Séminaire d'Emilie THOMASSOT


 AHLeGall    10/11/2010 : 18:23
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Le mercredi 10 novembre, à 11h, en salle de conférences du Caren, campus de Beaulieu, Emilie Thomassot (CRPG, Nancy) donnera un séminaire sur le thème

Le mercredi 10 novembre, à 11h, en salle de conférences du Caren, campus de Beaulieu, Emilie Thomassot (CRPG, Nancy) donnera un séminaire sur le thème Les plus vieilles roches terrestres : ce qu'elles nous apprennent de l'environnement primitif Présentation : Etudier et comprendre l’environnement de surface terrestre aux époques les plus anciennes auxquelles l’enregistrement géologique nous permet d’accéder, soit possiblement aussi loin que 4,28 milliards d’années (Ga)… L’objet de cet exposé est de dresser l’état des connaissances sur l’environnement de surface de la jeune Terre, c’est-à-dire sur la physico-chimie de ses enveloppes externes et sur les interactions entre ces différentes enveloppes. Dans la perspective de notre discipline scientifique qu’est l’exobiologie, cette connaissance est une étape nécessaire pour analyser et comprendre les conditions environnementale qui ont permis l’émergence de la vie et assuré son développement. L’étude directe des archives géologiques terrestres permet potentiellement d’apporter un grand nombre d’informations. Elle est cependant fortement conditionnée par la préservation des terrains les plus anciens et notamment par celle des ensembles volcano-sédimentaires supracrustaux (i.e. reliquats de la partie externe de la surface terrestre), formés en interaction directe avec l’hydrosphère, l’atmosphère et éventuellement la biosphère. A l’Archéen, quelques portions supracrustales sont connues notamment à Barberton, Afrique du Sud, Pilbara, Australie (3,5 Ga) ou au Groënland (Isua à 3,8 Ga). Leur étude a permis de préciser à la fois l’existence d’un océan, d’étudier sa physico-chimie et sa température (enregistré nous le verrons dans les sédiments chimiques), mais aussi d’utiliser la composition isotopique des sédiments pour tracer des portions de la chimie atmosphérique ou l’interaction avec la biosphère. Pour l’Hadéen en revanche, la vaste majorité des connaissances est issue de l’étude de minéraux détritiques (les zircons) ayant cristallisés dans une roche ancienne aujourd’hui disparue. La découverte récente d’une ceinture supracrustale vieille de 4,3 Ga, à Nuvvuagittuq, dans le nord du Québec, a permis d’étendre l’enregistrement géologique de plus de 0,5 Ga. L’étude géochimique des sédiments de Nuvvuagittuq sera présentée et je discuterai en particulier de la gamme de chimie atmosphérique restreinte qu’ils indiquent. Cette gamme, similaire à celle connue tout au long de l’Archéen semble indiquer une stabilité très précoce des enveloppes externes de la jeune planète. Contact : Emilie Thomassot (Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques)
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Lave en coussins a Nuvvuagittuq (Québec), Un plancher océanique vieux de 4,3 Ga ?




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