Soutenance de thèse de Jérémie Jacquier (CReAAH)


 AHLeGall    16/11/2015 : 22:05

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Le lundi 16 novembre 2015 à 14:00, en salle des thèses (bât.1, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Jérémie Jacquier soutient sa thèse intitulée

Le lundi 16 novembre 2015 à 14:00, en salle des thèses (bât.1, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Jérémie Jacquier soutient sa thèse intitulée

Approche fonctionnelle de l'outillage lithique à l'aube de l'Holocène dans le nord-ouest de la France

Le jury sera composé de
Sylvie BEYRIES, directeur de recherche, CNRS UMR 7264, Nice (co-directrice de la thèse)
Pierre BODU, chargé de recherche, CNRS UMR 7041, Paris (examinateur)
Grégor MARCHAND, directeur de recherche, CNRS UMR 6566, Rennes (directeur de la thèse)
Veerle ROTS, maître de conférence, Université de Liège (examinateur)
Boris VALENTIN, professeur, université de Paris 1 (rapporteur)
Annelou VAN GIJN, professeur, université de Leiden (rapporteur)

Résumé :
Après une simplification significative des méthodes de débitage durant l'Azilien, rompant progressivement avec les normes magdaléniennes, le retour au cours du Dryas récent à des productions lamino-lamellaires élaborées marque un tournant abrupt dans la tradition lithique. Bien qu'un certain flou pèse sur la chronologie des événements, les recherches menées depuis quelques années autour des industries de la transition Pléistocène-Holocène permettent de bien cerner les transformations survenues dans les modalités et les objectifs des productions lithiques. En revanche, malgré le fait que les interrogations des chercheurs soient largement orientées vers des reconstitutions d'ordre palethnographiques, les finalités fonctionnelles des outils, leur modalité d'emploi et les chaînes opératoires dans lesquelles ils sont impliqués restent des thèmes de recherche très peu abordés. C'est afin de pallier ce manque que nous avons exploré ces questions à travers l'analyse tracéologique des industries lithiques de deux sites du nord-ouest de la France issus d'opérations récentes (Le Buhot à Calleville, Eure ; La Fosse à Villiers-Charlemagne, Mayenne). L'apport de ce travail est appréciable à différentes échelles spatio-temporelles. Sur le temps court, les résultats obtenus révèlent des contrastes saisissants entre les occupations, tant au regard des activités menées par l'intermédiaire des outils que de l'économie des produits des débitages, et enrichissent le modèle de complémentarité des sites déjà proposé. Sur le temps long, le croisement des données fonctionnelles acquises ces trente dernières années entre l'Azilien et le premier Mésolithique et les autres données du registre archéologique permet de discuter des inflexions dans les systèmes techniques et les économies préhistoriques.


Contact : Jérémie Jacquier (CReAAH)




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