Soutenance de thèse d'Anthony Bouétard (INRA ESE)



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Le jeudi 4 avril 2013 à 14h, dans l'Amphi Camille Moule de l’Agrocampus Ouest (65 rue de Saint-Brieuc 35042 Rennes), Anthony Bouétard soutient sa thèse intitulée

Le jeudi 4 avril 2013 à 14h, dans l'Amphi Camille Moule de l’Agrocampus Ouest (65 rue de Saint-Brieuc 35042 Rennes), Anthony Bouétard soutient sa thèse intitulée

Potentiel évolutif des réponses transcriptomiques et phénotypiques d'un invertébré d'eau douce, Lymnaea stagnalis, vis-à-vis du stress d'origine anthropique

Jury :
Nico van Straalen, Professeur, Université libre d'Amsterdam / Rapporteur
Patrice David, Directeur de recherche, CNRS Montpellier / Rapporteur
Laure Giamberini, Professeur, Université de Lorraine / Examinateur
Arnaud Tanguy, Maître de conférences, Station Biologique de Roscoff / Examinateur
Yannick Outreman, Professeur, Agrocampus-Ouest / Président du jury
Marie-Agnès Coutellec, Chargé de Recherche, INRA Rennes / Responsable Scientifique
Laurent Lagadic, Directeur de Recherche, INRA Rennes / Directeur de thèse

Résumé de la thèse :
Les milieux aquatiques lentiques localisés dans les paysages agricoles sont régulièrement soumis à la contamination par les pesticides, via divers processus de transfert. Ces conditions d’exposition chronique peuvent influencer l’évolution des populations d’organismes non-cibles inféodés à ces milieux isolés, surtout pour les espèces dont les capacités de dispersion sont réduites. L’impact évolutif des polluants, lié la balance entre processus adaptatifs locaux et dérive génétique, est une question d’intérêt croissant en écotoxicologie, et sa prise en compte représente un défi pour les futures procédures d’évaluation du risque écologique. Dans ce contexte, l’objectif de la thèse est d’évaluer le potentiel adaptatif de réponses moléculaires au stress, chez un gastéropode aquatique herbivore, Lymnaea stagnalis dans une démarche visant à tester l’influence de la sélection sur la divergence des populations.

L’hypothèse de divergence génétique adaptative a été testée sur un ensemble de 14 populations naturelles, choisies selon leur degré d’exposition aux pesticides (zones soumises aux usages agricoles de pesticides vs zones non traitée ; Nord de l’Europe), et neutralement différenciées (FST = 0,282). Les traits d’histoire de vie étudiés montrent des patrons de divergence compatibles avec la sélection diversifiante, homogénéisante, ou avec l’hypothèse neutre (QST-FST). Le type d’habitat apparaît comme le principal facteur de divergence inter-population. Les résultats suggèrent une action sélective des pressions anthropiques sur certains traits (fécondité accrue, comme réponse possible à la réduction de survie précoce). Du point de vue moléculaire, la réponse transcriptionnelle à un pesticide pro-oxydant modèle, le diquat, s’est avérée plus marquée que les activités enzymatiques correspondantes (gènes candidats). L’analyse préliminaire de la variation génétique de l’expression transcriptomique (RNAseq), dans quatre populations représentatives des environnements étudiés, montre en premier lieu une concordance remarquable avec la divergence neutre. L’effet du diquat semble s’exprimer essentiellement via son interaction avec la population, suggérant des patrons de réponse très différents. De plus, elle suggère une plus faible sensibilité à l’herbicide pro-oxydant modèle dans les populations exposées que dans les populations de référence. Globalement, cette étude à révélé une grande variabilité, indiquant un fort potentiel évolutif chez cette espèce, et fournit de nouveaux arguments en faveur de la prise en compte de la variation génétique dans les procédures d’évaluation du risque écologique.

Mots clés :
Ecotoxicologie Aquatique, Génétique des populations, Génétique quantitative, Transcriptomique, Pesticides, Evaluation du Risque Ecologique, Lymnaea stagnalis.


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