Soutenance de thèse d'Arnaud AUBER (ESE)



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Le lundi 28 novembre 2011 à 9h30, dans la salle de conférence STLO, Agrocampus Ouest, Route de St Brieuc à Rennes, Arnaud Auber (laboratoire ESE associé à l'OSUR) soutient sa thèse intitulée

Le lundi 28 novembre 2011 à 9h30, dans la salle de conférence STLO, Agrocampus Ouest, Route de St Brieuc à Rennes, Arnaud Auber (laboratoire ESE associé à l'OSUR) soutient sa thèse intitulée

Evaluation expérimentale des réponses structurelles et fonctionnelles des communautés d’invertébrés aquatiques aux stress induits par des programmes de protection phytosanitaire des cultures

Jury :
- P. Usseglio-Polatera / Professeur à l’Université de Metz / Rapporteur
- M. Babut / Ecotoxicologue au Cemagref de Lyon / Rapporteur
- V. Poulsen / Ingénieure à l’ANSES de Maisons Alfort / Examinatrice
- D. Ombredane / Professeur à Agrocampus Ouest / Examinatrice
- M. Bormans / DR CNRS Rennes / Examinatrice
- Th. Caquet / DR INRA Rennes / Directeur de thèse


Résumé :

Il subsiste de nombreuses incertitudes quant aux effets structurels et fonctionnels des pesticides sur les communautés aquatiques. Ce travail de thèse avait pour objectif d'évaluer et de comparer, grâce à une étude expérimentale de deux ans en mésocosmes lentiques, les effets d’itinéraires de protection phytosanitaire "classiques" et "bas intrants pesticides" de cultures de blé et de colza. La mise en oeuvre de modèles numériques décrivant la dérive, le drainage et le ruissellement des pesticides a permis de déterminer les patrons de contamination des mésocosmes. Les deux itinéraires ont été l’origine d’effets directs et indirects d'ampleur équivalente mais décalés dans le temps sur la structure des communautés d’invertébrés planctoniques et benthiques, avec des conséquences fonctionnelles négatives (inhibition de la dégradation de la litière d'aulne). Ces effets sont dus à la mise en oeuvre d'insecticides pyréthrinoïdes et, dans le cas de l’itinéraire "bas intrants pesticides", au surdosage d'un fongicide, le cyprodinil. Cette étude a permis d'identifier les patrons de traits associés aux espèces qui ont été impactées et de mettre au point un indice quantitatif reliant l'abondance et l'efficacité de différentes espèces avec l'activité de dégradation de la litière. Il ressort de ce travail que des progrès supplémentaires doivent encore être réalisés dans la conception d'itinéraires techniques alternatifs de protection des cultures, en veillant notamment à limiter le recours aux substances les plus toxiques et l'importance du transfert par dérive vers les milieux aquatiques.


Contact : Arnaud AUBER