Soutenance de thèse de Heloisa Tozato (LETG-Rennes-COSTEL)



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Le mardi 2 juin 2015 à 14:00, à l'université de Sao Paulo (Brésil), Heloisa Tozato soutient sa thèse intitulée

Le mardi 2 juin 2015 à 14:00, à l'université de Sao Paulo (Brésil), Heloisa Tozato soutient sa thèse intitulée

Conséquences des changements climatiques sur la diversité biologique des zones humides : une analyse de politiques publiques et de gestion au Brésil et en France

Jury :
Anne Elizabeth Laques, Directrice de Recherches à l´ Institut pour la Recherche et le Développement, Montpellier, France / rapporteur
José Sabino, Professeur à l´Université Anhanguera, Campo Grande, Brésil / rapporteur
Johan Oszwald, Professeur à l´Université de Rennes 2, Rennes, France / examinateur
Luiz Carlos Beduschi Filho, Professeur à l´Université de São Paulo, São Paulo, Brésil /examinateur
Vincent Dubreuil, Directeur de thèse et Professeur à l´Université de Rennes 2, Rennes, France
Neli Aparecida de Mello-Thèry, Directrice de thèse et Professeur à l´Université de São Paulo, São Paulo, Brésil


Résumé :
Afin d’analyser la gestion par la France et le Brésil de la politique de Ramsar pour la préservation de la biodiversité des zones humides face au défis des conséquences des changements climatiques, la présente thèse utilise un ensemble pluri-thématique d’indicateurs environnementaux, organisés selon une matrice pression-impact-état-réponse adaptée du modèle du PNUE (2004), et soutenue par une analyse comparée. Le travail présente trois parties. La première présente la cadre théorique, et montre comment des éléments climatiques sont des facteurs significatifs sur le plan fonctionnel et contrôlent la performance biologique par le biais des limites de tolérance, de quantité et de variabilité. Elle montre également le rôle d’orientation de la Convention de Ramsar, qui depuis les années 1990 informe les états membres sur le degré de complexité de la thématique, l’urgence d’une mise en œuvre d’instruments intégrés de gestion et leur fournit une aide à la mise en œuvre de mesures de gestion. La seconde partie est consacrée à l’étude des pressions exercées par les changements climatiques et hydrologiques, à l’état des paysages, et aux conséquences prévisibles sur la biodiversité des sites Ramsar PARNA Pantanal au Brésil et Grande Brière en France. La vulnérabilité de la biodiversité des deux sites y apparaît surtout liée à l’augmentation des températures, à la baisse du niveau d’eau dans les cours d’eau, et à l’altération des indices de pluviosité annuels et mensuels au cours des 41 dernières années. Au cours de la même période, la biodiversité des deux sites a subi, à l’échelle des paysages, les conséquences de l’évolution de six grands types communs de végétation et d’usage du sol : la progression des sols nus, celle des formations végétales de structure peu complexe, la suppression des espaces recouverts par des formations végétales de plus grande diversité biologique, l’altération des forêts, la suppression des espaces recouverts des types de végétation les plus humides, et les changements de l´eau. La troisième partie, enfin, analyse les réponses apportées par le Brésil et par la France à la question de la mise à œuvre de la politique Ramsar, en particulier en ce qui concerne l’articulation des différentes échelles de gestion. Dans le cas brésilien, la politique des zones humides apparaît ainsi adossée essentiellement à la politique nationale de la biodiversité, et au Plan national sur les espaces protégés. En France, elle s’appuie surtout sur la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, sur la loi relative au développement des territoires ruraux, et sur le Plan national en faveur des zones humides. Dans les deux cas, la politique établie pour les zones humides inclut de potentiels instruments d’adaptation et d’atténuation. Toutefois, alors que, dans le cas de la Brière, les orientations nationales se retrouvent dans la planification et la gestion locale, on observe, dans le cas du PARNA, une prise de distance du plan local de gestion par rapport aux réponses données par les organes fédéraux. Un tel constat résulte d’une structure compartimentée des instruments du cadre politique brésilien, du modèle actuel de gestion qui structurellement tarde à atteindre les objectifs fixés et à tenir ses engagements. Cette étude nous amène à conclure que, en ce qui concerne la triangulation des actions entre les échelons international-national-local afin de permettre aux politiques nationales de stimuler, orienter et étendre les actions locales sur le plan légal, la France présente une plus grande maturité politique dans la gestion des écosystèmes, et parvient à concrétiser à l’échelon local les recommandations et orientations internationales.

Mots-clefs : biodiversité, gestion territoriale, changement climatique, sites Ramsar, France, Brésil.


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