Un nouveau succès pour l’université de Rennes 1 et l’OSUR : une coordination de réseau de formation doctorale innovante Marie Sklodowska-Curie


 AHLeGall    02/06/2019 : 21:55

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Le projet S2S-Future : lauréat Marie Sklodowska-Curie ITN (Innovative Training Network)

Le projet S2S-Future, « Signal propagation in source-to-sink for the future of Earth ressources and energies » coordonné par François Guillocheau et Cécile Robin de l'université de Rennes 1 (UMR Géosciences – OSUR), a été retenu pour financement dans le cadre de l’appel Marie Sklodowska-Curie ITN (Innovative Training Network) 2019. Il s’agit de la seule coordination française d’un tel réseau dans le panel « environnement » cette année. Ce succès est d’autant plus admirable qu’il a obtenu une note de 99/100 et que ces appels sont extrêmement compétitifs : seuls 12 projets pour le panel environnement ont été retenus pour financement à l’échelle européenne avec un taux de réussite de 7,41%.

Le propos de cet ITN S2S-Future est de décrire et modéliser la réponse de la surface de la Terre aux signaux tectoniques et climatiques au cours des temps géologiques, des zones d'érosion en amont (« source ») aux zones en sédimentation en aval (« sink »). La surface de la Terre est en effet le domaine d'interactions complexes entre les humains et leur environnement physique, chimique et biologique, y compris les sédiments. Ces sédiments sont produits, transportés et déposés à la surface de la Terre depuis au moins 4 milliards d'années. Or ces sédiments représentent des ressources géologiques (ressources en eau, énergie, granulats, métaux...) ou peuvent servir à stocker différents déchets d’origine anthropique (CO2, nucléaire, chimique) qui sont d'une importance capitale pour le développement de l'humanité.

L'objectif de cet ITN "S2S-Future" est par conséquent de former les chercheurs de demain, qui seront capables de mieux prédire la localisation, les structures (i.e. les hétérogénéités) des sédiments et leurs propriétés minéralogiques/physiques (distribution granulométrique, porosité, perméabilité, etc.). Cet objectif sera atteint grâce à l'intégration complète du système sédimentaire dans l'espace et dans le temps, de la source des sédiments en amont au puits des sédiments en aval, connu donc sous le nom de Source–to-Sink (S2S). Cette ambition est fondamentale pour répondre aux besoins croissants de la planète, dans un contexte de changements importants et rapides des sociétés, avec leurs conséquences sur le climat mondial.

Le consortium S2S-Future, réunissant 21 participants (10 académiques et 11 entreprises) issus de 7 pays européens (France, Suisse, Grande Bretagne, Norvège, Allemagne, Pays-Bas, Espagne et d’un partenaire non-européen, l’Inde), formera 15 doctorants à travers un plan de formation original, entièrement co-inventé par les académiques et les entreprises partenaires du projet.


A noter le soutien déterminant de la Plateforme Projets Européens (2PE) Bretagne, qui depuis 2013, accompagne et valorise la participation de la communauté académique bretonne aux programmes-cadres européens dédiés à la recherche et l'innovation, notamment dans le cadre Horizon 2020. Depuis juin 2018, Claire Bajou, ingénieure projets en charge du secteur 'Sciences de la Vie et de la Terre' sur le site de Rennes, est présente tous les mardis dans les locaux de l'OSUR. Au vu de ce résultat exceptionnel dès la première année, on ne peut donc que se réjouir de cette collaboration étroite !
Sur le sujet des réseaux Marie Curie, la 2PE organise tous les ans une réunion d’information sur les appels ITN et RISE à l’échelle régionale. Elle se tiendra le 20 juin 2019, sur le campus de Beaulieu pour le site de Rennes. N’hésitez pas à y participer.



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À l’échelle de temps géologiques, la surface de la Terre constitue l'interface entre la Terre interne (lithosphère, manteau, noyau) et la Terre externe (hydrosphère, atmosphère, biosphère). Sa forme, c'est-à-dire la topographie de la Terre, résulte de la déformation interne de la Terre (liée à la Tectonique de plaques) et des processus de surface, en érosion ou en sédimentation, dans le cadre de changements climatiques. Les sédiments issus de zones en érosion (« source ») vont alors être transférés par des processus variés (rivières, vent...) jusqu’à leur aire de dépôt ultime (« sink »).



Contacts scientifiques
François Guillocheau (Géosciences Rennes) / @
Cécile Robin (Géosciences Rennes) / @


Communication OSUR
Alain-Hervé Le Gall (multiCOM) / @


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