Soutenance de thèse de Mathieu LAPARIE (ECOBIO)



thesard.jpg

Le vendredi 9 décembre 2011 à 14H00, dans la Salle de Conférences de la Station Biologique de Paimpont (Université de Rennes 1, Paimpont), Mathieu Laparie (ECOBIO) soutient sa thèse intitulée

Le vendredi 9 décembre 2011 à 14H00, dans la Salle de Conférences de la Station Biologique de Paimpont (Université de Rennes 1, Paimpont), Mathieu Laparie (ECOBIO) soutient sa thèse intitulée

Succès invasif de deux insectes introduits aux Îles Kerguelen : le rôle des ajustements morphologiques et écophysiologiques aux nouvelles conditions environnementales

Jury :
- Kevin HUGHES, Environmental Research and Monitoring Manager (British Antarctic Survey), Rapporteur
- Daniel SIMBERLOFF, Professor (University of Tennessee), Rapporteur
- Vincent DEBAT, Maître de Conférences (MNHN), Examinateur
- Brent SINCLAIR, Associate Professor (University of Western Ontario), Examinateur
- David RENAULT, Maître de Conférences (Université de Rennes 1), Directeur de thèse
- Yves FRENOT, Directeur de Recherche (Université de Rennes 1) - Directeur de l'Institut Polaire Français IPEV, Co-directeur de thèse

Résumé :
Le succès des espèces invasives dépend de l'adéquation entre leurs traits d'histoire de vie et les caractéristiques environnementales (biotiques et abiotiques) de leurs nouveaux habitats. Le succès invasif d'une espèce peut donc reposer sur sa pré-adaptation, être déclenché par la levée de certaines pressions sélectives, les perturbations, ou encore la réponse rapide de l'organisme aux nouvelles contraintes sélectives. La plasticité phénotypique et les processus évolutifs sont ainsi des paramètres essentiels dans les invasions biologiques, en faisant des situations privilégiées pour observer les processus écologiques et évolutifs en temps réel. Nous nous sommes intéressés aux réponses morphologiques et écophysiologiques exprimées dans le temps et l'espace au cours de l'invasion des Îles Kerguelen (archipel subantarctique) par le carabique prédateur Merizodus soledadinus et la mouche saprophage Calliphora vicina, dont les stratégies de vie sont contrastées. Nous montrons la différenciation morphométrique de populations de M. soledadinus en fonction de leur temps de résidence, ainsi que les changements rapides de la morphologie de l'aile de C. vicina dans ces îles où l'inaptitude au vol est la règle. Une attention particulière est accordée au rôle de la plasticité phénotypique de M. soledadinus dans la colonisation de nouveaux habitats (plasticité physiologique à la salinité) et dans son maintien durable malgré l'impact qu'il exerce sur la disponibilité des proies (plasticité trophique). Ces ajustements à plus ou moins long terme sont des éléments déterminants du succès invasif de ces deux insectes à mesure qu'ils progressent et rencontrent de nouveaux régimes de sélection.

Mots-clefs
Écophysiologie, évolution, îles subantarctiques, invasions biologiques, morphométrie, plasticité phénotypique


Contact : Mathieu LAPARIE




0 Commentaires