que, indépendamment de facteurs externes ou de l'entrée des nouvelles populations, les conditions uniques du désert d’Arica dans la région andine ont requis de l'expérience préalable et de l'expérimentation postérieure des populations locales, à partir desquelles ont été testés diverses formes de paysages culturels qui ont été maintenus et transformés à travers le temps. Par conséquent, pour comprendre l'histoire sociale des peuples qui habitaient le désert d'Atacama il faut comprendre les facteurs sociaux et naturels internes à chaque société. Cette série de conférences présentera les alternatives créées par les habitants de ce désert, qui n’ont jamais perdu leur capacité de persistance, d’innovation et de changement Le cycle de conférences conférence est divisé en 5 conférences de deux heures à 10h30 du Matin dans la salle de conf de l'OSUR : 1ere Conférence 12 avril : 1) L'atmosphère du désert avant son peuplement, les premières perceptions et créations des paysages culturels. • Géographie. • Les différentes zones écologiques. • L'eau une ressource rare et irrégulière. • Les fluctuations du climat et les principaux facteurs impliqués dans son évolution. • La perception du paysage des premiers immigrants. Où et comment ils vivaient, d’où ils sont venus, leur routes migratoires et les perspectives futures. 2) Les chasseurs-cueilleurs, pêcheurs, cueilleurs de la côte du Pacifique. • L'environnement littoral. • lls ressources marines et l'élaboration d'un paysage culturel unique. • Les premiers colons. • La territorialisation, de la complexité sociale, qui s'exprime dans une ritualisation élaborée du culte des morts et des ancêtres. La défense du territoire. 2eme Conférence 19 avril : 3) Les sociétés côtières et les peuples d’agriculteurs, complémentarité, conflits?, Intégration? 4) Les sociétés dans le désert, les opportunités et stratégies de chasse et recollection pour la gestion de l'instabilité sociale et du paléo environnement. 3eme Conférence 24 avril : 5) La colonisation de la transition pléistocène Holocène dans les Andes, le stress des hauteurs, le mode de chasse et recolection. 6) La "révolution néolithique" adaptation des plantes domestiques tropicales et subtropicales au dessert d’Atacama, les facteurs environnementaux, les nouvelles technologies, le système d'organisation sociale et les nouveaux paysages culturels. 4eme Conférence 2 mai : 7) Du local à l'intégration cosmopolite, les liens avec la forêt tropicale, la conquête de nouveaux espaces, la formation des premiers centres urbains. 8/ L’Etat et les communautés locales du désert. La relation avec les sociétés d'État Tiwanaku, la vision du monde andine les caravanes du commerce, la colonisation et la gestion local. 5eme Conférence 8 mai : 9) La floraison du Désert, l’Anomalie climatique médiévale, de nouvelles structures sociales. Les seigneurs de la côte. 10) L'empire Inca, son modèle d'expansion et de colonisation et de la façon dont il influe sur les sociétés locales du désert. Les chapitres suivent un ordre chronologique, mais ne sont pas strictement séquentiels. Chacun essaie de rassembler une histoire complète, qui est à son tour l’antécédent et la conséquence d'une historie complexe qui a commencé il ya 14.000 ans et se poursuit jusqu'à nos jours. Bien que le niveau de détail qui fournissent les données archéologiques pour le désert d'Atacama ne permettent pas encore, d’identifier des agents spécifiques qui expliquent la persistance ou la transformation d'un système social , On tente de démontrer que la région géographique et les limites extrêmes du milieu ont été affrontés par les sociétés humaines qui n’ont jamais cessé d’innover en matière de technologie, des systèmes d’installation, d'organisation sociale et de croyances. Contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres parties du monde, nous n’observons pas dans l'histoire humaine du désert d'Atacama, d'effondrement ou de brusques changements de société. En revanche, il y a un processus constant générant de nouvelles formes de vie qui ont laissés derrière de formes préalables. Pour cette raison, nous croyons que les gens qui vivent et ont vécu dans le désert d'Atacama ont mise au point un véritable « art de vivre » dans des conditions extrêmes qui leur a permis d’aller de l’avant en fermant ou en ouvrant de nouveaux cycles de vie (Ingold 2011). Contact OSUR : Catherine Dupont (CReAAH)

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Quebrada Mani, a late pleistiocene site in the core of the Ataca ma Desert, today under extreme hiper arid condtitios
(Quebrada Mani, un site de la fin du Pléistocène au coeur du désert d?Atacama, aujourd'hui sous des conditions extrêmement arides)
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