Pour une révolution dans la mer. De la surpêche à la résilience



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Didier Gascuel est professeur à Agrocampus Ouest, directeur du Pôle halieutique, responsable du Master Sciences halieutiques et aquacoles.

Didier Gascuel est professeur à Agrocampus Ouest, directeur du Pôle halieutique, responsable du Master Sciences halieutiques et aquacoles. Il est chercheur à l'UMR INRA "Ecologie et Santé des Ecosystèmes" (ESE) associé à l'OSUR. Il publie ne avril 2019 chez Actes Sud un livre grand public de vulgarisation scientifique, en même temps qu'un essai politique. Il y est évidemment question de pêche, de gestion des pêches ou d'impacts écologiques, mais aussi de développement durable, de socio-économie, de gouvernance, de citoyenneté  ou d'éthique. Il y est question de diagnostic, mais aussi de propositions, avec l'idée que le secteur des pêches cristallise quelques une des grandes questions qui traversent aujourd'hui nos sociétés, dans le contexte du changement global (l’alliance Homme/Nature, le partage des richesse, le local versus global...).

En mer, sans doute plus tôt et plus fort qu’ailleurs, l’homme a percuté les limites de la biosphère. Au cours du xxe siècle, avec la généralisation de la surpêche, nous avons vidé la mer d’une partie de ses poissons et perturbé le fonctionnement des écosystèmes en profondeur. Mais les premières victimes sont les hommes eux-mêmes. La crise écologique, ce sont des ports qui se vident et des communautés humaines laissées à l’abandon.

Cette histoire rarement évoquée nous concerne tous, pêcheurs, consommateurs et citoyens. Elle pose des questions nouvelles : peut-on exploiter une ressource naturelle de manière vraiment durable ? Sommes-nous capables de mettre des bornes à notre propre capacité d’autodestruction ? Que faudrait-il changer radicalement pour enfin assurer un avenir durable à l’exploitation des ressources vivantes de l’Océan ?

À ces questions, Didier Gascuel apporte un nouvel éclairage. Il propose un diagnostic de la surexploitation des mers et des principes nouveaux pour mettre sur pied la “pêchécologie”, qui réconcilierait l’exploitation et la conservation, les hommes et leur territoire, le local et le global.

La pêche maritime est un test de notre capacité à muter vers le durable et la résilience. C’est un morceau, petit mais significatif, de la grande histoire des hommes confrontés à leur propre crise écologique. Une révolution dans la mer est possible, pour qu’avec les poissons, les écosystèmes et la diversité du vivant, l’aventure humaine continue.


>>> Pour en savoir plus >>>

>>> Présentation de l'ouvrage chez Actes Sud >>>


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Didier Gascuel (ESE) / @