Les zones côtières végétalisées sont-elles le puits de carbone le plus efficace de la planète ?


 AHLeGall    21/09/2018 : 21:55

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Dans le cadre des séminaires ECOBIO, Sarah Coffinet (Universität Bremen, Allemagne) présente ses recherches lors d'un séminaire le vendredi 21 Septembre à 13:00 dans la salle de conférence de l'OSUR, intitulé "Les zones côtières végétalisées sont-elles le puits de carbone le plus efficace de la planète?

Dans le cadre des séminaires ECOBIO, Sarah Coffinet (Universität Bremen, Allemagne) présente ses recherches lors d'un séminaire le vendredi 21 Septembre à 13:00 dans la salle de conférence de l'OSUR, intitulé "Les zones côtières végétalisées sont-elles le puits de carbone le plus efficace de la planète ?"



Résumé :

La notion de carbone bleu, définie par Nellemann et al. en 2009, correspond à la capacité de fixation du CO2 atmosphérique par les écosystèmes océaniques. Les zones côtières végétalisées ont un rôle essentiel pour ce carbone bleu de par leur forte productivité primaire et leur capacité de stockage. Il est estimé que ces zones accumuleraient autant de carbone organique que les forêts terrestres, bien que leur superficie mondiale représenterait moins de 3% de la couverture forestière mondiale (Duarte et al., 2013); ce qui en ferait un puits de carbone particulièrement efficace. Cependant, ces estimations sont calculées à partir de la densité végétale rapportée au taux de sédimentation ; négligeant le devenir du carbone organique une fois sédimenté. L’étude des sédiments marins a pourtant montré qu’entre son dépôt et son enfouissement à long terme, la matière organique (MO) subit de nombreuses transformations, conduisant à la reminéralisation en CO2 et CH4 d’une part plus ou moins importante de cette MO. Les progrès en biologie moléculaire et géomicrobiologie ont également mis en évidence le rôle prépondérant des communautés microbiennes benthiques dans ces processus de reminéralisation. Une étude récente (Van de Broek et al., 2018), réalisée le long de l’estuaire du Scheldt, a montré que le taux de reminéralisation de la MO autochtone (i.e. produite dans la zone humide) pourrait être élevé et augmenterait avec le degré de salinité du site. Cette étude illustre ainsi l’importance d’une meilleure compréhension de l’activité microbienne dans les sédiments des zones côtières végétalisées afin d’évaluer correctement leur potentiel de puits de carbone. A cette fin, je souhaite combiner microbiologie et géochimie organique en utilisant des méthodes d’incubation innovantes pour contraindre et quantifier l’impact de l’activité microbienne sur les capacités de stockage du CO2 par les zones côtières végétalisées.


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