Une allocation d'installation scientifique commune de Rennes Métropole


 AHLeGall    10/03/2017 : 09:45
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Claudia Wiegand et Anniet Laverman viennent de se voir attribuer une allocation d'installation scientifique commune de Rennes Métropole d'un montant global de 75000 €.

Claudia Wiegand et Anniet Laverman viennent de se voir attribuer une allocation d'installation scientifique commune de Rennes Métropole d'un montant global de 75000 €. Celle-ci va permettre l’acquisition d’un automate ayant une capacité d’analyse d'échantillons (sédiments, eau, tissus organismes,…) à haut débit permettant du monitoring environnemental, à raison de 200 échantillons par heure.
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Claudia Wiegand
 est professeure à l'université de Rennes 1 et chercheuse à ECOBIO depuis septembre 2015, spécialiste du stress en écologie et en écotoxicologie.

Anniet Laverman est chargée de recherche CNRS au laboratoire ECOBIO depuis juillet 2014 ; elle est spécialiste d'écologie microbienne, biogéochimie et modélisation.

Leur projet commun porte sur les "flux de matière environnemental sous pression anthropique : transformations biogéochimiques et rétroactions sur la biodiversité et la qualité des ressources en eau".


AIS2017 RM Wiegand Laverman
Représentation schématique des thèmes proposés pour ce projet de recherche


L’empreinte croissante de l’homme sur son environnement menace la durabilité du fonctionnement des écosystèmes et des biens et services qu’ils fournissent à nos sociétés. La pression anthropique a un impact considérable sur la biodiversité et sa capacité à transformer et recycler les flux des matières dans les écosystèmes. Ce projet de recherche a pour objectif de comprendre les conséquences de ces changements sur la diversité et sur les transformations biogéochimiques des nutriments et des polluants qui contrôlent en retour la qualité des ressources en eau. Afin de comprendre les effets des activités anthropiques sur l'environnement et la rétroaction entre biodiversité et transformations biogéochimiques des matières et in fine de prévoir des stratégies d'atténuation et/ou de remédiation, nous proposons dans une démarche intégrative d’étudier l’adaptation des organismes aux niveaux macro et microscopiques. Plus précisément, ce projet vise à (1) examiner les effets de la pollution environnementale sur les cycles biogéochimiques des nutriments et des polluants; (2) évaluer l’impact d’un panel croissant de polluants chimiques dans l’environnement ; (3) identifier la diversité de tolérance/sensibilité à l’exposition à un stress environnemental des espèces ingénieures et/ou indicatrices de la qualité de l’habitat lorsqu’exposer à un stress environnemental.

Ces recherches produiront in fine des éléments essentiels de l’appréciation des effets de différents scénarios de stress environnementaux. Toutefois, pour réussir ces travaux, il est indispensable d’avoir une capacité d’analyse des échantillons (sédiments, eau, tissus organismes,…) à haut débit permettant le monitoring environnemental. L’acquisition d’un automate de type Gallery (Thermo Fisher), répond à cette exigence puisqu’il permettra de manière robuste et simple d’analyser 200 échantillons par heure. Cette évolution technologique de haut-débit contribuera à étendre l’attractivité et les capacités analytiques de l’OSUR, auquel ECOBIO appartient, et ce à des fins de profilage métabolique et chimique de l’environnement pour le diagnostic environnemental. Les données seront intégrées dans des approches prédictives (modélisation) et fourniront in fine des éléments d’aide à la décision pour les gestionnaires de la biodiversité et des ressources en eau et éclairer les politiques publiques.
Un tel équipement soutiendra fortement plusieurs projets en cours ou déposés par les deux porteurs de la demande i) dans lesquels plusieurs structures et entreprises publiques et privées sont d’ores et déjà impliquées (CRESEB, ANSES, entreprise BIOTRADE), et ii) dont les applications pratiques concernent la gestion des zones humides et la conservation de la qualité des eaux continentales.

Enfin, ce projet conjointement porté par Anniet Laverman et Claudia Wiegand - deux chercheuses allemandes nouvellement arrivées à Rennes et ayant fait leur début de carrière à l’étranger - participe à l’’attractivité du site rennais et à la politique de mutualisation des équipements mi-lourds préconisés dans ECOBIO et l’OSUR. Il s’accompagne également d’une extension substantielle des compétences sur les flux et d’un renforcement des recherches à l’interface environnement-santé en cohérence avec les priorités scientifiques d’ECOBIO/OSUR et les orientations de recherche de l’université Rennes 1 pour le futur quinquennal.



Contacts OSUR
Anniet Laverman (ECOBIO)
Claudia Wiegand (ECOBIO)





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