Favoriser les ennemis naturels de ravageurs par la diversité végétale dans un contexte hivernal


 AHLeGall    04/10/2018 : 21:55

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Le jeudi 4 octobre 2018 à 14:30, en salle de conf de l'OSUR, Maxime Damien soutient sa thèse intitulée "Favoriser les ennemis naturels de ravageurs par la diversité végétale dans un contexte hivernal"

Le jeudi 4 octobre 2018 à 14:30, en salle de conf de l'OSUR, Maxime Damien soutient sa thèse intitulée "Favoriser les ennemis naturels de ravageurs par la diversité végétale dans un contexte hivernal"


Le jury est composé de :

Mr Philippe Jeanneret, Senior scientist, Agrosocope, Agroécologie et environnement, Zurich / Rapporteur
Mr Jérôme Moreau, Maitre de conférence, Université de Bourgogne, CNRS UMR 5561 Biogeoscience, Dijon / Rapporteur
Mme Aude Vialatte, Maitre de conférence, Université de Toulouse, INRA UMR 1201 DYNAFOR, Toulouse /Examinatrice
Mr François Verheggen, Professeur, Université de Liège, Entomologie fonctionnelle et évolutive, Liège / Examinateur
Mme Cécile Le Lann, Maitre de conférence, Université de Rennes 1, CNRS UMR 6553 ECOBIO, Rennes / Co-encadrante de thèse
Mme Joan Van Baaren , Professeur, Université de Rennes 1, CNRS UMR 6553 ECOBIO, Rennes / Directrice de thèse
Mr Nicolas Desneux, Directeur de Recherche, INRA UMR 1355 ISA, Sophia Antipolis / Co-directeur de thèse

Résumé :

L’agriculture intensive et les changements climatiques ont profondément modifié la biodiversité et les systèmes d’interactions trophiques dans les paysages agricoles, entrainant la perte de services écosystémiques tel que le contrôle biologique de ravageurs. La lutte biologique par conservation vise à restaurer la complexité des réseaux trophiques au sein des terres cultivées par l’utilisation de la diversité végétale et la mise en place d’aménagements fonctionnels. Ces travaux de thèse ont cherché à identifier, par des expériences en laboratoire et trois hivers de suivi des populations, comment la diversité végétale et son aménagement pendant la saison hivernale pouvait favoriser les ennemis naturels des pucerons dans les grandes cultures céréalières de l’ouest de la France. Les études en laboratoire ont montré que la diversité floristique cultivée dans les couverts hivernaux devait faire l’objet d’une sélection fonctionnelle. En particulier il est nécessaire de combiner plusieurs espèces, alliant attractivité et profitabilité pour les insectes parasitoïdes de pucerons présents dans la mosaïque agricole durant l’hiver. A l’échelle des parcelles cultivées, il a pu être démontré que l’augmentation des températures hivernales favorisait l’activité et la diversité des insectes parasitoïdes, mais aussi des prédateurs généralistes des communautés d’insectes de la faune du sol. La mise en place d’habitats fonctionnels par la sélection d’une diversité végétale adaptée à ces nouvelles conditions et aux besoins spécifiques de ces agents de bio-contrôle permet alors de promouvoir leur activité. En favorisant ces différentes guildes d’arthropodes pendant cette période de l’année, il pourrait être possible d’augmenter la pression précoce qu’ils exercent sur les populations de pucerons et de limiter le développement de ces dernières au printemps. L’ensemble des résultats obtenus suggère que la saison hivernale représente une période favorable au développement de méthodes durables pour la lutte biologique par conservation dans les régions au climat tempéré.


Contact OSUR :
Maxime Damien (ECOBIO) / @


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