Zone-Atelier "Armorique"

https://osur.univ-rennes1.fr/za-armorique/

Responsables : Cendrine Mony (UMR ECOBIO), Thomas Houet (UMR LETG-Rennes COSTER), Audrey Alignier (UMR BAGAP)

Présentation

Mise en place en 1003 et labellisée en 2000, la Zone Atelier Armorique se focalise sur les paysages agricoles et urbains et développe une démarche scientifique s’appuyant sur des observations et des expérimentations. S’étendant sur l’ensemble du département de l’Ille et Vilaine, la Zone Atelier Armorique comprend trois principales entités paysagères : le bocage, la plaine alluviale et la ville. La Zone Atelier regroupe les membres de 8 laboratoires de recherche à Rennes.

Axes de recherche

Les recherches menées sur la Zone Atelier Armorique s’articulent autour de trois axes.

L’axe 1 « Aménagements, politiques publiques et dynamiques des paysages » a pour objectif de produire des connaissances et méthodes pour aider à intégrer la dynamique des paysages - vus comme systèmes socio-écologiques - dans les politiques publiques et en particulier dans celles liées à l’aménagement des territoires.

L’axe 2 « Relations entre dynamique spatio-temporelle du paysage et biodiversité »  a pour objectifs i) d’évaluer si la diversité des supports de télédétection (séries temporelles optiques et radar à haute résolution spatiale, données de nuit, données thermiques), combinée aux données écologiques, permet de mieux comprendre la répartition des espèces et, ii) d’évaluer l’influence de l’hétérogénéité du paysage (caractérisée à haute résolution spatiale et temporelle au moyen des données massives de télédetection) sur la biodiversité avec une attention particulière portée à l’hétérogénéité non visible liée aux pratiques agricoles.

L’axe 3 « Influence de la dynamique spatio-temporelle du paysage sur les processus écosystémiques » a pour objectifs d’évaluer la contribution du paysage sur i) la le temps de résidence de l’eau et la réactivité des systèmes, ii) les émissions de composés organiques volatiles par les sols, iii) la structure des réseaux trophiques et les services écosystémiques associés, iv) sur la propagation des risques sanitaires, en particulier en ville.

Suivis à long terme

Les recherches de la Zone Atelier Armorique s’appuie sur plusieurs dispositifs d’observation à long terme.

La cartographie de l’occupation des sols - Le suivi de l’occupation du sol est assuré depuis 1993 sur l’entité « bocage » à un pas de temps annuel. Ils sont réalisés soit par photo‐interprétation de photographies aériennes (IGN ou commandé auprès d‘une société spécialisée – Air Papillon) soit par classification d’images satellites. Une reconstitution des évolutions historiques de l’occupation du sol a également été réalisée sur l’ensemble de l’entité « bocage » (1952, 1974, 1985, 2000) dans le cadre du projet Biodiversa Woodnet (2017‐2020). Ce travail a consisté dans un premier temps à reconstituer la mosaïque de photographies aériennes avec une précision géométrique compatible avec les données actuelles, puis à caractériser l’occupation du sol suivant les calendriers culturaux des époques concernées. L’extraction du bocage (éléments boisés linéaires ou isolés) de façon automatique a également été réalisée pour les dates mentionnées, ainsi que pour 2006 et 2016.

Le climat - Vingt‐six stations météorologiques (dont vingt sur les communes de Rennes Métropole) et une vingtaine de capteurs de températures composent le réseau climatique de la Zone Atelier Armorique. L'objectif est d'étudier la variabilité spatiale du climat en fonction de la dynamique du paysage (en milieu rural et urbain) dans le contexte du changement climatique et de la forte pression anthropique (agriculture intensive, urbanisation).

Les systèmes agricoles – Le couplage annuel entre la cartographie de l’occupation du sol par télédétection et les données du Référentiel Parcellaire Graphique (RPG) des déclarations faites par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune permet de caractériser les successions culturales et assolements (combinaisons de cultures et prairies au sein des exploitations) et de formaliser des dynamiques de ces systèmes. D’autre part, un suivi trimestriel des pratiques de gestion de près de 300 bordures de champs, en place depuis 1996, permet d’éclairer la réponse des agriculteurs aux changements de leur environnement (facteurs climatiques, socioéconomiques dont fonciers, et de l’action publique).

La biodiversité - Les dispositifs d’observation de la biodiversité sont conçus pour répondre à des questions relatives à la conservation des espèces en milieu agricole ou urbain et aux services rendus par la biodiversité à l’agriculture. Les observations concernent aussi bien la flore (des bordures de champs, aquatique), que les coléoptères carabiques, les oiseaux ou encore les micro-mammifères.

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Information système

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