Soutenance de thèse de Lisa LALOUETTE


 Olivier Troccaz    10/12/2009 : 12:30
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Le jeudi 10 décembre 2009, à 13h30, dans la salle de conférences du CAREN, campus de Beaulieu, UR1.

Le jeudi 10 décembre 2009, à 13h30, dans la salle de conférences du CAREN, campus de Beaulieu, UR1. Impact de l'activité anthropique et des changements climatiques sur le succès envahissant de Merizodus soledadinus (Coleoptera, Carabidae) introduit aux îles Kerguelen Résumé : Les activités humaines sont à l’origine d’un grand nombre d’invasions biologiques, dont les conséquences sur les écosystèmes sont particulièrement significatives. Le succès envahissant de Merizodus soledadinus (Coleoptera, Carabidae), introduit accidentellement en 1913 aux îles Kerguelen (îles subantarctiques françaises) est traité dans ce travail en liaison avec les changements climatiques. Le niveau de plasticité thermique de M. soledadinus a été déterminé au travers de sa survie, de ses activités locomotrices et métaboliques. La survie de cette espèce à des températures négatives est modérée. Il présente une plage d’activité supérieure à celle de certaines de ses proies, tel que le Diptère autochtone Anatalanta aptera (Sphaeroceridae). La plage thermique au sein de laquelle M. soledadinus est actif s’étale de -4°C à +32°C, avec un optimum supposé de +17°C. L’impact de ce prédateur sur les espèces autochtones est avéré. La diminution des ressources trophiques est directement liée à la durée de résidence de ce prédateur au sein des habitats colonisés. Un gradient de taille a ainsi été mis en évidence (individus plus petits dans les sites les plus anciennement colonisés), ainsi qu’une variation du dimorphisme sexuel inter sites. L’étude de la structure génétique de 16 populations de M. soledadinus révèle deux moyens principaux de colonisation: (i) une colonisation naturelle de proche en proche (ii) une colonisation assistée. Le succès envahissant de M. soledadinus aux îles Kerguelen apparaît donc directement lié à la hausse des températures dans les années 1990, à la présence humaine, et à sa capacité de réajustement de certains traits biologiques. Composition du jury : Jean VAN DER DRIESSCHE, Professeur - Université de Rennes 1 - Rennes / président du jury Brigitte MEYER-BERTHAUD, DR - CNRS - CIRAD, Montpellier / rapporteur Jean-Yves REYNAUD, MC HDR - Muséum national d'Histoire naturelle - Paris / rapporteur José Bienvenido DIEZ-FERRER, Professeur - Université de Vigo - Espagne / examinateur William DIMICHELE, Professeur - Smithsonian Institution, NMNH - Washington DC, USA / examinateur Sylvie BOURQUIN, DR - CNRS - Université de Rennes 1 - Rennes / directrice de thèse Jean BROUTIN, Professeur - Université Pierre et Marie Curie - Paris VI / co-directeur de thèse Contact : Lisa LALOUETTE