Soutenance de thèse d'Hélène Pioffet (CReAAH)



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Le mercredi 10 décembre 2014 à 14:O0, en salle des thèses (1er étage bât.2, campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Hélène Pioffet soutient sa thèse intitulée

Le mercredi 10 décembre 2014 à 14:O0, en salle des thèses (1er étage bât.2, campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Hélène Pioffet soutient sa thèse intitulée

Sociétés et Identités du Premier Néolithique de Grande-Bretagne et d'Irlande dans leur contexte ouest-européen : caractérisation et analyses comparatives des productions céramiques entre Manche, Mer d'Irlande et Mer du Nord


Thèse réalisée en co-tutelle et sous la direction de Luc Laporte (UMR 6566, CReAAH) et Chris Scarre (Durham University, UK).


Résumé :
Ce travail de thèse s'intègre dans le vaste débat de la néolithisation de la Grande-Bretagne et de l'Irlande (c. 4000 BC - 3500 BC). La question des liens entre les Iles Britanniques et le continent semblent aujourd'hui indéniables. Toutefois les modalités d'apparition et de développement du Néolithique sont, elles, encore mal connues. La présente étude porte sur l'analyse de la culture matérielle et plus particulièrement sur les productions céramiques, à partir d'un échantillonnage effectué à la fois en Grande-Bretagne, en Irlande, et sur le proche continent. Par ailleurs un pan analytique, jusqu'ici quelque peu délaissé dans les Iles Britanniques, a été mis à profit : l'étude technologique des productions céramiques. Deux interrogations majeures ont été formulées quant à l'arrivée et au développement des productions céramiques. La première concernait la détermination de styles de productions sur l'archipel et l'apparition d'identités culturelles liées à des traditions potières. La deuxième visait à identifier des aire(s) d'influences continentales à l'origine des productions de l'archipel. Les résultats obtenus, selon une approche multifocale, tendent à illustrer deux grandes aires d'influences durant les premiers siècles du Néolithique (entre c. 4000 et 3700/3650 cal BC), d'une part sur la façade atlantique et l'ouest de la Manche, et d'autre part sur la façade de la Mer du Nord et l'est de la Manche. Ces grandes aires d'influences renseignent alors sur les modalités de néolithisation, vraisemblablement différentielles entre une façade occidentale et une façade orientale. Plus tard, les productions céramiques se régionalisent, développant des thèmes décoratifs pour certaines très élaborées (entre c. 3700/3650 et 3300/3200 cal BC) ; paradoxalement ces productions développent pour la plupart les mêmes codes stylistiques servant à les individualiser les unes des autres, mettant ainsi en exergue une nette accentuation des transferts de savoir-faire, à travers des réseaux d'échanges de plus en plus prégnants.
Mots-clés : Premier Néolithique de Grande-Bretagne et d'Irlande, production céramique, approche multifocale, transferts de savoir-faire, identités culturelles.

Abstract:
This Ph.D thesis takes part to the vast debate of Mesolithic-Neolithic transition in Britain and Ireland. The bonds between the British Isles and the Near Continent are undeniable. Rather, the form(s) the transition took is (are) still to be understood. This work is an accurate analysis of material culture, more specifically pottery production ; sampling was made in order to address questions regarding Britain, Ireland and the Neat Continent. Moreover, a specific type of analysis, usually avoided in British studies, is here promoted : technological study of pottery production. This topic addressed the question of the determination of production styles as well as the appearing of cultural identities during that period. The second question that has been dealt with here is the continental areas of influence. The results obtained, following a multiscalar analysis, shed light on two wide areas during the first centuries of Neolithic (between c. 4000 and 3700/3650 cal BC), on the one hand on the Atlantic façade and western Channel and on the other hand on the North Sea façade and eastern Channel. These areas can thereafter inform on the transition modalities that, in all likelihood, are divergent from one area to the other. Later, pottery productions seem to find a regional basis, developing, for most of them, elaborate decorative patterns, probably used as a means of recognition. Interestingly, these productions seem to rely on the same stylistic codes that are used afterwards in the recognition process, highlighting the gradual emphasis on know-how transmission, through more and more significant exchange network.
Mots-clés : British and Irish First Neolithic, pottery production, multiscalar approach, know-how transmission, cultural identities.


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