Soutenance de thèse de Jean-Charles OILLIC (CReAAH)



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Le lundi 12 décembre 2011 à partir de 14h00, dans la salle des thèses (Bâtiment 2A, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Jean-Charles Oillic (CReAAH) soutient sa thèse intitulée

Le lundi 12 décembre 2011 à partir de 14h00, dans la salle des thèses (Bâtiment 2A, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Jean-Charles Oillic (CReAAH) soutient sa thèse intitulée

Végétation, peuplement, métallurgie en Brocéliande : étude interdisciplinaire de la forêt de Paimpont (Bretagne, France) depuis la fin du Tardiglaciaire

Jury :
- Joëlle Burnouf, Université de Paris 1
- Aline Durand, Université d'Aix-Marseille 1
- Marie-José Gaillard, Université de Kalmar (Suède)
- Grégor Marchand, CRrAAH, CNRS/Université de Rennes 1
- Stéphanie Thiébault, CNRS
- Dominique Marguerie, CReAAH, CNRS/Université de Rennes 1

Résumé :
Les environnements, qu'ils soient actuels ou passés, sont des systèmes complexes dont l'étude intéresse de nombreuses disciplines. Les résultats obtenus par chacune de ces approches permettent d'en éclairer différents aspects. Mais bien souvent, leur confrontation demeure assez sommaire. Pourtant des discordances qui apparaissent entre les résultats, peuvent naître de nouvelles clés de compréhension dans le fonctionnement des milieux anciens.
Ce travail propose de montrer, à travers l’étude du massif forestier de Paimpont (Ille-et-Vilaine, France), comment le croisement de données issues de trois méthodes paléoenvironnementales permet 1) de mieux comprendre le fonctionnement du système, et 2) de tester les limites propres à chacune d'elles. Dans cet exemple, la palynologie a permis de retracer l'histoire de la végétation depuis la fin du Tardiglaciaire fournissant ainsi un cadre paysager.
L'anthracologie a été appliquée exclusivement sur des charbons de bois issus d'ateliers paléosidérurgiques. Elle renseigne sur l'exploitation du bois, pour cette activité, depuis le Hallstatt. Une étude historique et archéologique complète ce travail. Riche en informations sur les 800 dernières années, elle décrit les différentes exploitations de la forêt et livre une spatialisation de l’information.
Cette thèse montre la présence d’une forêt à Paimpont depuis le Préboréal. Son évolution a été commandée par les variations du climat jusqu’au Néolithique récent, où les premiers indices d’anthropisation sont perçus. Bien que des populations soient présentes à partir de cette période, elles ne semblent pas marquer profondément le paysage avant le Moyen Âge. Au XIVème-XVème siècle, le développement de la sidérurgie entraine une forte consommation en bois. L’installation des Forges au XVIIème siècle viendra encore accroître cette consommation.
La confrontation des trois approches révèle nettement une différence entre les paysages décrits par chacune d'elles au cours des trois derniers siècles. Archéologie, histoire et anthracologie attestent de la présence d’une forêt. La palynologie ne la détecte pas. Ceci soulève le problème d'autoévaluation de leurs résultats, notamment lorsqu'ils viennent à servir à la modélisation.

Mots-clés : Palynologie – Anthracologie – Histoire – Archéologie – Interdisciplinarité – Paléoenvironnement – Paléométallurgie – Holocène – Forêt de Paimpont - France


Contact : Jean-Charles OILLIC





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