L’OSUR booste l’interdisciplinarité et construit des ponts entre les unités



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…et c’est mesurable

La rédaction du rapport HCERES 2016-2020 de l’OSUR a été l’opportunité de mesurer « bibliographiquement » le travail réalisé conjointement entre les unités constitutives et associées, et ayant fait l’objet d’une publication scientifique commune. La progression par rapport au précédent contrat est spectaculaire.

 

L’analyse des résultats scientifiques ci-dessous porte uniquement sur les recherches publiées par des chercheurs d’au moins deux unités (UMR) distinctes faisant partie de l’OSUR et impliquant au moins une des unités constitutives. Les publications entre unités INRAE sans que d’autres unités de l’OSUR soient impliquées n’ont pas été comptabilisées. Les publications couvrent de larges champs thématiques notamment dans les domaines de l’écologie, l’hydrologie, l’archéologie, la biologie, l’agronomie, l’environnement, les géosciences.

 

Une analyse globale de la production scientifique inter-UMRs fait état de 192 publications sur la période de 5,5 ans du 01/01/2015 au 31/05/2019 dont 165 répertoriées dans le Web of Science (30/an). Sur la période de 6 ans de 2010 à 2015, le nombre de publications référencées dans le Web of Science était de 95 (16/an). L’augmentation est très nette et ne peut être que partiellement imputable à l’augmentation générale du nombre d’articles scientifiques (40% sur 15 ans de 2000 à 2015 à un rythme moyen de 2,2% par an) et à l’association avec l’IGEPP et ESE. En filtrant ces deux effets, l’augmentation est de l’ordre de 40%. Sans filtrer la croissance générale du nombre de publications scientifiques, l’augmentation du nombre de publications inter-unités de l’OSUR sur le contrat est de 50%. Sur les 192 publications, 80% impliquent 2 unités et 20% trois unités. Les publications inter-unités représentent de 5% à 20% des publications des unités et équipes impliquées dans l’Observatoire (par exemple 8,5% pour Géosciences et 20% pour ECOBIO).

Le tableau de répartition des publications entre unités montre que toutes les unités participent à l’activité scientifique inter-unités. ECOBIO est impliqué dans 2/3 des publications. Le nombre le plus important de publications communes est atteint pour Géosciences-SAS. Le nombre de publications pour les unités constitutives et associées varie de 13 à 119 et reflète la taille et le niveau d’implication dans les recherches interdisciplinaires entre les unités de l’Observatoire. On note des collaborations très fortes entre les unités constitutives (Géosciences-ECOBIO, ECOBIO-LETG Rennes) comme avec les unités associées (Géosciences-SAS, ECOBIO-ESE, ECOBIO-SAS). Si les collaborations sont favorisées par la présence et l’action de l’Observatoire, elles existent aussi indépendamment. L’IGEPP associé en 2019 avait déjà un niveau de publications important avec ECOBIO. La progression forte du nombre d’articles et la diversité des collaborations sont des marqueurs importants du dynamisme des activités entre unités dans l’Observatoire.

Ce bilan particulièrement positif montre que l’OSUR a permis de développer l’interdisciplinarité mais aussi d’établir des ponts entre unités travaillant sur des sujets proches, avec dans ce cas une force de frappe plus importante, ou une culture différente pour aborder la même question. Cela permet aussi de mutualiser les moyens : par exemple, avec l’INRAE, nous avons mis en commun notre réseau d’agriculteurs. L’objectif de la recherche, fondamentalement disciplinaire, est atteint grâce à l’agrégation des moyens, qui permet de faire des recherches qui seraient restées limitées avec les forces vives d’une seule unité. Le bilan bibliographique démontre également cela.

 

 

Les chiffres-clés

  • 192 articles inter-unités sur 5,5 ans
  • +81% par rapport à 2010-2015
    • +11% Augmentation tendancielle
    • +29% Intégration ESE et IGEPP
    • +41% Progression nette
  • 5% à 20% des publications des unités
  • Répartition entre unités
    • 20% sur 3 unités
    • Toutes les unités/équipes impliquées
    • Forte implication des unités INRAE
  • Enjeux partagés
    • Paysages
    • Ressources
    • Contamination
    • Méthodes
    • Perception de l’environnement


OSUR Conseil 2020 06 10 HCERES V2

 

 

Quelques exemples de publications communes

 

Des travaux interdisciplinaires sont illustrés ci-dessous par quelques faits marquants pris dans les publications communes de l’OSUR pour montrer la diversité des champs de l’environnement couverts. La plupart de ces publications sont accompagnées d’un décryptage sur le site de l’OSUR (indiqué par un lien) repris au fin de l’eau dans les lettres mensuelles cycl’OBS.

 

 

L’agriculture biologique favorise la régulation des bioagresseurs
Avec BAGAP, ECOBIO, IGEPP
Une Biblio Agri Bio
Stéphanie Aviron (INRAE, BAGAP), El Aziz Djoudi (Université de Rennes 1, ECOBIO ; INRAE, IGEPP), Julien Pétillon (Université de Rennes 1, ECOBIO), Manuel Plantegenest (INRAE, IGEPP) ont mis en évidence, avec des collègues américains et allemands, que l’agriculture biologique favorise la régulation naturelle et la maîtrise des bioagresseurs : pathogènes (champignons ou bactéries), ravageurs animaux et adventices ("mauvaises herbes"). Ces résultats ouvrent des perspectives intéressantes pour réduire l’usage des pesticides de synthèse.
Publication dans la revue Nature Sustainability en juillet 2018.
https://www.univ-rennes1.fr/actualites/19072018/lagriculture-biologique-favorise-la-regulation-des-bioagresseurs

 

Le LiDAR et l'apprentissage-machine ("machine learning") au secours de l’archéologie
Avec le LETG-Rennes et le CReAAH
Une Biblio Lidar Archeo
La détection de tumulus, structures funéraires du Néolithique.
La technologie LiDAR aéroportée, qui est largement utilisée en archéologie s’est, au cours de la dernière décennie, révélée un outil précis pour décrire les formes de relief anthropomorphiques. Après avoir dérivé un modèle numérique de terrain (MNT) de données LiDAR, les caractéristiques archéologiques sont généralement mises en valeur à l'aide de multiples techniques de visualisation et, à l'occasion, de techniques automatisées de détection ou de classification. Une telle approche offre des résultats limités lorsqu'elle est appliquée à des structures hétérogènes (différentes tailles, différentes morphologies), ce qui est souvent le cas pour des vestiges archéologiques qui ont été altérés au cours des siècles. Cette étude publiée dans la revue Remote Sensing en février 2018 par Alexandre Guyot et Laurence Hubert-Moy (Université Rennes 2, LETG-Rennes) et Thierry Lorho (DRAC-SRA, CReAAH) propose de surmonter ces limites en développant une analyse multi-échelle de la position topographique combinée à des algorithmes d'apprentissage-machine supervisés (Random Forest).
https://osur.univ-rennes1.fr/news/detection-de-tumulus-structures-funeraires-du-neolithique.html

 

Les fractures du sous-sol favorisent le développement de la vie intraterrestre
Avec Géosciences Rennes et ECOBIO
Une Biblio Fracture Sol
L’apport d’oxygène par les réseaux de fractures permet le développement de bactéries oxydantes du Fer en profondeur.
Les environnements souterrains stockent la plupart des eaux douces de la Terre et abritent divers microorganismes qui pourraient constituer une partie importante de la biosphère. Cependant, la dynamique et la distribution spatiale de ces microorganismes de subsurface, ainsi que leur réponse aux processus hydrologiques, sont encore aujourd’hui mal comprises. Des chercheurs rennais des labos Géosciences Rennes et ECOBIO – dans une étude réalisée dans le cadre de la thèse d’Olivier Bochet soutenue à l’université de Rennes 1 en décembre 2017 - ont utilisé les analyses chimiques et métagénomiques des eaux souterraines d'un aquifère du socle granitique du Massif armoricain (Observatoire hydrogéologique de Ploemeur, Morbihan, dans l'ouest de la France) afin de déterminer le rôle des fractures du sous-sol dans le développement de micro-organismes en profondeur. Ces résultats sont publiés dans la revue NATURE Geoscience en janvier 2020.
https://osur.univ-rennes1.fr/news/les-fractures-favorisent-le-developpement-de-la-vie-intraterrestre.html

 

Du bon usage des drones pour la cartographie des habitats naturels
Avec ECOBIO et le LETG-Rennes
Une Biblio Drone Carto
Les drones peuvent-ils combler le fossé entre les relevés in situ et les satellites pour la cartographie des habitats ?
Emilien Alvarez-Vanhard, Thomas Houet, Thomas Corpetti (Université Rennes 2, CNRS, LETG-Rennes), Cendrine Mony et Lucie Lecoq (Université de Rennes 1, ECOBIO) publient en avril 2020 un article dans la revue Remote Sensing of Environment un article consacré au bon usage du drone pour la cartographie des habitats, et à sa complémentarité avec les données satellitaires. L’étude a été menée sur le marais de Sougéal (Zone Atelier Armorique portée par l’OSUR) avec le soutien instrumental de la plateforme CNRS D2T (Drone, Terrain, Télédétection) de l’université Rennes 2. L’étude est également intégrée au projet européen Interreg ALICE soutenu par le FEDER pour aider à l’aménagement des bassins versants des zones côtières.
https://osur.univ-rennes1.fr/news/du-bon-usage-des-drones-pour-la-cartographie-des-habitats-naturels.html

 

L’humidité : l’agent double (et trouble !) des milieux granulaires
Avec l’IPR et Géosciences Rennes
Une Biblio Humidite Granulaire
Comment l'humidité peut réduire les risques d'avalanches ou augmenter les contraintes de manutention de milieux granulaires ?
Des chercheurs de l’IPR - Luc Oger, Claude el Tannoury† , Renaud Delannay - et Yves Le Gonidec de Géosciences Rennes, en partenariat avec des collègues argentins, publient en février 2020 dans la revue Physical Review E un article sur l'étude en laboratoire de la stabilité des pentes des milieux granulaires. En effet, cette stabilité reste un défi pour la modélisation. L’objectif de cette étude in fine est la compréhension et la prévision des risques naturels, tels que les avalanches et les glissements de terrain, dont les signes précurseurs sont contrôlés par de nombreux paramètres physiques.
https://osur.univ-rennes1.fr/news/lhumidite-lagent-double-et-trouble-des-milieux-granulaires.html

 

Les microbes des eaux souterraines protègent la qualité de l'eau. Un équilibre subtil entre biologie et géologie
Avec Géosciences rennes, ECOBIO, SAS
Une Biblio Microbe Eau
Les eaux souterraines peuvent aussi éliminer les nitrates. Cette publication dans PNAS en janvier 2019, issue de la thèse de Tamara Kolbe (première auteure, et qui a piloté l’étude) sous la direction de Jean-Raynald de Dreuzy (Géosciences Rennes), est très largement OSURienne et associe également Luc Aquilina, Tristan Babey, Thierry Labasque, Anniet Lavermamn, Jean Marçais (université de Rennes 1, CNRS, Géosciences Rennes et ECOBIO), Ben Abbott (Brigham Young University USA, ECOBIO), Gilles Pinay (Irstea, ECOBIO), Zahra Thomas (Agrocampus Ouest, SAS).
https://osur.univ-rennes1.fr/news/les-microbes-des-eaux-souterraines-protegent-la-qualite-de-leau.html

 

Mais pourquoi l'escargot se plait-il autant dans les zones urbaines ?
Avec ECOBIO, ESE, LETG-Rennes
Une Biblio Escargot Ville
Les pérégrinations de Cornu aspersum en ville.
Des chercheurs appartenant à plusieurs labos de l’OSUR ont réalisé une étude basée sur la réplication des paysages pour mettre en évidence les effets de la composition, de la configuration et de la connectivité du paysage sur la différenciation génétique des populations d'escargots petits-gris. L’originalité de ce travail repose sur la multiplication des paysages échantillonnés et l’intégration de trois échelles d’analyse. Cette étude dans laquelle on retrouve notamment Manon Balbi, Aude Ernoult, Pedro Poli, Luc Madec, Marie‐Claire Martin (ECOBIO), Jean Nabucet (LETG-Rennes) et Eric Petit (ESE, INRA) est publiée en avril 2018 dans la revue Molecular Ecology.
https://osur.univ-rennes1.fr/news/mais-pourquoi-lescargot-se-plait-il-autant-dans-les-zones-urbaines.html

 

 

>>> La liste bibliographique des 192 publications OSUR inter-UMRs (2015-juin 2020) >>>

>>> La liste complète des publications croisées inter-UMRs au sein de l’OSUR : données dynamiques HAL >>>





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