Soutenance de thèse de Philippe LOUAPRE (ECOBIO)


 AHLeGall    09/12/2011 : 22:18

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Le vendredi 9 décembre 2011 à partir de 14h30, dans la salle des thèses (Bâtiment 2A, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Philippe Louâpre (ECOBIO) soutient sa thèse intitulée

Le vendredi 9 décembre 2011 à partir de 14h30, dans la salle des thèses (Bâtiment 2A, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1), Philippe Louâpre (ECOBIO) soutient sa thèse intitulée

De la plante à l'homme via les guêpes parasitoïdes : comment décider sans calculer ?

Jury :
- Guy BOIVIN, Chercheur, Agriculture et Agroalimentaire Canada / Examinateur
- Emmanuel DESOUHANT, Professeur, Université C. Bernard Lyon 1 /Rapporteur
- Luc-Alain GIRALDEAU, Professeur, Université du Québec à Montréal / Rapporteur
- Cendrine MONY, Maître de conférence, Université Rennes 1 / Examinateur
- Yannick OUTREMAN, Maître de conférence, Agrocampus Ouest / Examinateur
- Jean-Sébastien PIERRE, Professeur, Université Rennes 1 / Directeur de thèse
- Eric WAJNBERG, Directeur de recherche, INRA Sophia / Examinateur

Résumé :
Cette thèse vise à comprendre comment des organismes variés tels que les plantes clonales, les humains ou les guêpes parasitoïdes résolvent un problème commun : Comment se comporter dans un environnement hétérogène de manière à prélever le maximum de ressource ? Les organismes n’ayant pas la capacité d’identifier les solutions théoriquement optimales, nous avons étudié les heuristiques permettant de se comporter efficacement sans calcul.

Les insectes parasitoïdes, modèles de choix de l’écologie comportementale, nous montrent que l’information perçue de l’environnement influence de manière complexe le comportement d’approvisionnement. Malheureusement, le processus décisionnel sous-jacent n’est pas accessible directement par les méthodes d’investigation connues. Nous avons donc exploré les processus cognitifs convergeant avec les modèles décisionnels optimaux en utilisant l’Homme. De fortes similitudes ont été relevées entre les deux modèles biologiques, mettant ainsi en évidence des points de convergence entre les mécanismes proximaux du comportement. L’environnement et l’histoire évolutive des organismes influencent donc la prise de décision en favorisant l’émergence et le maintien d’heuristiques efficaces indépendamment du degré de complexité cognitive.

Cette problématique a été étendue aux plantes clonales qui explorent le milieu par le biais de prolongements végétatifs. Nous avons identifié l’information pertinente et la règle décisionnelle optimale pour une plante clonale afin de maximiser l’exploitation d’une ressource (nutriments, eau, lumière). Les plantes clonales semblent se comporter de manière cohérente avec les prédictions du modèle optimal, révélant un processus décisionnel encore insoupçonné chez ces organismes.


Contact : Philippe LOUAPRE


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