Soutenance de thèse d'Emilie Ostanciaux (Géosciences)


 AHLeGall    21/12/2012 : 22:55

thesard.jpg

Le vendredi 21 décembre 2012 à 14h30, en salle des thèses (bâtiment 1, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Emilie Ostanciaux soutient sa thèse intitulée

Le vendredi 21 décembre 2012 à 14h30, en salle des thèses (bâtiment 1, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Emilie Ostanciaux soutient sa thèse intitulée

Niveau marin et déformation de la Terre: échelles spatio-temporelles

Jury :
Olivier DAUTEUIL, Directeur de Recherche CNRS, Université de Rennes 1 / Examinateur
Pascal ALLEMAND, Professeur, Université de Lyon 1 / Rapporteur
Eric HUMLER, Professeur, Université de Nantes / Rapporteur
Marie-Noelle BOUIN, Chargée de Recherche, Centre de Météorologie Marine à Brest / Examinateur
Gael CHOBLET, Chargé de Recherche CNRS, Université de Nantes / Invité
Cécile ROBIN, Maître de Conférence, Université de Rennes 1 / Co-directeur de thèse
Laurent HUSSON, Chargé de Recherche CNRS, Université de Rennes 1 / Directeur de thèse

Résumé :
Le niveau marin répond aux variations eustatiques et aux mouvements verticaux de la Terre solide. Ses variations sont contrôlées par des processus agissant à différentes échelles spatio-temporelles, dont la physique est connue en théorie mais dont la calibration est rendue malaisée par le manque d’observations nécessaires à évaluer leurs amplitudes et longueurs d’ondes. Il convient donc, pour quantifier chacun de ces processus et inférer les paramètres de la Terre interne, d'établir des bases de données robustes permettant de discriminer leurs rôles respectifs dans les mouvements relatifs de la Terre solide et des océans. La compilation d’une base de données des mouvements verticaux actuels du sol, le long des côtes met en évidence un signal non uniforme dominé à l’échelle globale par le rebond post-glaciaire et localement par le contexte géodynamique des marges. L’extraction de ce signal du rebond post-glaciaire de la Terre solide permet d’évaluer l’exposition des côtes aux variations actuelles du niveau marin. A plus long terme, les reconstructions paléogéographiques de l’Albien au Turonien mettent en évidence l’absence d’un signal transgressif à l’échelle globale, en contradiction avec l'idée commune d'un maximum eustatique pour cette période. Plus que l'eustatisme, la topographie dynamique ou les conséquences de la dislocation de la Pangée sont envisagées pour expliquer les variations spatio-temporelles du niveau marin.

Contact : Emilie Ostanciaux (Géosciences Rennes)




0 Commentaires