Séminaire de Ben Abbott (OSUR)



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Le mardi 31 mars 2015 à 11:00, en salle de conf de l'OSUR (campus de Beaulieu, bât.

Le mardi 31 mars 2015 à 11:00, en salle de conf de l'OSUR (campus de Beaulieu, bât. 14B, RDC), Ben Abbott propose un séminaire intitulé

Permafrost dans un monde qui se réchauffe : un écosystème en déséquilibre

Cette présentation est proposée dans le cadre des conférences de l'OSUR

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La toundra arctique et la forêt boréale ont accumulé un vaste stock de carbone organique : deux fois plus grand que celui de l’atmosphère et trois fois plus grand que le carbone contenu par la biomasse vivante de toute la Terre. Quand les régions de pergélisol (permafrost) se réchauffent, une partie de ce carbone est susceptible de décomposition, combustion, et d'exportation hydrologique. Ce rétrocontrôle climatique du carbone du permafrost est considéré comme étant le plus important des rétrocontrôles terrestres au changement climatique, mais aussi le plus inévitable ; cependant, les estimations de sa force varient d’un facteur 30. Les modèles prévoient qu’une partie des émissions des gaz à effet de serre du permafrost puisse être compensée par une augmentation de la biomasse arctique et boréale, mais le manque d’estimations robustes du bilan net du carbone augmente le risque de dépasser des objectifs d’émissions internationales, entrainant des conséquences graves pour la société et l’environnement.
Nous avons utilisé des méthodes écologiques aquatiques et terrestres ainsi que des sondages d’experts pour étudier la réponse potentielle et réelle au changement climatique du cycle de carbone et d’azote aux hautes latitudes. Tout d’abord, nous avons recueilli des estimations de 98 experts circumarctiques de la réponse de la biomasse, le feu, et le flux hydrologique de carbone au cours des prochains siècles. Ces estimations qualitatives fournissent une synthèse de la compréhension scientifique actuelle pour prendre en compte l’incertitude et le risque de ce rétrocontrôle dans l’attente des estimations plus précises.
Deuxièmement, nous avons testé l’impact de l’effondrement du permafrost (thermokarst) sur les cycles de carbone et d’azote sur le North Slope d’Alaska. Nous avons mesuré le déplacement du carbone organique du sol, la production de CO2, CH4, et N2O et l’exportation hydrologique du carbone et azote dissous. Globalement, les résultats indiquent que les trois quarts des émissions de carbone du permafrost pourraient être évités si les émissions humaines sont activement réduites, bien que la fenêtre d’opportunité pour échapper à ce rétrocontrôle se referme rapidement.

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Contact OSUR :
Ben Abbott (OSUR)