Un réseau de recherche international sur "Polyploïdie et Biodiversité" est sur les rails



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IRN "POLYDIV-Polyploidy and Biodiversity" (2021-2025)

Les laboratoires ECOBIO et IGEPP de l'OSUR - autour de Malika Ainouche (Université de Rennes 1) et Anne-Marie Chèvre (INRAE) - animent un nouveau réseau international de recherche sur les interactions entre la polyploïdie et la biodiversité : IRN "POLYDIV-Polyploidy and Biodiversity" (2021-2025).


La duplication du génome (polyploïdie) est un mécanisme central de diversification biologique, contribuant de façon récurrente à la formation de nouvelles espèces et fournissant par la redondance d’information génétique, de nouvelles opportunités d’adaptation, d’expansion et de domestication des espèces. La compréhension de ces processus génériques relève de plusieurs champs disciplinaires et nous proposons la création d’un réseau international impliquant 7 pays (FR, USA, UK, BE, SE, CH, CZ) et 8 équipes aux compétences complémentaires, reconnues en écologie, génétique, cytogénétique, (épi) génomique, modélisation et bioinformatique.

Ce réseau s’appuie sur des relations déjà amorcées qu’il étendra et formalisera autour de questions émergentes, abordées sur des systèmes biologiques et des questions d’intérêt écologique et agronomique. Des approches comparatives seront mises en œuvre à travers un éventail de modèles appropriés afin de déterminer dans quelle mesure les réponses biologiques à la polyploïdie sont génériques ou spécifiques, et d’étudier les conséquences écologiques et adaptatives de la polyploïdie dans un environnement changeant, en contextes écologiques et agronomiques. Le projet nous permettra d'analyser les conséquences à court et long terme de la polyploïdie, à travers les questions suivantes :
(I) Comment les espèces polyploïdes nouvellement formées assurent-elles leur fertilité ?
(II) Quelle est la dynamique évolutive des gènes et génomes dupliqués à différentes échelles de temps évolutif ?
(III) Quels sont les processus conduisant à la diploïdisation génomique chez les polyploïdes ?
(IV) Quel est l'effet de la polyploïdie sur l'évolution des systèmes de reproduction ?
(V) Quelles sont les conséquences écologiques de la polyploïdie en termes de tolérance aux contraintes environnementales, d'adaptation à de nouvelles niches écologiques et leur impact sur l'évolution de nouvelles fonctions ?

Cette recherche fondamentale, qui aborde des questions émergentes en génomique évolutive, est menée sur des modèles d’espèces d’intérêt agronomique (colza, choux, cotonniers, etc.) ou d’intérêt écologique (espèces envahissantes sur différents écosystèmes : spartines sur les marais salés, capselles en milieux ouverts et perturbés, ..). Elle a ainsi des retombées appliquées dans les perspectives d’amélioration (plantes cultivées) ou gestion de la biodiversité en contextes de changements climatiques et pressions anthropiques.


Ce réseau
permettra de stimuler les échanges à travers des réunions, rencontres scientifiques et montages de projets collaboratifs. Il favorisera notamment des mobilités de jeunes chercheurs, doctorants ou post-doctorants, et aura de ce fait un fort impact en termes de formation et d’expérience internationale.

 

Partenaires français :

  • UMR CNRS 6553 Ecobio (OSUR) Université de Rennes 1

Impliqués : Ainouche M. (PRU), Glémin S. (DR CNRS), Salmon A. (MCF), Lima O (IE CNRS). 2 Post-doctorants (Marie-Orleach L. Cavé-Radet A.) et 3 doctorants (Brazier T., Milin M., Burban E.)

  • IGEPP, INRAE Le Rheu

Impliqués : Chèvre A-M (DR, INRAE), Rousseau-Gueutin M. (CR, INRAE), CORITON O. (IR, INRAE)., Falention Cyril (IE, INRAE), Postdoctorants (Ferreira de Carvalho, Gautier R.) 1 doctorant

 

Partenaire(s) étranger(s)

Les laboratoires étrangers sont parmi les leaders mondiaux de la discipline; nous avons avec la plupart d’entre eux des collaborations antérieures dans le cadre de partenariats formalisés ou non sur des thématiques qui complètent parfaitement nos expertises de recherche :


1 - USA

Jonathan F. WENDEL, Department of Ecology, Evolution and Organismal Biology, Iowa State University, Ames, USA

 

2 -  Angleterre

Andrew LEITCH, School of Biological and Chemical Sciences, Queen Mary University of London (UK)

 

3 – Belgique:

Yves VAN de PEER, Centre of Plant System Biology, University of Ghent (Belgium)

 

4 – Suède:

Martin LASCOUX, Department of Ecology and Genetics, University of Uppsala (Sweden)

 

5 – Suisse:

Christian PARISOD, Institute of Plant Sciences, University of Bern (Switzerland)

 

6 – République Tchèque:

Ales KOVARIK, Institute of Biophysics, Czech Academy of Sciences, Brno




Contact OSUR
Malika Ainouche (Université de Rennes 1, ECOBIO) / @
Anne-Marie Chèvre (INRAE, IGEPP) / @ 
Alain-Hervé Le Gall (OSUR multiCOM) / @